Au-delà de la victoire, qui constituait leur "objectif premier", les Bleus avaient pour mission de convaincre après la pâle copie rendue face au Japon samedi dernier. L'ont-ils remplie ? Pas totalement, malgré l'ampleur du score. Sous la pluie battante qui baignait le McLean Park de Napier, les joueurs de Marc Lièvremont ont pataugé. Et ont une nouvelle fois sauvé la face en profitant d'une baisse de régime adverse dans les dernières minutes pour s'assurer un succès confortable.
Une statistique pour illustrer les difficultés rencontrées par les Français dans cette rencontre : à la mi-temps, ils avaient commis sept en-avant alors que les Canadiens n'en avaient fait aucun. Et pourtant, leurs adversaires portaient plus le ballon avec 52% de possession durant le premier acte. Malgré un essai de Clerc dès la 4e minute, les Tricolores confondaient vitesse et précipitation. En manque de lucidité, ils se mettaient souvent en danger en prenant de mauvaises décisions et payaient, encore une fois, un jeu au pied trop approximatif.
Le bonus sur la sirène
En face, les Canucks ne faisaient aucun complexe et profitaient de la fébrilité française sous les ballons hauts pour acculer leurs adversaires dans leurs trente mètres. Mais ils se mettaient souvent à la faute et, comme l'avait annoncé Aurélien Rougerie avant le match, les Bleus en tiraient profit. Ainsi, ils viraient en tête à la mi-temps grâce à trois pénalités consécutives de Parra (36e, 39e, 40+1e ; 19-10).
Au retour des vestiaires, pas vraiment de réaction française. Et les Canadiens, qui avaient pourtant affronté (et vaincu) les Tonga quatre jours avant, continuaient à rivaliser physiquement. A l'heure de jeu, rien n'était fait puisque les Tricolores ne comptaient que six points d'avance (25-19). Un essai de Traille venait toutefois les libérer cinq minutes plus tard, avant que Clerc n'inscrive deux autres essais à la 78e et dans les arrêts de jeu. In extremis, les Bleus décrochaient le point de bonus offensif qui leur assure quasiment une place en quart de finale.
Certes, il y a eu du mieux par rapport au premier match, mais les interrogations demeurent. Si les conditions climatiques ne les ont pas aidées à mettre en place leur jeu, les Bleus se sont aussi montrés cycliques dans l'engagement, ce qui est plus dérangeant. S'ils veulent avoir une chance contre les All Blacks le week-end prochain, il faudra être constants durant 80 minutes. C'est ce que réclame, à corps et à cris, Marc Lièvremont depuis des mois.





AFP
























Qu arrivera t il si un pilier se blesse
Lievremont devrait rappeler un pilier et pourquoi pas marconnetLe 18/09/2011 à 15:54
Un Trinh Duc décevant, un Clerc en forme, un Rougerie que l'on préfère au centre! Vivement samedi prochain!Le 18/09/2011 à 15:09
Lievremont le ronchon n'en veut pas...il ferait bien de revoir sa copie!Le 18/09/2011 à 13:47
Ce match n'était pas compliqué à jouer avec un minimum de certitude avec son jeu au pied...
Serions nous la seule nation majeur sans solution à ce poste clef ?
Pouvons nous réellement ambitionner d'être champion du monde avec un joueur en plein doute à ce poste ?Le 18/09/2011 à 13:31
Plus: ducalcon, yach (a son entre le jeu change), pape, bonnaireLe 18/09/2011 à 13:12
Il manque un VRAI numero 10. Un Michalak pour donner du peps.Le 18/09/2011 à 12:37