Midi Olympique

Paris à court de miracles

Paris à court de miracles
Par Rugbyrama

Le Stade français, lourdement défait 16-42 en quart de finale de H Cup à Toulouse dimanche, est tombé de haut. Les Parisiens comptaient sur ce match pour sauver leur saison cauchemardesque. Bien que déçus, ils doivent se remobiliser avant le déplacement à Albi samedi.

Le miracle n'a pas eu lieu. Les Parisiens avaient pourtant cru très fort en ce match de la dernière chance, qui serait venu balayer leur saison chaotique. Une saison interminable jonchée par les blessures à répétition, un limogeage d'entraîneurs, les suspensions de deux joueurs-clé et des problèmes financiers. Oui, les Parisiens s'étaient vraiment pris à rêver d'un peu de répit, d'une once de ciel bleu dans le brouillard qu'ils traversent ces derniers mois.

Une préparation à huis clos

Le destin étant cruel, ils ont même espéré près d'une heure qu'ils pourraient sauver leur saison. A la 59e, le Stade français était mené de trois points seulement (16-19). Auteur d'une excellente entame de match, il avait d'entrée affirmé ses ambitions. Des ambitions peaufinées dans la semaine, passée à huis clos et durant laquelle les joueurs s'étaient retrouvés. Les avants puis les trois-quarts avaient organisé deux repas pour "boire quelques bières, parler des difficultés, de l'avenir. De tout, de rien", selon l'un des protagonistes. Bref, les Parisiens étaient prêts.

Midi Olympique

Delmas : " Dupuy nous a fait défaut"

Ce match est finalement à l'image de la saison complète des Parisiens : frustrant et décevant. Leur descente aux enfers durant les vingt dernières minutes symbolise à elle seule leurs difficultés de l'année. Les soldats roses n'avaient plus les armes pour combattre. "Psychologiquement, on va avoir du mal à s'en relever. On commençait à récupérer quelques forces vives mais on a tellement laissé d'énergie pendant cette période difficile que nous n'avons pas pu réagir", déplorait Delmas, pour qui son équipe a aussi failli stratégiquement : "On aurait dû davantage garder le ballon, insister devant. Mais au lieu de ça, on s'est évertué à faire des chandelles et ils ont été dangereux sur tous les ballons partis de ces chandelles. C'est pour ça que je dis qu'un stratège comme Julien Dupuy nous a énormément fait défaut." Un match comme un symbole, vous disait-on. "C'est dur", soufflait Rodrigo Roncero, valeureux guerrier que ses forces avaient abandonné.

0
0