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H Cup - Wesley Fofana (Clermont): "Ce quart va plus se jouer sur l'envie et l'agressivité"

Fofana: "Ce quart va plus se jouer sur l'envie et l'agressivité"

Le 04/04/2014 à 10:07Mis à jour Le 04/04/2014 à 10:11

Le trois-quart centre international de Clermont Wesley Fofana sera titulaire samedi, associé au capitaine Aurélien Rougerie. De retour sur les terrains à Brive la semaine dernière après une blessure aux côtes contractée au pays de Galles, "Wes" veut maintenant profiter de la fin de saison excitante qui commence.

Sentez-vous une pression particulière avant ce premier match éliminatoire de la saison ?

Wesley FOFANA: Non, pas plus que ça. On sait que c'est quitte ou double. Si on gagne on continue, si on perd on s'arrête. Il ne faut pas trop y penser, il faut juste penser à tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a mis en place, et prendre beaucoup de plaisir parce que ce sont ces matches là qu'on a envie de jouer quand on fait du rugby. Il ne faut pas se prendre la tête et tout donner. J'essaie de ne pas trop me disperser à l'extérieur, mais à l'intérieur du groupe il y a beaucoup d'impatience, beaucoup d'envie, on a fait de très bons entraînements et je pense que ce n'est que du bon pour la suite.

La saison dernière, Clermont semblait sur une meilleure dynamique au moment des quarts de finale ?

W.F: Sincèrement, physiquement on est bien. Malgré la défaite, on a fini très fort à Brive. Je ne sais pas comment vous l'avez ressenti, mais sur le terrain, pas mal de Brivistes étaient hachés. Après c'est vrai qu'au niveau du jeu, on a encore pas mal de progrès à faire. On a envie de mieux jouer, mais les adversaires essaient de nous mettre à mal et ça se ressent. Mais ce quart de finale va plus se jouer sur l'envie et l'agressivité que sur des détails et du jeu huilé.

C'est plus excitant que le quart de finale de la saison dernière face à Montpellier ?

W.F: Je ne sais pas... L'année dernière on était à fond dedans aussi. C'est sûr que ça nous rappelait un peu le Top14, ça avait peut-être un parfum un peu différent. Là c'est contre une équipe anglaise. On a envie de rivaliser, de s'imposer ici au Michelin, et on pensera à la suite après. On a l'expérience maintenant de savoir que c'est encore long et très dur pour aller au bout. Il faut mettre le futur de côté et se concentrer sur ce match.

" C'est un quart de finale, c'est du 50/50 au coup d'envoi, mais notre public c'est un avantage"

A quoi vous a servi l'expérience de la saison dernière ?

W.F: C'était encore un échec à la fin, donc on a envie de remédier à ça, de finir cette compétition de la meilleure des façons, de revenir en finale et de la gagner. L'objectif est clair, et pour le faire, il faut se focaliser sur chaque match, ne pas voir trop loin. Si jamais on y arrive, on essaiera de ne pas faire les mêmes erreurs que l'année dernière...

Il y aura des duels partout sur le terrain, dont le votre avec Manu Tuilagi...

W.F: C'est vrai qu'on ne croise pas des Tuilagi tous les week-ends... C'est un très grand joueur, capable de se sortir de n'importe quel placage, aux jambes ou en haut du corps, donc ce sera délicat. On va essayer de le museler du mieux possible dès qu'il aura le ballon pour éviter qu'il puisse se lancer et avoir des espaces. C'est forcément un gros danger pour nous et une vraie arme pour eux. Mais je pense que ce serait une erreur de se focaliser uniquement sur lui. Ils ont des joueurs très gaillards, très mobiles dans toutes les lignes, ça va courir et frapper partout. On s'y est préparés, on les a étudiés, il risque d'y avoir du danger un peu partout.

C'est un vrai avantage d'avoir arraché ce quart de finale à domicile ?

W.F: Oui. Jouer sur nos terres, devant notre public, avec le petit plus de notre série d'invincibilité. Les adversaires le savent mais justement ils vont venir sans pression. C'est un quart de finale, c'est du 50/50 au coup d'envoi, mais notre public c'est un avantage.

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