Coupe d'Europe

Le Racing bien trop tendre

Pour sa première participation à la H Cup, le Racing-Metro s'est lourdement incliné face au leinster (38-22). Les Franciliens ont explosé en plein vol après le demi-heure de jeu, subissant les assauts des offensives irlandaises. Les champions d'Europe 2009 décrochent même le bonus offensif.

 
Le Racing bien trop tendre - Rugby - Coupe d'EuropeIcon Sport
 

Novice en H Cup, le Racing a tenu la dragée haute au Leinster…durant trente minutes. Pas une de plus. Le temps de montrer des dispositions intéressantes en défense et dans les phases de ruck. Chabal, dès la première minute, montrait toute son envie en assénant un plaquage foudroyant sur son vis-à-vis, l’international Jamie Heaslip. Toutefois, les locaux prenaient l’avantage au score grâce à une pénalité de Nacewa (5e). Bien en place, le Racing s’évertuait à organiser son jeu et Fillol, titularisé à l'ouverture en l'absence de Wisniewski et Hernandez, passait une pénalité (13e). Le Racing-Metro réussissait son entrée en matière pour le plus grand bonheur du manager Philippe Berbizier. Avant de prendre un énorme coup de bambou derrière la tête.

A le demi-heure de jeu, sous les assauts répétés du Leinster, les Franciliens craquaient. D’abord sur une pénalité de Nacewa (29e) avant que D’Arcy ne déchire le rideau défensif. Ross était au relais et arrivait à moins d’un mètre de la ligne. O’Brien, lancé plein champ, concluait ce beau mouvement (31e). Et quelques secondes plus tard, le champion d’Europe 2009 enfonçait le clou après une combinaison entre Sexton et O’Driscoll. L’ouvreur international s’échappait et servait son arrière Kearney qui finissait le boulot (33e). Quinze points encaissés en cinq petites minutes, la tâche du Racing se compliquait sérieusement. Et le pénalité de Steyn juste avant la pause ne changea rien au scénario (38e).

Une défense naïve

En manque flagrant d’expérience sur la scène européenne, les Franciliens commettaient des fautes préjudiciables à ce niveau. Celle, stupide, de Durand au retour des vestiaires n’arrangeait en rien leur situation (43e). Les Irlandais en profitaient, bien aidés par la naïveté incroyable des partenaires de Lionel Nallet. Sexton jouait rapidement une pénalité dans ses propres 40m, trouvait Fitzgerald qui s’amusait avec des Racingmen aux abois et servait à l’extérieur son talonneur Ross pour l’essai du break. Les visiteurs étaient touchés mais ne sombraient pas inexorablement. Vulivuli, l’un des plus en vue dans les rangs du Metro, redonnait de l’espoir après un magnifique exploit personnel (57e).

Gérant à merveille son affaire et disposant d’une conquête efficace, le Leinster visait un quatrième essai, celui du point de bonus offensif. Celui-ci intervenait après une chandelle de Kearney récupérée par l’arrière international irlandais lui-même. Il poursuivait son action et Heaslip allait en terre promise (67e). Le Racing ne pouvait que constater les dégâts mais espérait toujours glaner le bonus défensif, n’étant qu’à onze unités. Essayant de monopoliser le ballon, les Franciliens laissaient tomber trop de ballons et s’exposaient au contre. Ce qui se produisait juste avant la sirène, McFadden parachevait la belle copie du Leinster en surclassant en vitesse pure l’ailier Saubade (80e).

Bien trop vert, le Racing-Metro a pu mesurer l’écart qui le sépare du haut niveau européen. L’actuel leader du Top 14 est tout simplement tombé sur plus fort que lui. L’opération est en parallèle excellente pour le Leinster, surtout dans cette poule de la mort avec Clermont et les Saracens.

 - Rugbyrama
 
 
 
À ne pas manquer
  • Abonnement

    Gérez votre abonnement ou abonnez-vous à Midi Olympique, le journal du rugby : voir toutes nos offres…

  • La chronique de Pierre Villepreux

    Ancien international français, il a également été entraîneur du XV de France et reste encore aujourd'hui un des personnages phare du rugby Français.

  • Toutes nos vidéos

    Retrouvez toutes nos vidéos de rugby…

Suivre Eurosport.com
 
Sur Facebook
 
Sur Twitter
 
Sur Mobile
iPhone | Android |