Yannick BRU - france argentine - novembre 2012 - Icon Sport
 
Article
commentaires
Coupe du monde

Bru: "Nos victoires de novembre n'ont pas servi à rien"

Bru: "Nos victoires de novembre n'ont pas servi à rien"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 04/12/2012 à 00:03 -
Par Rugbyrama - Le 04/12/2012 à 00:03
A l'issue du tirage au sort des poules de la Coupe du monde 2015, Yannick Bru, l'entraîneur des avants de l'équipe de France, se félicite d'avoir été plus épargné que l'Angleterre à qui les Bleus ont ravi le statut de tête de série après la tournée d'automne. Même s'il insiste sur le fait que beaucoup de choses peuvent encore se passer dans les trois prochaines années.
 

Où avez-vous suivi ce tirage au sort ?

Yannick BRU : J'avais une journée de travail à Marcoussis et j'ai suivi le tirage sur Internet. Comme tout le monde, je l'attendais avec impatience.

Et quelle est donc votre première réaction ?

Y.B. : La première, c'est qu'il va se passer plein de choses d'ici 2015. On ne sait donc pas trop ce qu'il peut arriver durant les trois années à venir. Ma deuxième réaction, c'est que nos trois victoires de novembre n'ont pas servi à rien puisqu'elles nous ont permis d'être tête de série à la place de l'Angleterre qui, à priori, est tombée dans un groupe délicat (avec l'Australie, le pays de Galles et certainement les Fidji, N.D.L.R.).

Entre l'Irlande et l'Italie, qui apparaissent comme vos deux principaux concurrents, y a-t-il une nation que vous redoutez plus que l'autre ?

Y.B. : A l'instant T, les Irlandais semblent avoir pris une dimension supplémentaire. Mais pour bien connaître Jacques Brunel, je sais que les Italiens seront en progrès constant jusqu'en 2015. J'ai aussi vu leur match face à la Nouvelle-Zélande et pour avoir discuté avec quelques All Blacks, je peux vous dire qu'ils ont eu le sentiment d'avoir vécu une rencontre délicate. Avec le supplément de préparation apporté par Jacques Brunel et grâce au rapatriement de nombreux joueurs sur le sol italien dans des franchises plus structurées, cette nation va monter en puissance.

Vous aurez aussi soit le Canada, soit les Etats-Unis dans le groupe. Quelle est votre préférence ?

Y.B. : A vrai dire, je n'ai encore pu beaucoup travailler sur ces équipes-là mais j'ai observé la rencontre des Canadiens face aux Samoa (défaite 12-42, N.D.L.R.). Ce sont deux formations très athlétiques qui devraient proposer une grosse intensité physique. Sur les plans de la stratégie et de la tactique, il devrait y avoir plus d'opportunités.

Et vous êtes-vous projeté sur un éventuel quart de finale ?

Y.B. : En cas de qualification, nous devrions retrouver la Nouvelle-Zélande ou l'Argentine. Ce sera donc forcément dur mais chaque chose en son temps. Il faudra d'abord sortir de ce groupe D.

Il semble toutefois que vous aurez tout intérêt à terminer en tête de cette poule pour éviter le vainqueur du groupe C, certainement la Nouvelle-Zélande...

Y.B. : Évidemment mais je le répète, je n'ai pas pour habitude de me projeter trop loin. Dans une première étape, nous essayerons de finir en tête de notre groupe et ensuite, nous ambitionnerons d'aller plus loin. Mais effectivement, ce serait bien d'éviter les All Blacks en quart de finale. Pour cela, il faudra terminer premier car je ne vois pas les Blacks ne pas finir en tête de leur poule.