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Fabien Galthié (Montpellier): "On a encore trop de joueurs qui réfléchissent"


Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 07/01/2014 à 17:27 -
Par Clément Mazella - Le 07/01/2014 à 17:27
Galthié: "On a encore trop de joueurs qui réfléchissent" Alors que son équipe replonge dans une quinzaine européenne où elle n'a plus rien à gagner, le patron du rugby du MHR fait un état des lieux de ses troupes et de leurs objectifs.
 

A quoi va servir cette rencontre contre l'Ulster vendredi ?

Fabien GALTHIE: On va essayer de donner du temps de jeu à ceux qui n'en ont pas eu beaucoup, qui sont méritants. Nous devions dans le même temps accorder des semaines de repos obligatoires à certains joueurs comme Jim Hamilton, Mamuka Gorgodze, il y a en plus quelques blessures, les joueurs qui ne sont pas sur les listes en H Cup... A nous de faire du mieux possible, tout simplement. Je sais que le stade en Irlande sera plein, ils ont vendu tous les tickets. Ca veut certainement dire que les Irlandais ont peur de nous ! (Rires) C'est vrai que le match contre l'Union Bordeaux-Bègles est fin janvier, donc pas très loin. Mais tout d'abord il y a l'Ulster, puis Trévise.

Cette coupure peut-elle faire du bien à votre équipe ?

F.G: Pas spécialement, car nous ne sommes pas mal non plus, même si on n'arrive pas toujours à faire ce qu'on veut. L'équipe est allée arracher le bonus défensif à Brive même si elle espérait faire un peu mieux. Nous sommes désormais sortis des six premières places, ce n'est pas ce que nous aimerions voir. L'ambiance n'est pas pour autant plombée. C'est évidemment mieux quand tu es à la place de Grenoble et que tu gagnes à Toulon. Là il se passe quelque chose, pour l'instant nous on n'a pas ça. On court après, on s'accroche.

Comment analysez-vous cette période difficile pour le club ?

T.C: Notre problème est que nous ne gagnons pas les matchs ! Parce que l'équipe manque de cohésion, avec cinq joueurs qui arrivent et qui ne parlent pas français, plus ceux qui étaient arrivés au début de saison, plus des joueurs comme Fulgence Ouedraogo ou Juan Figallo blessés. Tous ces éléments finiront par arriver à s'exprimer. Pour cela il faut maîtriser l'animation offensive, défensive, il faut pouvoir communiquer. Il y a plusieurs étapes d'apprentissage avant que les comportements deviennent des réflexes sur le terrain. On a encore trop de joueurs qui réfléchissent quand ils jouent, qui ne sont pas au niveau du réflexe et ne trouvent pas leur place.

" François va devoir être costaud"

Aviez-vous anticipé ces difficultés et la possibilité d'une saison blanche ?

F.G: Non, pas du tout. Il m'avait semblé au mois d'octobre que l'équipe avait décollé, et que les joueurs qui arrivaient allaient pouvoir se brancher sur la dynamique du groupe. Il y a eu des moments charnières. Notamment contre Castres où il nous manque neuf avants dont trois piliers droits... Il reste dix journées, laissez-nous les jouer. Tout est plausible.

Comment garder un niveau homogène de mobilisation au vu des problèmes des uns et des autres ?

F.G: Cela fait partie du quotidien, on a tous ces problèmes à gérer. C'est le rugby professionnel, le rugby de contrats, le rugby de règlements, de nouvelles institutions qui se marchent sur les pieds. J'ai appris ce matin (mardi, NDLR) que Nicolas Mas ne pourrait pas jouer contre l'Union...

Quel est votre regard sur la situation de François Trinh-Duc?

F.G: C'est un moment difficile pour lui. Il a été bien habitué très tôt, maintenant il est en souffrance. Il faut aussi respecter le choix des sélectionneurs, les joueurs pris sont méritants. A lui de traverser le gué. J'ai connu exactement la même situation, avec une ascension fulgurante avant d'en baver. Ca a vraiment été dur, mais on peut en ressortir. Il vit une période qui ressemble à celle du MHR en ce moment. Dans ces périodes on doit se battre, car personne ne vient vous aider. Dans un monde aussi concurrentiel, quand vous avez un genou à terre personne ne vient vous relever. François va devoir être costaud, il a été bon contre Brive, à lui de rééditer. Tout ce que je peux faire c'est lui faire part de mon vécu. Je suis passé par là, mais après ça j'étais en fer, recousu de partout mais j'étais là. C'est une belle épreuve personnelle.

 
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