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Coupe d'Europe

Le tour de Midi Olympique

Le tour de Midi Olympique

Par Rugbyrama
Dernière mise à jour Le 22/11/2011 à 13:32 -
Par Rugbyrama - Le 22/11/2011 à 13:32
Comme chaque semaine, les envoyés spéciaux de Midi Olympique décryptent, à travers une anecdote, un joueur ou une image insolite, les moments forts de la dernière journée de Coupe d'Europe. Cette fois, ils se penchent sur le retour remarqué de Saubade ou encore le manque d'expérience du CO.
 

Edimbourg-Racing: 48-47. Léo HUISMAN

Julien Saubade n’avait joué que quatre petits matchs cette saison, avant d’être titularisé vendredi pour le clash d’Edimbourg, lors de la deuxième journée de H-Cup. En début de saison, l’ailier de poche se remettait d’une opération pour enlever une hernie. Une fois revenu, il avait dû ronger son frein face à l’éclosion de Vakatawa, puis l’arrivée d’Imhoff, en tant que joker médical. Vendredi, Saubade n’a pas empêché la défaite des siens. Mais quand le Racing était mené 17-3, au bout de huit minutes de jeu, ses prises d’intervalles, son apport offensif, a permis aux siens de reprendre le fil de la partie. Saubade a inscrit son premier essai de sa saison, il en a offert un autre à son compère Henry Chavancy. S’il est moins utilisé que les autres années, il a montré vendredi qu’il n’avait rien perdu de sa vitesse qui en faisait une arme fatale des Ciel et Blanc il y a encore quelques mois. Pour le Racing qui traine une flopée de blessés, c’est une mauvaise nouvelle de moins.

Clermont – Aironi : 54-3. Benjamin POMMIER

Après l’accroc de la défaite en Ulster il y a dix jours, les Clermontois avaient à cœur de se racheter vendredi soir contre les Italiens de l’Aironi. Au final, après une rencontre maîtrisée de bout en bout, les coéquipiers d’Aurélien Rougerie l’ont largement emporté. Huit essais inscrits, un bonus offensif en poche, seulement trois points encaissés et un turn-over gagnant. Un match parfait qui a lancé une soirée incroyable et touchante pour le centenaire du club. Si avec cette victoire, les Auvergnats se relancent dans la compétition, Luciano Orquera, l’ouvreur italien, passé par Brive, voit en Clermont une grande équipe capable d’aller très loin dans cette HCup. "Lorsque leur machine se met en place, ils sont impossibles à arrêter. Pour avoir affronté Leicester, j’estime que Clermont est au-dessus. C’est vraiment une équipe impressionnante." La prochaine rencontre s’annonce donc d’être enlevée entre Anglais et Clermontois.

Castres-Munster: 24-27. Léo FAURE

Particulièrement engagée, la rencontre entre le Castres olympique et le Munster s'est jouée, comme souvent en H Cup, sur des détails. Et à ce petit jeu, les Castrais ont perdu le match. Témoin, l'essai de O'Mahony. Lancé en bout de ligne, le troisième ligne irlandais profite initialement d'un surnombre (deux contre un) sur Lakafia, vite compensé par l'arrivée de l'arrière Florian Denos. Pas de quoi s'affoler, donc. Mais voilà, en défaillance de communication, les Castrais glissent tous les deux sur l'ailier et ouvrent la porte à O'Mahony qui file à l'essai. À qui la faute? Aux deux, certainement. A l'inexpérience de la scène européenne, surtout, qui exige une prise de décision plus rapide. Castres continue d'apprendre, mais a certainement déjà dit adieu à la H Cup.

Biarritz-Saracens : 15-10 Jérôme PREVOT

Franchement, on se faisait du souci pour les Biarrots avant cette rencontre. Se confronter au champion d'Angleterre qui semblait en pleine confiance, c'est quand même un sacré défi. Mais les internationaux du BO ont fait leur boulot, à l'image d'Imanol Harinordoquy acclamé quand il quitta le terrain dans les dernières minutes. Le voir encore aussi performant dans la foulée de sa Coupe du Monde avait quelque chose de fascinant. Quant à Fabien Barcella, il participa largement à la destruction de la mêlée adverse pour son retour à Aguiléra. Il n'y avait pas joué depuis le 26 avril...2010, soit quinze mois. Deux graves blessures étaient passées par là, c'est ça aussi la vie d'un joueur de haut niveau. Quelques moments de grâce et parfois, de longs passages dans l'ombre à se demander de quoi l'avenir sera fait....

