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Coupe d'Europe: Le Racing 92, comme une impression de surpuissance

Le Racing, comme une impression de surpuissance

Le 09/01/2016 à 18:49

CHAMPIONS CUP - Toujours aussi impressionnant en Champions Cup, le Racing a arraché à la dernière minute un troisième bonus offensif en quatre matchs qui le rapproche un peu plus encore d'un quart de finale à domicile. Tout réussi actuellement aux Ciel et Blanc.

Ils étaient quatorze Racingmen à batailler dans l'ultime ballon porté. Une marée ciel et blanche impossible à contenir, même pour des Warriors de Glasgow. Ou comment poser une cerise à cinq points sur un gâteau déjà bien garni, malgré vingt dernières minutes compliquées. Au cœur du groupé-pénétrant, le géant Luke Charteris raconte à sa façon: "Heureusement, c'est un deuxième ligne qui a marqué cet essai et pas l'arrière où un trois-quarts! J'ai dit à Juan (Imhoff, seul joueur sur le terrain absent du ballon porté, ndlr), 'dégage, c'est pour les avants!' (rires). C'était juste super. Glasgow a une bonne défense, mais face à quatorze mecs, c'est dur".

Yannick Nyanga, Brice Dulin et Antonie Claassen (Racing 92) - 9 janvier 2016

Yannick Nyanga, Brice Dulin et Antonie Claassen (Racing 92) - 9 janvier 2016Icon Sport

Dur aussi pour des Écossais qui ont bien commencé et (presque) bien fini cette rencontre, mais en déficit cruel de force face au rouleau compresseur francilien: "C'est vraiment une équipe de très haut niveau", concède le deuxième ligne Jonny Gray. "Il n'y a qu'à regarder ce qu'ils font actuellement en Top 14 et en Coupe d'Europe. C'est un groupe rempli de stars et avec un banc très costaud. Ils ont su faire la différence à des moments clés. Nous sommes évidemment déçus du résultat mais il faut aussi féliciter le Racing".

Charteris: "La puissance, c'est notre force"

Sur le plan comptable, l'opération est exceptionnelle pour les Alto-Séquanais. Pour Laurent Travers, la soirée l'est tout autant. Ses "gros" ont roulé sur le champion de la Ligue celte, avec, à la clé, quatre essais d'avants dont un pour chaque membre de sa première ligne titulaire. Ajoutez à cela un Chris Masoe aux jambes de feu et vous obtenez de réels motifs de jubilation pour le technicien chauve.

Luke Charteris (Racing)

Luke Charteris (Racing) Icon Sport

Il peut d'ailleurs légitimement s'attribuer cette réussite, lui qui, avec Laurent Labit, a opté pour un changement de cap à la pause: "En première période, on a voulu un peu trop jouer", raconte Luke Charteris. "Il faisait beau et on s'est dit qu'on pouvait jouer comme les Barbarians mais c'est impossible. À la mi-temps, les coachs nous ont demandé un jeu plus direct et ça a payé. La puissance, c'est notre force!".

Labit: "On se sent fort, on met la pression sur l'adversaire et une certaine puissance se dégage"

À chaud, Laurent Labit a tout de même glissé un petit bémol dans le flot de satisfaction générale. Ces vingt dernières minutes, la dernière action mise à part, où le Racing s'est relâché un peu vite alors qu'il tenait son adversaire à la gorge. Une période de flottement qui coïncide étrangement avec la sortie de Dan Carter, que l'entraîneur des arrières n'a pas éludée.

Laurent Labit (Racing 92)

Laurent Labit (Racing 92)AFP

L'ancien Castrais savoure malgré tout une situation des plus idylliques en Champions Cup: "C'est difficile d'envisager un meilleur parcours. Cela fait quelques temps maintenant que nous n'avons pas perdu un match en phase de poules. Ce dernier ballon porté à quatorze est le symbole qu'il se passe quelque chose dans cette équipe qu'on n'avait pas senti les deux années précédentes. On se sent fort, on met la pression sur l'adversaire et une certaine puissance se dégage, qui, on le souhaite, sera importante sur la fin de saison. On espère que c'est bon signe pour l'avenir". En pleine confiance, ce Racing à qui tout sourit s'annonce dur à déloger de son nuage.

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