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Leicester a les crocs

Leicester a les crocs

Le 21/10/2017 à 11:19Mis à jour Le 21/10/2017 à 12:23

CHAMPIONS CUP - Frustrés de n'avoir ramené qu'un point de bonus défensif de leur déplacement dans les Hauts-de-Seine, les Tigers de Leicester attendent les Castrais de pied ferme. Méfiance...

De notre envoyé spécial à Leicester,

    Le coup n'est vraiment pas passé loin. Et s'il avait porté, il aurait fait très mal aux Racingmen, alors défaits d'emblée sur leur pelouse pour leur entrée en Coupe d'Europe, hypothéquant ainsi largement leurs chances pour la suite. Tout le monde le sait, la Champions Cup est si courte que la moindre défaite à domicile vous sort quasi immédiatement de la course. Les Racingmen s'en sont bien sortis donc... "Leone Nakarawa nous a vraiment fait mal. Il est tellement grand que nos mecs ne savaient même plus comment le plaquer : en bas ? Ça ne sert à rien. En haut ? Il lève le bras et le ballon se trouve d'un coup à plus de trois mètres du sol", nous confiait vendredi Boris Stankovitch, l'ex-pilier d'Albi et de Leicester, revenu chez les Tigers pour s'occuper de la mêlée.

    Leur plan avait pourtant fonctionné. Face à une équipe aussi lourde que le Racing 92, les Anglais avaient fait le pari du jeu à outrance dans le but de fatiguer la grosse bête francilienne. Résultat : le triangle arrière formé par les trois internationaux Jonny May (Angleterre), Nick Malouf (Australie à VII), et Telusa Veainu (Tonga) est intervenu aux quatre coins du terrain pour assurer la continuité du jeu déployé par l'excellente charnière Ben Youngs – George Ford.

    "Nous nous battrons jusqu'au bout"

    Malgré une statistique de possession plutôt équilibrée, les Anglais ont terminé la rencontre avec un bien plus grand nombre de passes (185 contre 132). Ils ont même surpris d'emblée les Franciliens en marquant dès la deuxième minute par l'ancien flanker agenais Luke Hamilton. Le Racing a ensuite repris le contrôle du score grâce, une fois encore, à son extra-terrestre fidjien Leone Nakarawa qui a baladé les Anglais comme un pro de la NBA humilierait n'importe quel amateur.

    Mais ici, à Leicester, on prend la Coupe d'Europe très au sérieux. Cette compétition est inscrite dans le patrimoine du club. Les Tigers comptent deux titres (2001 et 2002), trois finales (1997, 2007 et 2009) et trois demi-finales (2005, 2010, 2016). Les faibles intervalles séparant ces dates montrent une chose : à chaque saison, la Coupe d'Europe fait partie des objectifs prioritaires du club des Midlands. Et cette saison, rien n'a changé.

    Avec un recrutement cinq étoiles qui lui a permis d'attirer deux des meilleurs joueurs du XV de la Rose, l'ouvreur George Ford et l'ailier Jonny May, il n'y a pas de raison pour que cela change : "Au Racing, nous avons montré que nous nous battrons jusqu'au bout pour sortir de cette poule", prévenait cette semaine le demi de mêlée Ben Youngs. "Quand on voit ce de quoi sont capables les Saracens, qui ont mis presque soixante points à Northampton, c'est impressionnant. Mais c'est là où nous devons aller. Désormais, ils fixent les standards. A nous de les rejoindre. Si nous gagnons samedi, nous nous replaçons dans la course avant notre double confrontation contre le Munster. En tout cas, nous sommes déjà heureux d'avoir mieux commencé la compétition que l'année dernière, qui avait été atroce. Cela montre que nous avons progressé. Naturellement, ce club en veut toujours plus. Et nous aussi." Les Castrais sont prévenus...

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