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Challenge Cup - Yohan Domenech (Oyonnax): "En Coupe d’Europe, on gagne en expérience"

Domenech: "En Coupe d’Europe, on gagne en expérience"

Le 04/12/2014 à 17:05

Après avoir commencé sa formation à Narbonne, Yohan Domenech effectue sa deuxième saison à Oyonnax. Le jeune demi de mêlée de 21 ans profite de la Challenge Cup pour se montrer. S’il ne compte que deux apparitions en Top 14 cette saison, l’ex-international des -20 ans a participé aux deux premiers matches européens contre les Zebre et Gloucester et s’apprête à défier Brive deux... ou trois fois !

Joe El-Abd (entraîneur des avants et de la défense, ndlr) estime que la Coupe d’Europe est l’outil idéal pour se montrer...

Yohan DOMENECH: Bien sûr, déjà pour ceux qui ont un peu moins de temps de jeu et qui reviennent de blessure, essentiellement. Et puis pour nous, les jeunes, c’est quelque chose de bien parce qu’il y a moins de pression, forcément, que le Top 14 donc les coachs ont plus de facilité à lancer les jeunes.

Ils attendent que vous preniez des initiatives ?

Y.D. : Voilà, il y a moins de pression donc c’est plus facile de se montrer lors de la Coupe d’Europe parce que l’on sait qu’après, en Top 14, c’est vraiment difficile de nous intégrer. On voit que le championnat est vraiment rude et compliqué.

" Contre Clermont et Toulon, je ne suis pas rentré mais même en étant remplaçant, on constate que c’est vraiment élevé et on apprend vraiment"

Vous avez joué les deux premiers matchs de Challenge Cup, avec notamment un essai décisif face aux Zebre, comment avez-vous vécu cette expérience ?

Y.D. : Cela s’est bien passé, ça nous permet de gagner en maturité et en expérience. J’avais eu la chance de faire quelques matches en Top 14 avec Oyo, comme contre Castres où j’ai joué pratiquement tout le match. Contre Clermont et Toulon, je ne suis pas rentré mais même en étant remplaçant, on constate que c’est vraiment élevé et on apprend vraiment. En Coupe d’Europe, on gagne en expérience et c’est bien pour la suite.

Mais ce n’est pas un peu difficile de se lancer dans une compétition que tout le monde ne joue pas à fond ?

Y.D. : C’est vrai que c’est difficile, mais du côté d’Oyo, notre but premier c’est de prendre du plaisir comme on l’a fait chez les Zebre où on a ramené une victoire dans les vingt dernières minutes.

Vous avez donc tout intérêt à ce que l’équipe se qualifie dans cette Coupe d’Europe...

Y.D. : Bien sûr mais nous ne la galvaudons pas ! On veut la jouer à fond. Si on peut jouer les premiers rôles, on le fera à fond. Mais notre objectif numéro un est de s’amuser, de prendre du plaisir et garder le sourire.

Yohan Domenech lors du match de préparation entre Oyonnax et Lyon - juillet 2014

Yohan Domenech lors du match de préparation entre Oyonnax et Lyon - juillet 2014Icon Sport

Et l’objectif club reste le maintien en Top 14...

Y.D. : Oui, en championnat, notre objectif numéro un est d’être maintenu le plus tôt possible et pourquoi après viser la 10e place qui est quelque chose de très bien. Ces deux matchs de Challenge vont nous aider à préparer celui de Top 14.

Le fait de jouer Brive trois fois de suite, c’est rare. Est-ce particulier à préparer ?

Y.D. : C’est vrai que c’est quelque chose de bizarre après c’est le hasard du calendrier. On sort de trois très bons matches en Top 14, trois victoires. On ne se pose pas de question et l’on aborde ces matches les uns après les autres.

Mais dans la préparation, on ne se dit pas qu’il ne faut pas trop se livrer ?

Y.D. : Peut-être qu’en Challenge, une équipe va jouer et qu’en Top 14, ce sera une autre... Donc ça sera différent. Mais c’est sûr que pendant trois week-ends, on va jouer le même club, cela va faire un peu bizarre.

Le match en championnat est-il le plus important ? Les deux premiers servent-ils à préparer le troisième ?

Y.D. : C’est ça... Mais on va aller à Brive pour faire un résultat, on ne va pas se cacher que tous les matches, on les joue pour les gagner. C’est sûr que ces deux matches de Challenge vont nous aider pour le troisième match en Top 14.

" Ne pas se prendre la tête et tout se passera bien"

Il y a une bonne dynamique à entretenir, surtout que vous aviez contribué à relancer l’équipe à un moment plus difficile (avant les deux premières journées européennes)...

Y.D. : C’est vrai que l’on sortait d’une période difficile, un calendrier difficile avec les réceptions de Clermont et Toulon où l’on avait laissé des points en route. Ensuite, on a retrouvé le sourire et la victoire chez les Zebre. Malheureusement, après on a perdu contre Gloucester. On avait vraiment fait un bon match et montré un beau visage. Ensuite ça s’est décanté, on a gagné au Racing-Metro. Puis on a enchainé des victoires contre La Rochelle -où on a empoché un bonus vraiment précieux pour la suite du championnat-, et Bordeaux que l’on a gagné vraiment au mérite.

Y'a-t-il quelque chose à changer dans la manière d’aborder les matches, de jouer ?

Y.D. : On ne se pose pas cinquante mille questions. Quand on rentre sur le terrain on est à 100%. On sait que l’on a une identité forte ici, dans le secteur d’Oyo. On l’a vu contre Clermont, on est passé complètement à côté au niveau du combat. Après on s’est retrouvé contre Toulon, on avait montré un beau visage mais cela a joué en notre défaveur. Mais on a retrouvé notre identité au fur et à mesure des matches.

Christophe (Urios) vous parle avant ces matches, en tant que jeune, pour vous accompagner ?

Y.D. : Oui bien sûr, il nous rassure et nous dit de ne pas se prendre la tête, de jouer simple, de faire parfois comme en Espoirs quand on s’entraîne avec le groupe, de ne pas se prendre la tête et que tout se passera bien !

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