Juan IMHOFF - 13.01.2012 - Racing Metro - Icon Sport
 
Article
commentaires
Coupe d'Europe

Le tour de Midi Olympique

Le tour de Midi Olympique

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 23/01/2012 à 17:43 -
Par Rugbyrama - Le 23/01/2012 à 17:43
Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts de la dernière journée de H Cup. Là, les éclairs du Racingman Imhoff, la première victoire de Montpellier et la volonté du Castrais Diarra.

Montpellier-Bath: 24-22. Emilie DUDON

Samedi, le MHR a remporté son premier match de H Cup. L'équipe qui s'est imposée sur le fil (24 à 22, grâce à un coup de pied plein d'audace de Julien Tomas pour Timoci Nagusa) est entrée dans l'histoire du club. Mais ce ne sont pas les Trinh-Duc, Ouedraogo et autres Gorgodze qui resteront dans les annales. Ce sont bien les Peyras-Loustalet, les Bost, les Tuineau ou les Ladhuie, en manque cruel de temps de jeu depuis le début de la saison mais qui sont parvenus à décrocher ce succès historique. Tout un symbole. "Nous avions demandé aux joueurs qui bénéficient d'un faible temps de jeu d'élever leur niveau, détaille l'entraîneur des avants Didier Bès dans Midi Olympique. Certains ont su le faire, d'autres non. Mais ils ont réussi à apporter une valeur ajoutée." Bref, à se mettre au niveau et à prouver que les coachs et leurs coéquipiers pouvaient compter sur eux. "On s'est comporté comme une vraie équipe, une bande de potes, se réjouit Rémy Martin, remplaçant en Top 14 et capitaine en H Cup. Je suis très fier des gars et honoré d'avoir vécu ces moments forts à leurs côtés." Montpellier est riche de ses joueurs, il l'a prouvé samedi face à Bath.

Aironi-Clermont: 0-82. Léo FAURE

Il y a des performances qu’il vaut mieux ranger au placard, oublier, effacer de son disque dur. Et, surtout, sur lesquelles il ne faut surtout pas s’appuyer pour aborder les futurs affrontements. Celle des Aironi entre sans conteste dans cette catégorie. Une analyse des lacunes italiennes serait en effet des plus cinglantes, alors que se profile le 4 février prochain le premier match du Tournoi des VI nations: un certain France-Italie... Dans le groupe de trente joueurs, annoncé lundi par Jacques Brunel pour entrer en stage pré-tournoi, figurent pas moins de onze joueurs du club de Viadana (De Marchi, D’Apice, Bortolami, Geldenhuys, Bergamasco, Favarro, Orquera, Quartaroli, Toniolatti, Venditti, Masi). Inquiétant ? Pas si sûr. Sur la qualité intrinsèque, les Aironi valent beaucoup mieux que cet affligeant 82-0 encaissé à domicile. Le piège italien est toujours réel.

Toulouse-Connacht: 24-3. Bruno FABIOUX

Vendredi soir, la poule 6 de H Cup délivrera son verdict. S'ils gagnent à Gloucester, les Toulousains joueront les quarts de finale, début avril. S'ils perdent, ils... pourront encore y croire. A condition que les Harlequins, dans le même temps, aillent perdre à Galway, où ils rencontreront les Irlandais du Connacht. Pour n'avoir pas su confirmer, le 18 décembre, face aux Harlequins, une victoire acquise, dix jours plus tôt, sur le terrain-même de ces derniers, les Toulousains vont encore devoir batailler jusqu'au bout, quand ils auraient pu aller à Gloucester la fleur au fusil. Mais Guy Novès, le manager général du Stade toulousain, s'il aurait évidemment aimé être qualifié au soir de la victoire bonifiée face au Connacht, samedi dernier, avoue également: "J'aime quand on va lutter contre tout le monde; nous allons vivre un bon moment et une semaine particulière. Nous allons être dans une bulle, tout le monde va se resserrer, un peu comme quand il a fallu aller gagner à Anoeta la saison dernière. On ne peut pas penser que ce sera une semaine particulière."

