Coupe d'Europe

Le Racing veut y croire

Sorti victorieux de son choc à domicile contre le Munster, le Racing veut voir dans ce succès un signe de sa progression. Décevants l’année dernière en H Cup, les Racingmen comptent mieux figurer sur la scène européenne cette année.

 
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L’année dernière, pour les Racingmen, l’Europe rimait avec galère. Un véritable chemin de croix, pavé de déceptions et de frustrations qui ruinèrent les ambitions les plus folles. Le supplice débuta avec la compétition, puisque les Franciliens furent défaits d’entrée à domicile par les Gallois de Cardiff, sur le score de 20 à 26. Une défaite inaugurale qui avait presque, à elle seule, ruiné la campagne européenne d’un candidat légitime à la qualification. "Ce revers nous avait presque achevés", se souvient le capitaine et troisième ligne springbok Jacques Cronje. La semaine suivante, les Racingmen avaient toutefois livré une prestation incroyable, dans un stade de Murrayfield quasi-vide, pour pouvoir continuer à espérer. Mais là encore, cela n’avait pas suffi. Coupables d’un improbable relâchement, les Racingmen avaient finalement chuté face à Edimbourg, au terme d’un match au score fleuve et au scénario complètement fou (47-46). La suite de leur parcours n’avait été qu’un long et douloureux enchainement de défaites, pas même soulagé par une victoire contre les London Irish.

Contre les Saracens à... Bruxelles !

Voilà pourquoi face au Munster, les Racingmen ont vu leurs vieux démons resurgir. Pris à la gorge d’emblée par la cohorte rouge qui menait par dix points après un quart d’heure de jeu, il fallut une bonne demi-heure aux Franciliens pour sortir la tête de l’eau. Pour autant, ils tremblèrent jusqu’au bout : à huit minutes de la fin, l’ailier Simon Zebo plantait une banderille qui aurait pu achever les Racingmen. Il n’en fut rien. Ces derniers revinrent à la faveur de deux pénalités marquées : "Cette victoire, c’est celle de la persévérance", se félicitait Cronje, "Je pense que si Paul O’Connell avait marqué en première mi-temps, le scénario aurait pu être différent. Mais cette alerte nous a remis dans le match. Et malgré la pression et des conditions de jeu difficiles, nous avons su saisir notre chance".

Ce week-end, un adversaire tout aussi redoutable (sinon davantage) se trouvera sur la route des Ciel et Blanc. Rien d’autre que les Saracens, et sa colonie de joueurs sud-africains et d’internationaux anglais. Botha, Ashton, Farrell, Strettle, Stevens, Brits, Goode, Hodgson... La meute emmenée par le rugueux Steve Borthwick a de quoi impressionner. D’ailleurs, celle-ci n’a fait qu’une bouchée de demi-finaliste de la précédente édition, Edimbourg, qui avait éliminé Toulouse. Les Saraboks ont passé pas moins de quatre essais aux coéquipiers de Greig Laidlaw, sur leur pelouse. Un résultat en forme d’avertissement. Au moins, les Racingmen évolueront en terrain neutre, au stade du roi Baudoin, à Bruxelles. Une particularité qui dissimule à peine le piège posé par les Saracens...

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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