Connacht-Toulouse : 10-36. Bruno FABIOUX

Le Stade toulousain ne connaît pas de passage à vide. Enfin pas comme nombre de ses coreligionnaires. Pour ne citer qu'eux, parce qu'ils sont les exemples les plus récents et parce qu'ils étaient hier encore des candidats sérieux au titre, Biarritz, cette saison, n'a gagné qu'un match de Top 14 sur les neuf qu'il a disputés, et Perpignan, quatre sur dix. Biarritz a gagné laborieusement, dimanche dernier, son deuxième match de H Cup après avoir perdu le premier, et Perpignan "glandouille" en Challenge européen. "Glandouillage" qui vient d'entraîner le limogeage de son entraîneur, Jacques Delmas. Le dernier passage à vide des Toulousains remonte bien avant les années 80, quand le Stade toulousain, après qu'il eut dominé le début du siècle dernier (six titres entre 1912 et 1927) était redevenu, hormis le titre de 1947 et les finales perdues de 1969 et 1980, une équipe "ordinaire". Depuis 1985 et le premier titre de "l'ère moderne" (le précédent remontait à 1947), le Stade toulousain a remporté onze Boucliers de Brennus (pour un total-record de dix-huit) et quatre Coupes d'Europe (record également). N'a pas raté une demi-finale de Championnat depuis la saison 1993/1994 et a participé à toutes les éditions de la H Cup dont il est le recordman du nombre de matchs disputés (120). N'a raté que trois fois (2001, 2002 et 2007) la qualification pour la phase finale de H Cup. On n'a pas feuilleté les archives, mais il y a belle lurette que le Stade toulousain n'a pas enchaîné plus de deux défaites consécutives, n'est pas descendu dans la deuxième moitié du classement du championnat. Un "passage à vide" du Stade toulousain, aujourd'hui, c'est une défaite, parce qu'il en subit rarement deux de suite. Ou un point de bonus offensif pas pris quand cela paraissait possible. Comme ce fut le cas samedi dernier au Connacht. Parce qu'on ne prête qu'aux riches. Le Stade toulousain n'a ainsi perdu que deux matchs cette saison, à Bayonne et à Castres. Il est actuellement premier du Top 14 et de sa poule de H Cup. Et ne dispose pas encore de toutes ses forces vives, étant donné les blessures des uns et le manque de repères des autres. Le Stade toulousain ne connaît donc pas de passage à vide, mais ne tourne pas à plein régime. Cela promet! Forcément.

Bath-Montpellier : 16-13. Jérôme FREDON

A peine débarqué à Bath, on se sent inévitablement rattrapé par l'histoire prestigieuse de cette charmante cité thermale au charme suranné, regorgeant de trésors architecturaux et de richesses culturelles. Seule ville d'Angleterre classée au patrimoine mondial de l'Unesco, Bath est connue depuis l'Antiquité pour ses sources d'eau chaude aux vertus apaisantes jaillissant à plus de 46°C. Mais Bath, c'est aussi l'un des hauts-lieux de l'ovalie outre-Manche fleurant bon le rugby d'un autre âge avec son inimitable Recreation Ground. Sa vielle tribune présidentielle et sa minuscule tribune de presse, sorte de grenier en bois auquel on accède par une échelle. Ce complexe sportif au charme fou mais un peu vieillot est désormais inadapté au haut niveau. Depuis quatre ans, le "Rec'" a vu sa capacité gonfler artificiellement par l'érection de tribunes temporaires dressées sur des échafaudages. Comme ses projecteurs ne sont pas assez puissants, les dirigeants de Bath ont également du recourir à un stratagème pour que le stade ne manque pas de lumière. Ils ont fait amener une immense grue à roue, au sommet de laquelle trône un immense projecteur. Ce système "D" ne devrait toutefois plus durer. Le nouveau propriétaire richissime du club Bruce Craig a l'intention d'offrir à Bath un nouveau "Rec'" à la hauteur de son standing et de son histoire (premier club anglais champion d'Europe en 1998, dix Coupe d'Angleterre, six titres de champion national). Une bonne nouvelle car ça commence véritablement à urger...

 
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