Coupe d'Europe

Johnston: "Pas de cadeau"

A quelques jours du quart de finale européen opposant Toulouse à Edimbourg, beaucoup pensent que la domination en mêlée fermée sera la clé de la rencontre. Le puissant droitier samoan du Stade toulousain Census Johnston refuse toutefois de sous-estimer les capacités des Ecossais dans ce secteur.

 
Johnston: "Pas de cadeau" - Rugby - Coupe d'EuropeIcon Sport
 

De nombreux observateurs disent qu’Edimbourg est une équipe très mobile, mais dotée d’une mêlée friable... Qu’en pensez-vous  ?

Census JOHNSTON : Personnellement je n’aime pas penser que mon adversaire ne dispose pas d’une bonne mêlée, parce que cela conduit à le sous-estimer. Et c’est le meilleur moyen de se faire surprendre. Ce matin, nous avons beaucoup travaillé ce secteur, mais nous ne voulons pas nous limiter à cela : la vidéo a révélé qu’à plusieurs reprises, ils ont été mis en difficulté dans ce secteur... mais cela ne les a pas empêché de s’imposer non plus ! Personnellement, il est normal que je me concentre sur ce secteur : je suis pilier. La mêlée, c’est mon métier. Mais cela ne sera pas suffisant pour s’imposer à Edimbourg. Le temps où l’on gagnait les matchs de cette importance par la seule mêlée est révolu. Maintenant, il faut être capable de proposer autre chose.

Vous êtes un pilier assez mobile pour votre gabarit, est-ce que vous êtes impatient d’affronter une équipe très joueuse comme Edimbourg  ?

C.J. : Oui, tout à fait  ! Pour moi, c’est un gros challenge, et un grand plaisir que de jouer contre une équipe qui nous ressemble. J’ai regardé plusieurs de leurs matchs, et même si leur première est massive, elle est aussi très mobile. Nous devrons nous tenir à nos schémas de jeu, et nous montrer très solides dans nos têtes car c’est un match de phase finale  : si on se loupe, on rentre chez nous, point.

L’arbitrage de la mêlée va forcément jouer un rôle important dans la rencontre...

C.J. : Oui, c’est évident. C’est ce que nous avons travaillé aujourd’hui. Mais une chose est sûre, nous attaquerons chacune avec le maximum d’intensité, histoire de ne pas leur faire de cadeau.

Quel regard portez-vous sur Jean-Baptiste Poux, votre coéquipier ?

C.J. : C’est le meilleur en France. Je ne le sais que trop. Il n’aime pas porter le ballon autant que moi et on ne le voit pas souvent dans le jeu, mais il abat un travail énorme dans les rucks et en défense.

Connaissez-vous le talonneur Ross Ford et pilier Allan Jacobsen, que vous allez affronter samedi ?

C.J. : Je ne connais pas trop Ross Ford. Mais il s’agit du capitaine du XV du Chardon. C’est donc forcément un grand leader. J’ai joué une fois contre Jacobsen, il y a deux ans avec les Samoa dans le cadre d’une tournée de novembre. Mais je pense qu’il a beaucoup changé depuis. En tout cas il est petit. Et les plus petits piliers sont toujours les plus durs  !

Les conditions climatiques restent le gros point d’interrogation: quel temps préféreriez-vous avoir ?

C.J. : Ensoleillé ! J’aime jouer par temps sec... Et je pense qu’il est important pour nous de pouvoir développer le jeu que nous pratiquons habituellement, mais bon... on ne sait jamais quel temps il va faire en Écosse. En ce qui me concerne, j’ai envie de courir avec le ballon, alors un temps sec me conviendrait tout à fait.

 - Rugbyrama
 
 
 
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