Saracens-Biarritz: 20-16. Jérôme PREVOT

Tant qu'on n'a pas chroniqué un match un dimanche soir d'hiver à Watford, on n'est pas un vrai journaliste sportif. Et s'il fait un froid de gueux et qu'on doit traverser toute la ville pour prendre un train pour Londres, on pense mériter une médaille. Les Saracens illustrent bien l'Histoire du rugby londonien, ils jouent sur un vieux stade dans un quartier très périphérique qu'ils sont obligés de partager avec un club de foot. Vicarage Road est d'ailleurs la propriété de ce club de foot aujourd'hui en deuxième division après avoir failli être champion d'Angleterre en 1983. Contre Biarritz, les Saracens n'ont accueilli que 7000 spectateurs environ, pas terrible pour un champion d'Angleterre en titre. Les footballeurs font facilement plus même dans les périodes de vaches maigres. Ca montre toute la différence historique entre un sport populaire et un sport élitiste. Mais ça ne fait pas de Vicarage Road un traquenard, avec ces coins, ces recoins, ces murs en brique, ces couloirs étroits, ces tribunes debout en ciment, il donne encore un aperçu du charme de l'Angleterre ouvrière d'antan. Rien que pour ça, ça valait le coup de grelotter un peu, d'autant plus que Biarritz a su maintenir le suspense jusqu'au bout pour nous réchauffer.

Racing-Edimbourg: 24-27. Léo HUISMAN

Le Racing persiste dans sa saison morose. Nouvelle défaite des Ciel et Blanc, la troisième en trois rencontres à domicile en HCup cette saison. Et ce constat froid de Pierre Berbizier, sur la campagne européenne de son club: "C’est un échec. Nous n’avons pas rivalisé avec les meilleurs européen". Reste au Racing de rivaliser avec les meilleurs français. Et en l’état actuel des choses, ce ne sera pas évident. Seul lueur dans ce tableau noir, les éclairs de Juan Imhoff, joker médical de Benjamin Fall, meilleure recrue des Ciel et Blanc cette saison, qui a encore inscrit un magnifique essai vendredi face à Edibmourg. Servi petit côté par Descons sur ses propres 40 mètres, Imhoff, le pumas, a pris tout le monde de vitesse, se retrouvant face à face avec Chris Paterson. D’un cad-dèb d’école, il élimine l’arrière vétéran du XV du Chardon et remet son équipe dans le sens de la marche. Ce ne sera pas suffisant. Et Imhoff ne pourra pas enfiler son costume de zorro tout le reste de la saison.

Munster-Castres: 26-10. Nicolas ZANARDI

Il ne devait pas jouer. Prendre sagement place sur le banc, entrer en jeu à une dizaine de minutes de la fin, et surtout ne pas se blesser en vue des échéances prochaines du CO. Le destin en a décidé autrement et, au matin de la rencontre, Ibrahim Diarra apprit de la bouche de Laurent Travers qu'il devrait finalement débuter la rencontre en lieu et place de Steve Malonga, victime d'une infection pendant le nuit. Pas idéal, vous avez dit ? Peut-être. Sauf qu'Ibou, il s'en fout. "Qu'il soit remplaçant ou titulaire, en match amical ou en championnat, Ibrahim évolue toujours à 200%" nous assurait Mathias Rolland, qui le cotoie depuis ses années montalbanaises. Au final ? Le troisième ligne du CO fut surement le meilleur homme de son équipe, peut-être le meilleur sur le terrain tout court. Sauteur, plaqueur, et même coureur, auteur de plusieurs breaks dévastateurs dont l'un amena l'essai de Yannick Caballero. En un mot, décisif. Certes, il y a aujourd'hui pléthore de candidats pour le poste de troisième ligne aile en équipe de France. Mais comme ce Diarra-là semble avoir terriblement progressé par rapport à celui qui obtint sa première (et unique) sélection contre l'Italie en 2008, on se dit que Philippe Saint-André pourraît être bien avisé de lui redonner sa chance dans un futur proche...

 
Les commentaires sont désactivés pour cette publication