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COUPE DU MONDE FÉMININE - La France termine 3e après sa victoire contre les États-Unis (31-23)

Les Bleues décrochent une troisième place méritée

Le 26/08/2017 à 20:27Mis à jour Le 26/08/2017 à 21:05

COUPE DU MONDE FÉMININE - L'équipe de France s'est imposée contre les États-Unis (31-23) et terminent la compétition à la 3e place. Les Bleues ont inscrit 5 essais, contre 2 pour les Américaines. Les Bleues terminent sur la dernière marche du podium pour la 6e fois de leur histoire.

C’est ce qu’on appelle une réaction d’orgueil. Meurtries après leur défaite en demi-finale face à l’Angleterre (3-20), les Bleues ont trouvé les ressources mentales nécessaires pour assurer l’essentiel : une médaille. Le bronze, en l’occurrence. Comme en 2014. À l’issue d’une partie maîtrisée mais qu’elles n’ont jamais réussie à réellement tuer, les filles de Samuel Cherouk terminent ce Mondial avec le sourire. Et elles nous ont régalés en inscrivant 5 essais (Corson, Mayans, Mignot, Le Pesq et Annery). En face, les Américaines n’ont pas fait le poids. À l’exception des 20 premières minutes.

Les Bleues en mode diesel

À vrai dire, elles nous ont quand même fait un peu douter, ces Bleues, en début de match. L’espace de quelques minutes. Le temps de digérer complètement la 7e élimination, en 8 éditons de la Coupe du monde, au stade des demi-finales. Kelter a d’ailleurs – logiquement - ouvert le score pour les États-Unis à la 17e minute de jeu. Histoire de fructifier les 83 % de possession de balle. Mais le match a tourné, devant la (sur)puissance offensive tricolore. Les Françaises ont montré les muscles, à l’image de Julie Annery, qui a désarçonné la défense adverse sur un triple raffut tout près d’accoucher d’un essai (25e).

En un éclair, le XV des Eagles s’est éteint. Et malgré quelques fulgurances en fin de chaque mi-temps, les Américaines n’ont jamais semblé en mesure de ravir la 3ème place de ce Mondial à l’équipe de France. Un podium amplement mérité pour la bande de Gaëlle Mignot, capitaine encore une fois exemplaire ce soir. Elle s’est d’ailleurs offert un essai (35e) en partant au ras d’un ruck sur les 22m adverses.

Lenaïg Corson en patronne

Mais la femme de ce match n’est autre que "Lény", alias Lenaïg Corson, qui ne cesse de collectionner les prestations majuscules sous le maillot floqué du coq. Auteur du premier essai (21e), là encore sur un raffut dévastateur, la 2e ligne a fait admirer toute l’étendue de sa palette dans ce match. Y compris sa pointe de vitesse sur une percée façon ¾ centre qui a amené le 5e et dernier essai des Bleues (57e).

Même si l’historique des confrontations passées face aux Etats-Unis parlaient pour elles – avec 8 victoires en 11 rencontres – les Bleues étaient attendues au tournant après le traumatisme laissé par une énième sortie de route dans le dernier carré. Le visage affiché ce soir prouve définitivement, à qui pourrait en douter, que cette équipe est capable d’aller chercher le Graal à l’avenir. Oui, les Bleues ont de la trempe. Et se sont comportées en championnes lors de cette petite finale.

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