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FEMININES - Ému aux larmes après avoir été viré, Gonzalez pointe du doigt la politique de la FFR

Ému aux larmes après avoir été viré, Gonzalez pointe du doigt la politique de la FFR

Le 31/12/2016 à 12:01Mis à jour Le 31/12/2016 à 12:06

FEMININES - Malgré des résultats positifs, le staff de l'équipe de France Féminines a été écarté par la nouvelle présidence de la FFR. Jean-Michel Gonzalez le déplore clairement et estime payer son amitié avec Pierre Camou. A 6 mois d'une Coupe du monde, le rugby féminin s'est mis dans une bien mauvaise position.

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SI Guy Novès a gardé sa place à la tête des Bleus, le staff de l’équipe de France Féminines a pour sa part connu un grand coup de balai. Exit le duo d’entraîneurs Jean-Michel Gonzalez - Philippe Laurent, retour d’Annick Hayraud au poste de manager... Un chamboulement aussi surprenant qu’inattendu, les résultats des Féminines étant positifs depuis la prise de fonction des deux techniciens. Son éviction, Jean-Michel Gonzalez l’a clairement en travers de la gorge. Et il l’a fait savoir.

Chez nos confrères de rugbyamateur.fr, il s’est lâché. Il estime payer la note du fait de son amitié avec Pierre Camou, le président sortant, battu par Bernard Laporte. "Je m’étais posé la question, étant un proche de Camou. Quand on a grandi à Cambo, habité à Ustaritz, évidemment que tout le monde connait Pierre Camou. Moi je le connais depuis tout gosse et je ne vais pas dire que je ne connais pas Pierre Camou alors que c’est un ami. Je ne vais pas argumenter là-dessus. Mais je ne croyais pas qu’à 6 mois d’une Coupe du monde, la FFR était capable de faire une telle chose". Et d’appuyer. "Cette décision, elle vient de la nouvelle manager mais aussi de la politique de la FFR qui veut couper les têtes des amis de Pierre Camou. Aujourd’hui, c’est clair et net".

" Hayraud ne m'a donné aucune explication"

Il déplore aussi la méthode employée. Depuis l’intronisation de Bernard Laporte, lui et Philippe Laurent n’avaient plus eu de nouvelles de la part de la FFR. Ils ont donc essayé de la contacter. Gonzalez a alors joint par téléphone Annick Hayraud. Et c’est cette dernière qui lui a annoncé sa mise à l’écart. "Je l’ai très mal pris. Elle ne m’a donné aucune explication, me disant uniquement "avoir pesé le pour et le contre et à partir de là, vous n’êtes pas retenus"". Il reconnait aussi que c’était plus "facile" de le "virer". "Novès est sous contrat avec la Fédé avec des rémunérations mensuelles. Nous, nous étions juste des bénévoles, des prestataires payés à l’intervention. Nous étions des petits par rapport à ces contrats-là".

Elodie Poublan (au centre) sous le regard de Jean-Michel Gonzalez

Elodie Poublan (au centre) sous le regard de Jean-Michel GonzalezIcon Sport

Présente sur la liste de Bernard Laporte, en 29e position, Hayraud refait son retour chez les Féminines. Ce qui laisse perplexe Gonzalez. "Elle est de Romagnat (dernière du Top 8, 0 victoire depuis le début du championnat NDLR), elle était en place en 2014 lors du fiasco qu’il y a eu dans le staff. C’est elle qui revient aux manettes..."

" S'ils en sont là, ce sont vraiment des petites personnes"

Par ailleurs, Gonzalez regrette que tout le travail effectué avec Philippe Laurent dans l'optique de la Coupe du monde (du 9 au 26 août 2017, en Irlande) soit balayé d’un simple revers de main. "Nous avons mis en place toute la préparation externalisée des joueuses pour préparer la Coupe du monde, avec un groupe de 36 joueuses qui avait été établi, on avait été voir les patrons qui libéraient les joueuses deux demi-journées par semaine et qui les mettaient dans le confort. Nous ne voulions pas déraciner les filles de leur cocon, de leur quotidien professionnel ou familial en les faisant monter à Marcoussis. On voulait qu’elles se préparent du mieux possible chez elles. Ce travail avait commencé il y a un mois. Finalement, cela tombe à l’eau. Je regrette que les joueuses soient au milieu de cette tourmente car ce sont elles qui vont ramasser le plus".

Philippe Laurent et Jean-Michel Gonzalez (France Féminines)

Philippe Laurent et Jean-Michel Gonzalez (France Féminines)Icon Sport

Ému aux larmes, il a aussi évoqué le cas de sa fille, Amaya, dont il espère qu’il n’y aura aucune représailles pour elle, ni pour les quatre joueuses de Bayonne (Gonzalez en est l’entraîneur, NDLR). "S’ils en sont là, ce sont vraiment des petites personnes".

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