Alex Goode - 15.01.2012 - Saracens - Icon Sport
 
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Coupe d'Europe

Biarritz : Si près, si loin !

Biarritz : Si près, si loin !

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 15/01/2012 à 20:49 -
Par Rugbyrama - Le 15/01/2012 à 20:49
Les chances de qualification de Biarritz pour les quarts de finale de la H Cup sont désomais bien minces après sa défaite aux Saracens (20-16) ce dimanche. Exemplaires dans l'engagement et malgré un Yachvili de gala, les Basques ont péché sur des détails et peuvent nourrir de gros regrets.

L'exploit n'a pas eu lieu au Vicarage Road. La montagne était peut-être trop haute pour des Biarrots, victorieux la semaine dernière en championnat contre Agen face au deuxième du championnat d'Angleterre. Les Basques étaient pourtant tout proche de créer la surprise, à seulement une longueur de leurs adversaires à trois minutes de la fin, avant que le jeune centre buteur Owen Farell ne réussisse sa cinquième pénalité de la rencontre, libérant tout un stade (78e). Certes, les coéquipiers de Damien Traille ne sont pas encore mathématiquement éliminés. Grâce au point de bonus défensif obtenu après cette courte défaite, ils ne sont "qu'à" cinq unités des Sarries et peuvent toujours se qualifier. Il faudra pour cela marquer cinq points contre les Ospreys lors du dernier match et espérer dans le même temps que les champions d'Angleterre en titre rentrent bredouilles de Trévise. On pourrait alors parler de miracle...

Malgré Yachvili

Après une première mi-temps assez pauvre sur le plan du jeu et des ambitions côté biarrot, on voyait mal la hiérarchie susceptible d'être bousculée. Et puis le "Yach" sortit de sa boite. Une belle touche trouvée par Ian Balshaw en amont, un ruck, et l'international français, qui a franchi lors de ce match la barre des 600 points inscrits en H-Cup, surgit pour contrer un dégagement du nouvel entrant Peter Stringer - décidément bien vieillissant - et marquer l'essai de l'espoir (59e). Jusqu'ici moribonds, les joueurs de Patrice Lagisquet se mirent alors à croire en leur destin, et, sans être transcendants dans le jeu, retrouvaient des couleurs dans les fondamentaux, notamment en conquête. Mais si Yachvili marquait tous les points de son équipe, en face Farrell était également dans un très bon jour. Des pénalités importantes à des moments clés, permettant de faire le trou en première période (12e, 28e, 35e) et tenir les Biarrots en respect lorsque la pression devenait forte en seconde mi-temps, avec en point d'orgue cette ultime réussite (78e).

Dommage pour ces Biarrots, qui ont failli être une fois de plus là où on ne les attendait pas. Si tout espoir de continuer l'aventure européenne n'est pas tout à fait mort, le BOPB va vraisemblablement pouvoir se concentrer désormais sur le défi du maintien. S'il est capable d'inquiéter sur ses terres le champion d'Angleterre en titre, qui plus est sans son leader de combat Imanol Harinordoquy, c'est qu'il en a logiquement les moyens.