Dusautoir - Toulouse - 24 aout 2013 - Icon Sport
 
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2e journée H Cup - Dusautoir, Wembley comme tremplin

Dusautoir, Wembley comme tremplin

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 16/10/2013 à 17:07 -
Par Rugbyrama - Le 16/10/2013 à 17:07
De retour à la compétition, le troisième ligne de Toulouse, Thierry Dusautoir, veut monter en régime au cours d'un mois d'octobre riche en chocs.
 

De retour à la compétition après plusieurs semaines de blessure, le troisième ligne de Toulouse, Thierry Dusautoir, se prépare à un série de deux matchs ô combien importants et qui vont lui permettre de monter en puissance avant de retrouver le XV de France fin octobre. Tout d'abord, dès vendredi en de Coupe d'Europe et un déplacement à Wembley face aux Saracens. Puis ensuite, le choc face à Toulon en championnat, dans un stade Ernest-Wallon déjà à guichets fermés. "Physiquement et mentalement, je vais bien, sourit le meilleur joueur du monde 2011, unanimement reconnu pour ses plaquages destructeurs. Je suis très heureux d'avoir participé à la victoire de notre équipe contre les Zèbres (38-5 NDLR). J'espère que je continuerai dans cette dynamique-là avec l'équipe en Angleterre" .

Gêné par une entorse au genou droit, l'international français (31 ans ; 62 sélections) a refoulé les pelouses vendredi dernier, jouant une mi-temps contre les Zebres. Pour son plus grand plaisir. Et il devrait enchaîner très rapidement les matchs. Contre les Saracens, un adversaire que les Toulousains n'ont jamais battu (deux confrontations en phase de poule de l'édition 2000-2001), il devrait même être titularisé mais laissera la capitanat à Florian Fritz qui a assuré l'intérim avec Yannick Nyanga. "On veut lui laisser la possibilité de se concentrer sur sa propre partie", a expliqué le manager Guy Novès.

Les galons de capitaines, Dusautoir les retrouvera avec une autre équipe: le XV de France. Il n'est pas plus qu'à trois rencontres du record détenu par Fabien Pelous (42). "C'est une marque de confiance et c'est important, mais le plus important est que l'équipe de France appréhende ces trois prochains matches (Nouvelle-Zélande, Tonga et Afrique du Sud NDLR) avec le maximum de confiance. De belles rencontres nous attendent, de belles opportunités qui, je l'espère, nous permettront de remonter notre quota de victoires en s'appuyant sur ce qui a pu être fait pendant la tournée d'été". Pourtant, les Bleus ont pourtant subi un triple revers en Nouvelle-Zélande en juin dernier.

Wembley, "stade mythique"

Bref, ces évènements à venir constituent un parfait tremplin vers le plus haut niveau international. Mais avant cela, il faudra pour cela que Dusautoir, ainsi que les Toulousains, qui n'ont pas encore gagné à l'extérieur cette saison, retrouvent un niveau de jeu supérieur pour bien figurer dans une compétition où ils ne se sont plus imposés en terre britannique depuis décembre 2011 et un succès chez les Harlequins (21-10). "C'est une bonne raison de faire mentir les statistiques", s'amuse le "Dark Destroyer", en reconnaissant que le parcours des Toulousains ces deux dernières saisons a été en deçà des objectifs européens. "L'année dernière, on n'a pas pu sortir des poules et la précédente, on a perdu en quarts de finale à Edimbourg en faisant un très mauvais match (défaite 19-14. Cette année, avec l'ambition du club et des joueurs, nous chercherons quelque chose d'important".

Cette ambition commence ce vendredi à Wembley, "un écrin, un stade mythique". "Jouer à Wembley ajoute à la magie de l'événement mais cela ne constituera pas l'essentiel de la partie", estime Dusautoir. Une partie que les Toulousains, s'ils veulent rester en tête de la poule 3, se doivent de gagner sous peine de placer les Anglais, vainqueurs (23-17) au Connacht, en position favorable. "Les Saracens sont l'ogre de cette poule, souligne le troisième ligne haut-garonnais. C'est un adversaire qu'on est largement capable de battre mais il nous faudra jouer notre meilleur rugby ce jour-là. C'est le genre de défi stimulant et qui ajoute à la magie de la Coupe d'Europe".