Louis Picamoles France 2009 - Icon Sport
 
Article
commentaires
Test-matchs

Picamoles, huit mois après...

Picamoles, huit mois après...

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 05/06/2010 à 13:22 -
Par Rugbyrama - Le 05/06/2010 à 13:22
Ecarté du groupe de l'équipe de France pour le dernier Tournoi des 6 Nations, le troisième ligne centre Louis Picamoles effectue son retour avec les Bleus à l'occasion de la tournée dans l'hémisphère sud. L'intéressé peut profiter de l'absence d’Harinordoquy pour briller et retrouver son statut.

Il était le grand perdant du dernier Tournoi des 6 Nations. Il pourrait devenir le principal bénéficiaire de la tournée estivale en Afrique du Sud et en Argentine. Il y a un an, Louis Picamoles semblait définitivement installé dans le groupe de l’équipe de France. Il était ainsi titulaire lors de la victoire historique des Bleus (27-22) en Nouvelle-Zélande, le 13 juin 2009. Avant d’être reconduit une semaine plus tard (10-14) lors du court revers contres ces mêmes All Blacks. Et la tendance se confirmait en novembre dernier puisque l’ancien Montpelliérain était encore aligné d’entrée lors du succès face aux champions du monde springboks (20-13) à Toulouse. Et pourtant… Ce match est le dernier du Toulousain sous le maillot tricolore. Il s’est ensuite blessé (genou droit) et depuis, Marc Lièvremont lui préfère Imanol Harinordoquy, revenu à son meilleur, au centre de la troisième ligne. Et Picamoles n’a même pas été retenu pendant le Tournoi, ne participant donc pas au grand chelem français. Quand Harinordoquy ne jouait pas, c’est Julien Bonnaire qui évoluait en numéro huit.

"La cerise sur le gâteau"

"J’ai quitté les Bleus sur blessure après une belle victoire. Mais mon objectif principal, cette année, était de bien m’intégrer au Stade toulousain, d’arriver à me fondre dans cette équipe, assurait l’intéressé dans Midi Olympique. J’avais beaucoup à apprendre sur le fonctionnement, sur le rugby pratiqué. Tout ça a atténué ma déception de ne pas avoir été pris pour le Tournoi". Pourtant, il a forcément été atteint moralement. Son statut d’international fragilisé, voire ébranlé, il a donc dû se remettre en question. Se concentrer sur ses performances en club, travailler, progresser… Et atteindre un signe du sélectionneur. Celui-ci a fini par arriver le 19 mai dernier, lors de l’annonce du groupe retenu pour les tests estivaux. Même s’il a peut-être bénéficié de la sanction infligée à Fulgence Ouedraogo et Antoine Burban - non retenus pour ne pas avoir participé à une tournoi avec l’équipe de France à VII – Louis Picamoles s’est réjoui d’entendre son nom. Mais a accueilli la nouvelle "avec humilité. Je suis très heureux de revenir. Cela vient couronner une belle fin de saison avec le Stade toulousain. Cette tournée, c’est un peu la cerise sur le gâteau".

"Montrer que mon profil peut aider l'équipe"

Humilité, modestie, retenue… Car pour lui, le plus dur commence certainement maintenant. Louis Picamoles doit profiter de l’opportunité qui lui est offerte pour séduire à nouveau le staff des Bleus et retrouver grâce à ses yeux. Il en est conscient et il compte bien même ses principales qualités – sa puissance et sa force de pénétration- à profit : "Que ce soit Imanol Harinordoquy ou Julien Bonnaire, les actuels titulaires, ils n’évoluent pas dans le même registre que moi. Nous sommes tous trois différents. C’est à moi de montrer que j’ai un profil qui peut aider l’équipe. C’est à moi de faire les efforts pour me fondre dans le moule". Sa carte est d’autant plus à belle à jouer qu’Imanol Harinordoquy a été contraint de déclarer forfait en raison de blessures aux côtes et au nez. Même si Julien Bonnaire et Grégory Lamboley peuvent évoluer au centre de la troisième ligne, Picamoles est le seul joueur qui occupe ce poste toute la saison en club. Il devrait donc être aligné d’entrée contre l’Afrique du Sud le 12 juin. Une rencontre qu’il qualifie de "retour aux sources" pour lui, huit mois après sa dernière sortie internationale contre ces mêmes Springboks…