Haka Samoa - 18.09.2011 - Icon Sport
 
Coupe du monde

La possibilité d'un archipel

La possibilité d'un archipel

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 24/09/2011 à 17:36 -
Par Rugbyrama - Le 24/09/2011 à 17:36
Fidjiens et Samoans sont dans une position similaire. Avec déjà une défaite au compteur, respectivement contre l'Afrique du Sud et le Pays-de-Galles, le perdant de ce choc entre insulaires verra ses chances de qualification se rapprocher de zéro. Un match qui sent déjà la poudre...
 

La situation est on ne peut plus claire pour les deux nations: vaincre ou (pratiquement) mourir. Deuxièmes de la poule D, les Manu Samoas ont réalisé une mauvaise opération en s'inclinant contre le XV du Poireau (17-10), ce qui les installe dans la situation la plus inconfortable des prétendants à la qualification. Paradoxalement, une victoire bonifiée demain serait moins intéressante qu'un succès sec. Ils seraient en effet toujours dans la quasi-obligation de gagner contre l'Afrique du Sud puisque les Gallois n'auraient plus qu'à vaincre des Fidjiens déjà éliminés (le bonus offensif contre la Namibie étant très probable) pour passer. Les coéquipiers de Gaby Lovobalavu n'ont eux plus à se frotter aux Springboks, puisque le mauvais moment est déjà passé (47-3). Vaincre les Samoa et rééditer l'exploit de 2007 contre le pays de Galles les propulseraient en quarts de finale. Un programme un brin plus abordable, mais toutefois loin d'être une sinécure.

Schwalger : "ça va envoyer du gros !"

Pour ce duel face aux Fidji, les Samoa entendent faire valoir leur argument majeur à savoir la puissance de leur pack, et se préparent à livrer un combat à l'image du capitaine Mahonri Schwalger: "Ce match est un choc d’îliens donc ça va envoyer du gros !". Dans cette optique de puissance, le sélectionneur samoan a décidé de titulariser le colossal pilier du Stade toulousain Census Johnston. Et ce dernier est également prêt à la guerre: "La dernière fois que nous les avions rencontrés (en coupe du Pacifique), on avait trop laissé leurs arrières courir et il va falloir empêcher ça. La seule manière, c'est de fracasser leurs avants". Le pack fidjien est prévenu...

Évidemment, la stratégie fidjienne se révèle toute autre. Conscient de la puissance physique de ses adversaires, le trois-quart centre du Racing-Métro 92 Albert Vulivuli entend opposer la vitesse à la force: "Ils sont durs physiquement, surtout leur pack. Il va falloir jouer intelligemment. Il faudra être physique à l'impact, mais on va essayer de les contourner, de les faire courir". Une opposition de style donc pour une rencontre capitale avec pour enjeu de se donner le droit de rêver pour un des deux archipels.

 
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