Four-Nations

Deans : "Elever encore notre niveau"

Si Robbie Deans, le sélectionneur néo-zélandais de l'Australie, se félicite de la victoire finale des Wallabies dans les Tri-Nations 2011 après leur succès sur les All Blacks (25-20) samedi, il considère que ce résultat n'a "aucune influence sur le Mondial" et attend encore davantage de son équipe.

 
"Elever notre niveau" - Rugby - Four-NationsIcon Sport
 

Que représente une telle victoire ?

Robbie DEANS : C’est évidemment un résultat significatif pour nous. La dernière victoire dans le Tri-nations remontait à 2001 donc c’est important pour le rugby australien. Mais ce résultat n’a aucune influence sur la Coupe du monde. Nous n’avons qu’élevé la barre et nous savons qu’il va encore falloir élever notre niveau si nous voulons être compétitifs en Octobre.

Quel est le point le plus important dans cette victoire ?

R.D. : Tout d’abord, la victoire elle-même. C’est important de gagner et, face aux All Blacks, ce n’est jamais facile. Lors de nos récentes confrontations, nous avons produit de bonnes phases mais sans jamais être capables de maintenir notre niveau sur 80 minutes. Le deuxième point positif est le fait que, quand les All Blacks sont revenus au score, les joueurs ont su garder leurs sang-froid et se remettre dans le sens de la marche. C’est la preuve que ce groupe a mûri.

La performance défensive de votre équipe a été de tout premier plan, est-ce que le match se joue là ?

R.D. : Oui, c’est vrai que notre défense a joué un rôle crucial dans cette victoire. Les All Blacks ont un large registre en attaque et le fait que notre défense les ait forcés à revenir à un jeu plus restreint est un signe qu'elle a eu son effet. En deuxième mi-temps, nous avons perdu un peu de structure mais sans jamais leur donner les espaces pour poser leur jeu. Tout ca, c’est bien sûr le résultat d’un gros travail à l’entraînement. Je tiens à rappeler qu’un tel résultat n’arrive pas sans un gros travail de fonds, les All Blacks restent une équipe exceptionnelle.

Votre entame de match vous a permis de prendre le contrôle du match. C'est une des leçons d’Auckland ?

R.D. : Nous savions qu’il nous fallait être présents dès le coup d’envoi. Nous avons appris de nos erreurs d’Auckland et les joueurs ont bien répondu. Ce groupe gagne en expérience et en maîtrise. On sent ce groupe arriver a maturité et gagner un tel match est essentiel pour renforcer cette confiance, cette maîtrise. Mais attention, dans le rugby moderne, ca ne se joue pas à grand-chose entre les meilleures équipes. Souvent, c’est au niveau mental et à l’entame du match comme on l’a vu à Auckland ou ce samedi.

Qu’avez-vous pensé du changement d’approche tactique des All Blacks à la mi-temps ?

R.D. : Deux choses. La première était que notre défense fonctionnait bien car c’est à cause d’elle que les Blacks sont revenus à un pick and go plus restrictif. La deuxième est que cette équipe des Blacks sait s’adapter aux circonstances du match. L’une des choses les plus excitantes de ce match est la palette tactique que l’on a pu voir. C’est une bonne réflexion de la position du rugby en 2011 et des tactiques utilisables : on a vu l’utilisation de la largeur pour étirer les défenses, un jeu au pied tactique superbe, l’utilisation du jeu au près et des côtés fermés. Les All Blacks ont tout tenté et nous leur avons répondu en leur lançant un grand nombre de défis tactiques. Vraiment, ce match avait tout….

Pensez-vous que votre équipe a acquis la maturité nécessaire pour s’adapter au jeu plus restrictif des nations du Nord ?

R.D. : Je pense que oui car nous y travaillons dur. Je crois qu’on a beaucoup gagné en sens tactique. Mais les enjeux ne font que s’élever.

Que dire de votre nouveau capitaine ?

R.D. : Oh, on savait que James (Horwill N.D.L.R.) était un grand meneur d’homme et un leader. Mais il faut aussi souligner le rôle joué par Rocky Elsom pendant toute la semaine. Il a été extraordinaire et, en plus, il nous sort un très gros match. Il faut aussi mettre en avant les leaders du groupe qui ont su faire face aux challenges venus de l’extérieur et qui n’ont pas réussi à déstabiliser l’équipe.

Où en sont vos blessés ?

R.D. : Tous sont bien revenus et ont pu jouer à l’exception de Wycliff Palu. Nous le protégeons un peu plus afin qu’il retrouve toute son explosivité. C’est un joueur qui ne joue pas à moitié et son engagement est total mais il sera prêt. Tous les autres sont aussi prêts.

Cela va vous poser des problèmes de sélection ?

R.D. : Oui, mais c’est un bon problème à gérer.

 - Rugbyrama
 
 
 
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