Nick Evans - 3 janvier 2014 - Harlequins - Icon Sport
 
Coupe d'Europe

H Cup - Les Harlequins ont retrouvé des couleurs

Les Harlequins ont retrouvé des couleurs

Par Clément Mazella
Dernière mise à jour Le 11/01/2014 à 10:57 -
Par Clément Mazella - Le 11/01/2014 à 10:57
Décimés par les blessures, les Harlequins ont véritablement souffert en début de saison. Mais cette mauvaise période semble bel et bien terminée.
 

Décimés par des blessures qui ont gâché leur début de saison, les Harlequins ont repris des forces, dont ils auront besoin samedi contre Clermont s'ils veulent conserver l'espoir d'atteindre les quarts de finale de la Coupe d'Europe. Avec leurs deux recrues, le deuxième ligne Nick Kennedy et le pilier Paul Doran-Jones, sur le flanc à l'automne, en même temps que le talonneur Rob Buchanan, le troisième ligne Maurie Fa'asavalu ou encore les centres-ailiers Jordan Turner-Hall et George Lowe, les "Quins" ont entamé la saison sans toutes leurs armes.

Touché au cou, le dernier de la liste ne rejouera d'ailleurs plus de la saison. Et si les deux premiers ont tout juste repris, le retour des trois autres est encore à venir. Jusqu'au 20 octobre, l'équipe a perdu cinq de ses sept premiers matches de la saison, dont les deux premiers de la poule 4 de la Coupe d'Europe contre les Scarlets (33-26) et à Clermont (23-16). Lors du match aller en Auvergne, pas moins de treize joueurs manquaient à l'appel. Des résultats bien loin de leur standing de champions d'Angleterre 2012 et de seule équipe invaincue en poules de Coupe d'Europe l'an dernier (avec Clermont).

O'Shea: "Une période test"

Face à tant de défections, les Harlequins ont bouché les trous en catastrophe, recrutant fin octobre et jusqu'à la fin de saison le centre de 32 ans Tim Molenaar, puis en décembre Max Crumpton, 20 ans à peine, puisque trois talonneurs sur quatre étaient encore indisponibles. La première ligne londonienne a également beaucoup pâti du transfert aux Saracens de la star locale, James Johnston, l'été dernier. "Ça a été une vraie période test pour nous, reconnaissait dernièrement le directeur sportif Conor O'Shea, soulagé d'en être sorti. Surtout pour les jeunes qu'on a lancés dans le grand bain pour pallier toutes ces blessures. Mais ces jeunes sont maintenant prêts et peuvent entrer à tout moment, on sait exactement ce qu'ils sont en mesure de donner". "Ça résonne comme une victoire. Certains ont connu un développement accéléré, dont on verra encore les bénéfices dans les années qui viennent", poursuivait-il en pensant sûrement à Charlie Walker, le centre de 20 ans qui a inscrit deux essais européens, ou encore au deuxième ligne Charlie Matthews (21 ans), au pilier Will Collier (22 ans) et au troisième ligne Joe Trayfoot (22 ans).

"Un grand moment" contre Clermont

Campée sur ses bases, l'équipe de John Kingston a donc prié et confié les rênes du jeu aux produits de sa formation. Paradoxalement, les sélections en novembre des Anglais Chris Robbshaw, Mick Brown ou Joe Marler n'ont pas eu d'effet négatif. "Il faut rendre hommage au caractère dont a fait preuve l'équipe lors de certains matches, comme contre le Racing-Métro", expliquait encore O'Shea. Les deux victoires contre les Franciliens (32-8, 17-3) valent en effet aux Anglais d'être encore en vie en Coupe d'Europe. Mais avec actuellement onze points contre quinze aux Auvergnats, le dauphin de la poule doit absolument battre Clermont dans son Twickenham Stoop pour espérer atteindre les quarts de finale comme l'an passé.

"On va aborder ce match contre cette incroyable équipe de Clermont en allant de l'avant. Si on s'y prend autrement contre ce genre d'équipe, c'est la mort lente. Les gens au stade samedi assisteront à un grand moment de rugby", prédit enfin O'Shea. Depuis leur série noire du début de saison, ses Harlequins n'ont perdu que deux matches sur neuf. Ils sont désormais quatrièmes de leur championnat et peuvent s'appuyer sur la deuxième meilleure défense d'Angleterre, derrière Northampton.

 
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
  commentaire(s)
Ajoutez le vôtre !
 
×