Picamoles - Toulouse Ospreys - 8 décembre 2012 - Icon Sport
 
Coupe d'Europe

Picamoles: "J'ai trop payé par le passé"

Picamoles: "J'ai trop payé par le passé"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 09/12/2012 à 11:05 -
Par Rugbyrama - Le 09/12/2012 à 11:05
Auteur d'une nouvelle performance majuscule au poste de numéro huit, le toulousain Louis Picamoles refuse pour autant de céder à toute auto-satisfaction.
 

Si Toulouse l'a finalement emporté avec bonus, votre équipe s'est fait quelques frayeurs juste avant la mi-temps, en voyant les Ospreys tout proches de passer devant au score... Comment expliquez-vous cette baisse de régime ?

Louis PICAMOLES: Chacun, moi le premier, s'est mis à faire sa petite erreur, manquer un plaquage, perdre un ballon... Nous les avons remis dans le match. Comme contre Clermont, nous avons encore eu trop de carences défensives. L'organisation n'est pas en cause, mais nous avons manqué des plaquages individuellement. Nous nous sommes mis en danger sur des petites erreurs qu'il faudra vite corriger.

Sur l'essai marqué en coin par Vincent Clerc après mêlée à cinq mètres, vous choisissez de partir alors que votre mêlée semblait largement dominatrice. L'arbitrage de M. Rolland y est-il pour quelque chose ?

L.P: J'ai surtout décidé de partir parce que la mêlée n'était pas très stable. Également parce que l'arbitre n'avait pas tendance à prendre ses décisions très rapidement... Sur le coup, Luke Burgess me parle bien, et au final, nous marquons par Vincent au lieu d'inscrire un essai de pénalité. Ce n'est pas plus mal finalement, et récompense tout autant notre mêlée.

Vous avez longtemps été catalogué comme franchisseur, avec parfois la tendance à enterrer certains ballons. Réaliser une passe comme celle que vous délivrez à Census Johnston sur son essai constitue-t-il une satisfaction particulière ?

L.P: Mon rôle, c'est d'avancer et de faire jouer derrière moi. Faire une passe décisive, c'est un plaisir collectif, pas une satisfaction personnelle.

Avez-vous conscience de peut-être jouer en ce moment le meilleur rugby de votre vie ?

L.P: Je suis heureux d'être sur le terrain, avec la confiance du staff, et même des staffs, puisque cela a aussi été le cas en équipe de France. Mais les choses vont tellement vite que je ne veux pas m'emballer. J'ai trop payé par le passé pour le faire...

Contre les Ospreys, vous avez retrouvé votre poste de numéro 8. Avez-vous regardé le montage diffusé par Canal+ lors de l'émission Les Spécialistes, pointant votre déchet défensif contre Clermont en tant que flanker ?

L.P: J'ai regardé le match Connacht-Biarritz, mais pas l'émission. Si les Spécialistes le disent, ils doivent avoir raison. Je les laisse se faire leur propre opinion. Il est vrai que j'ai eu du déchet contre Clermont, j'en ai également eu ce soir. Mais je ne vais pas me prendre la tête pour cela... C'est un aspect que je travaille, et je pense que mes passages au poste de troisième ligne aile vont m'aider à progresser dans ce secteur.

 
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