ralepelle - Stade toulousain - 11 octobre 2013 - Midi Olympique
 
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Chiliboy Ralepelle (Stade toulousain): "Je me suis fixé une dead-line pour parler français"

Ralepelle: "Je me suis fixé une dead-line pour parler français"

Par Midi Olympique
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Dernière mise à jour Le 16/10/2013 à 16:31 -
Par Midi Olympique - Le 16/10/2013 à 16:31
Après avoir effectué ses débuts la semaine dernière face aux Zebre, le talonneur sud-africain Chilliboy Ralepelle sera du groupe appelé à défier les Saracens. Mais n’estime pouvoir évoluer à plein rendement que lorsqu’il maîtrisera davantage la langue de Molière. Le plus tôt possible...
 

Vous avez effectué vos débuts avec Toulouse vendredi dernier contre les Zebre. Quelles ont été vos premières sensations ?

Chiliboy RALEPELLE: C’est incroyable pour moi que de jouer ici. Le rugby et tellement différent du Super Rugby... On sent ici une énorme passion ! C’est la première fois de ma carrière que j’évolue en-dehors de mon cocon des Bulls, et le résultat est à la hauteur de mes attentes.

Lors de la première trêve du Super Rugby, vous êtes resté avec les Springboks alors que vos coéquipiers Steenkamp et Vermaak sont revenus d’Argentine pour jouer avec Toulouse à Clermont en Top 14. Pourquoi ?

C.R: J’ai été blessé à une cheville, et les entraîneurs ont préféré que je reste à leurs côtés en cas de blessure d’un des deux titulaires. Mon absence était estimée entre quatre et six semaines, pendant lesquelles j’ai surtout effectué un travail de kiné, de rééducation, qu’il valait autant effectuer auprès des Springboks plutôt que de traverser la planète.

Avez-vous été étonné de rentrer si tôt en jeu contre les Zebre, vendredi dernier ?

C.R: J’avoue que cela a été une grosse surprise. Je ne m’attendais pas à ce que, dès la 25e minute, on me demande de m’échauffer... Cela me paraissait très tôt, mais j’étais très heureux d’avoir un temps de jeu conséquent. J’étais très excité au moment ou je suis entré sur le terrain.

Est-ce en raison de cet excès d’enthousiasme que vous avez manqué votre premier plaquage.

C.R: (il s’esclaffe franchement) Ce doit être pour ça... Ces choses-là arrivent.

Vous allez jouer votre deuxième match avec le Stade toulousain à Wembley, sans même être passé par la case Top 14... Vous voilà d’emblée dans le grand bain !

C.R: C’est un match très important pour le club, et je suis très heureux d’en faire partie ! Qui plus est face à une équipe qui comporte autant de Sud-Africains et dont le jeu ressemble beaucoup à celui que nous connaissons chez nous...

De prime abord, voyez-vous des différences fondamentales entre le rugby tel qu’il est pratiqué en Europe et celui que vous connaissez ?

C.R: Ici, les entraîneurs ont l’air de nous demander beaucoup dans la lecture du jeu, dans l’adaptation et la réaction aux situations que l’on rencontre sur le terrain. Par rapport au rugby de l’hémisphère Sud, il me semble moins stéréotype. Dans le Super Rugby, on nous demande davantage de répéter à la perfection les schémas de jeu que l’on travaille à l’entraînement. Au Sud, le rugby est peut-être plus technique, mais moins tactique. Mais en même temps, mon expérience ici n’est pas énorme (rires).

Vos lancers se sont montrés très précis contre les Zebre. Une source de satisfaction personnelle ?

C.R: J’ai essayé de faire de mon mieux... Gurthrö Steenkamp m’a beaucoup aidé, avant les touches pour comprendre les annonces, et avant chaque mêlée. Le langage du rugby est le même de partout. Dans n’importe quel pays, le talonneur est un joueur dont les responsabilités sont énormes avant chaque mêlée et chaque touche. Je pense que mon rendement ne sera vraiment effectif que lorsque je parlerai un peu mieux votre langue. Je me suis fixé une dead-line, mais je la garde pour moi...

 
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