Rugby - Coupe d'Europe
13/10/2008 - 18:00Les secrets de Paris

Vainqueur en Ulster, le Stade français lance idéalement sa campagne européenne. Toujours invaincu après huit matchs disputés, le Stade français impressionne par sa régularité et a "le vent en poupe" comme le dit Guillaume Boussès. Voici pourquoi Paris gag
L'image laissée par Paris au sortir de la victoire de samedi en Ulster rappelle celle vue après le premier gros succès de la saison conquis à Perpignan. Du sang froid, un réalisme à toute épreuve, une défense très disciplinée et un jeu au pied à faire pâlir d'envie les plus grands stratèges du rugby mondial.
Ce Paris-là n'est pas spectaculaire. Pas vraiment. Mais diablement efficace. Surtout le jeu au pied. Quand ce n'est pas Beauxis, c'est Hernandez. La permutabilité de ces deux joueurs aux postes d'ouvreur et d'arrière est une richesse rarissime, surtout que nous pouvons y ajouter l'efficacité tout aussi redoutable de Brian Liebenberg. "Sûr, nous sommes gâtés à Paris," se réjouit Guillaume Boussès. Le trois-quarts, malgré un lumbago, l'affirme : "La vie est belle à Paris. En plus aujourd'hui, il fait beau. Nous vivons bien ensemble. L'histoire du club s'écrit tous les jours et la vie de groupe grandit aussi jour après jour."
Exigence, travail, méthode
Premier du Top 14, vainqueur en Ulster, le Stade français vit bien. "Nous avons le vent en poupe. Pourvu que ça dure," souffle Boussès. La différence entre le Paris d'aujourd'hui et celui d'hier? Peut-être un surplus de concentration. "Nous sommes dans la continuité de ce que nous faisions avec Fabien Galthié. Mais nous sommes beaucoup plus rigoureux. Les joueurs sont très attentifs au nouveau discours et tout le monde se tient à carreau."
Devant l'exigence réclamée par le staff, les joueurs ont enchaîné, tout donné. "J'avais ressenti un peu de lassitude mentale chez certains joueurs avant d'affronter Montauban, concède Christophe Dominici ce lundi dans Midi Olympique. C'est normal, nous leur en demandons beaucoup depuis le début de la saison. Et pour l'instant, ils répondent présent. C'est tout à leur honneur. Parce que,ce que nous avons réalisé aujourd'hui est remarquable dans l'état d'esprit et la discipline. Le fait de changer de compétition n'est pas totalement étranger à cet état d'esprit."
Réalisme et inspiration
Comme à Perpignan, avec le trio de botteurs hors-pair, Paris a mis la main sur le match, imposé son rythme, étouffé son adversaire. "Notre objectif est d'imposer notre force et notre jeu même si ce n'est pas encore très spectaculaire. Mais dès que nous sommes dans le camp adverse, nous essayons de marquer." Avec méthode, les Parisiens cherchent en premier lieu à prendre le score. "Nous assurons la possession de la balle. Si ça bloque, nous multiplions les temps de jeu pour provoquer les fautes ou encore placer nos buteurs pour le drop."
Réalistes, mais aussi inspirés comme sur le premier essai marqué par Guillaume Boussès en Irlande : "La redoublée se fait à l'instinct. Nous essayons de changer le rythme dans le cour de l'action." Méthodiques, les Parisiens ont un plan pour reconquérir le Bouclier et aller chercher la Coupe d'Europe. Pour l'heure, il est appliqué à la lettre et en plus dans la joie et la bonne humeur. Vraiment, cette équipe est à l'image de son slogan : "Pink is beautiful".










Vous êtes authentifié comme journaliste :
Commentaires
Actualiser
0 Au 0 sur 0