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Munster-Stade français (26-13) - Le Stade français l'avait senti: il a vécu une sale après-midi

Le Stade français l'avait senti: il a vécu une sale après-midi au Munster

Mis à jourLe 16/01/2016 à 16:15

Publiéle 16/01/2016 à 15:47

Mis à jourLe 16/01/2016 à 16:15

Publiéle 16/01/2016 à 15:47

Article de Julien PUYUELO
Dans cet article

COUPE D'EUROPE - Pourtant large vainqueur la semaine dernière du Munster, le Stade français n'a pas réussi à enchaîner face aux Irlandais et s'est incliné à Thomond Park (26-13). Une mauvaise affaire qui complique sérieusement la course à la qualification des Parisiens.

Coupable de deux erreurs défensives entre la 39e et la 41e, le Stade français a cédé 26-13 face au Munster ce samedi à Thomond Park. C'est d'autant plus rageant que les Parisiens avaient assuré une première période sans folie mais marquée par une grande application et une grosse débauche d'énergie. Pourtant déjà éliminé avant le coup d'envoi, le Munster n'a pas lâché sa proie, proposant un jeu un poil fade mais toujours très efficace. Paris n'est pas encore éliminé de la Champions Cup mais il lui faudra gagner le week-end prochain face à Leicester et espérer des résultats favorables dans les autres poules pour décrocher une place en quarts.

Irréprochables en défense pendant quarante minutes, les Parisiens ont eu tout au plus une quinzaine de secondes de flottement, suffisant pour encaisser trois essais. Le premier sur un maul après pénaltouche, le deuxième sur une faute d’inattention lourde de conséquence juste avant la pause et le troisième, au retour des citrons… Un véritable coup de massue qui ne récompense pas l’investissement des hommes. Car malgré la défaite, assez lourde, on ne peut pas dire du Stade français qu’il a totalement raté son match. La mêlée a donné satisfaction, la touche a fourni quelques munitions mais l’exploitation de celles-ci a été trop timide. Et que dire de la défense ? Excepté ces fautes de goût juste avant et juste après la pause, elle a tenu son rang : les avants munstermen se sont usés la couenne sur le mur parisien obligeant Murray et Keatley à user du pied et à se débarrasser du ballon durant tout le premier acte.

La bête endormie

Mais ce Munster reste une bête endormie. Sans imagination durant de longues minutes, les gars de Limerick ont l’art de poinçonner leurs adversaires à la moindre occasion. Ce fut le cas sur le premier essai né d’une pénaltouche puis du deuxième et du troisième sur des hésitations défensives. Si ce n’est plus la machine à gagner et à détruire des années 2000, ce Munster présente encore de sérieux atouts. Au premier rang desquels l’envie d’agrafer tous les adversaires qui se présentent à Thomond Park.

Les Parisiens n’ont pas réussi à tirer un grand bénéfice de leur domination en mêlée. Car si Paris a Parisse, le Munster s’appuie sur Stander, qui n’a pas son pareil pour sortir les marrons du feu même quand sa mêlée recule… Plus regrettable encore pour les Parisiens, comme pour tous les clubs français d’ailleurs, cette incapacité à se défaire de ses placages au ballon et au buffet qui empêchent toute progression et qui permet à l’adversaire de récupérer le ballon. Ces coffrages en règle ont couté cher aux Stadistes. Paris est toujours vivant mais pour accéder aux quarts de finale, il faudra l’emporter face à Leicester dans une semaine et espérer des résultats favorables dans les autres poules. Tout ça est très hypothétique mais Paris, qui s’est relevé en Top 14, doit aussi pouvoir le faire en Coupe d’Europe.

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