Mille six cent mètres d'altitude, moins vingt pour cent d'oxygène et quarante degrés sur le terrain : la première partie de l'équipe de France A dans le cadre de la Churchill Cup n'en aura pas été une de plaisir... Antoine Battut, qui accusait une perte de trois kilos à l'issue de la partie, ne se privait d'ailleurs pas de rappeler à quel point les conditions de jeu avaient pu causer du tort à son équipe. "Nous avons été surpris par la chaleur. Nous avons voulu imposer un gros volume de jeu d'entrée de match, et cela s'est retournée contre nous."
Même son de cloche chez Julien Dupuy, dont le grand retour à la compétition après six mois de suspension fut encore plus dur que prévu... "J'avais l'appréhension de ne pas trouver mon rythme. Au bout d'un quart d'heure de jeu, j'ai proprement explosé !" Mais que le demi de mêlée du Stade français se rassure, il ne fut pas le seul. En témoignent les cadavres de bouteilles d'eau qui jonchèrent la pelouse de l'Infinity Park de Denver sitôt terminé le premier "waterbreak" en milieu de première mi-temps... "Les conditions étaient intenses, mais je regrette que nous n'ayons pas su dépasser un certain cap dans la souffrance pour mieux gérer nos moments faibles", déplorait Olivier Magne. Des propos faisant référence à l'essai concédé par les Français en fin de match, inscrit après un long siège par le deuxième ligne remplaçant Benitez... Ajoutez à cela un nombre incalculable de maladresses, et vous comprendrez mieux l'analyse dubitative de l'entraîneur des avants tricolores...
Sept essais malgré tout
Mais allez, il n'y eut pas que de la fatigue et des fautes de mains côté français. Il y eut aussi des essais, sept en tout. Du premier inscrit par Kayser suite à un beau travail de Mazars, Audrin et Nicolas à la réception d'une chandelle de Wisniewski à l'ultime 89 conclue en finesse par Cazenave, en passant par un doublé d'Antoine Battut, un essai de filou de Dupuy, un débordement d'Audrin ou une percée plein centre de Chavancy, arrivé main-main au soutien de son comparse Lionel Mazars. Sept éclairs dans l'étuve qui conférèrent une certaine ampleur au succès français, du moins au niveau des chiffres. Même si la réalité du terrain fut parfois moins souriante... "Nous ne pouvons pas nous contenter de la copie rendue aujourd'hui, lançait Olivier Magne. Contre le Canada, nous devrons absolument hausser notre niveau de performance." Puisque ce sont eux qui le disent...



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Ce qui compte c'est la maniere, et la c'etait pas terrible...
l'equipe de france A est composée de joueur suceptible de jouer a tt moment chez les "grands" c'est inquietant...Le 12/06/2010 à 02:41
condorcet , toi aussi tu peux faire mieux, suffirait de faire rentrer dorcet aussiLe 10/06/2010 à 20:22
Je me souviens avoir vu des matchs des Broncos (équipe locale de foot us) ou les visiteurs s'équipaient de masques à oxygene pendant les phases de repos tellement ils en pouvaient plus.Le 10/06/2010 à 12:23
Ils ont eu un arbitrage contraire tout le match, notamment sur les mêlées où ils ont ultra dominé mais ont été souvent pénalisés, à l'inverse l'Uruguay dont la mêlée volait en éclat n'était jamais sanctionné! De même pour les rucks!
Non, vu le contexte c'était une bonne performance.Le 10/06/2010 à 10:45
C'est un excellent demi de mêlée, malheureusement pas assez employé.Le 10/06/2010 à 09:56