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Champions Cup - Oyonnax compte bien se servir de l'Europe pour préparer sa course au maintien

Oyonnax compte bien se servir de l'Europe pour préparer sa course au maintien

Mis à jourLe 07/01/2016 à 15:39

Publiéle 07/01/2016 à 15:39

Mis à jourLe 07/01/2016 à 15:39

Publiéle 07/01/2016 à 15:39

Article de Julien Plazanet
Dans cet article

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Oyonnax va terminer son aventure en Champions Cup par une double confrontation contre l’Ulster et un duel contre le Stade toulousain qui doivent lui permettre selon son entraineur Johann Authier de - déjà - lancer un (très long) sprint final dans le but d’arracher son maintien en Top 14. Les explications.

Dans l’état actuel des choses, Johann Authier a raison de décréter l’état d’urgence. Avec 14 points, son USO est relégable et si sur les 14 prochaines elle décroche 37 points, comme elle avait su le faire la saison passée à ce stade, cela ferait 51 points. Si on se réfère au classement de 2014-15, ça ne suffirait d’ailleurs pas pour se maintenir mais en 2013-14, ce total lui avait tout juste permis de sauver sa peau.

La marge de manœuvre est donc très faible. "Jusqu’à quand va-t-on dire qu’il reste tant de matches ? Jusqu’à ce que l’on ne soit pas maintenu ? Les autres avancent et l’on n’avance pas. On doit être en mode commando. C’est un éternel sprint. Chaque match doit être joué pour prendre quelque chose et se rassurer sur le contenu. Il n’y a qu’à cette condition que l’on s’en sortira. C’est un sprint long, en effet, mais il faut que l’on soit capable de reproduire les performances" , lance le coach.

Johann Authier (Oyonnax) - décembre 2015
Johann Authier (Oyonnax) - décembre 2015 - Icon Sport
  • Le groupe voulait affronter Agen et non l’Ulster

Ils ne s’en cachent pas, les joueurs auraient préféré affronter Agen comme cela était initialement prévu avant que les dramatiques évènements de Paris n’entrainent une réorganisation du calendrier… Défier les Agenais, rivaux pour le maintien, motive davantage les Oyonnaxiens que la venue de l’Ulster mais "il faut aussi voir le bon côté des choses, on a encore des choses à travailler sur le jeu. Cela nous permettra de continuer à mettre des choses en place et de voir encore quelques joueurs même si on a une idée de ceux qui sont prêts à se battre sur le sprint final"", selon Authier.

Et de préciser : "Ces trois semaines vont permettre de peaufiner notre jeu et de l’améliorer. Si on veut pouvoir espérer se maintenir en Top 14, il faut que l’on monte d’un cran . Ce dernier s’avoue d’ailleurs un peu bloqué par les listes européennes car il aurait aimé voir certains jeunes comme le troisième ligne Patrick Sobela.

  • Trois matches pour préparer le déplacement au Racing 92

Le Top 14 reprendra ses droits le 30 janvier et Oyonnax se rendra à Colombes pour y jouer le Racing 92. Ce rendez-vous est déjà dans les têtes comme l’était celui du Stade français avant même la double confrontation face aux Saracens, qui s’est après coup avérée bénéfique. "On a été capable de se servir de ces matches à haute intensité pour reproduire ça sur un match" , explique Johann Authier. "Ils sont importants pour progresser, bosser dur et la confiance du groupe pour trouver de la continuité", poursuit George Robson.

George Robson (Oyonnax) - août 2015
George Robson (Oyonnax) - août 2015 - Icon Sport

Le deuxième ligne qui révèle par ailleurs un secret de polichinelle à savoir que le groupe est atteint psychologiquement par la lourde défaite à Grenoble (42-17) et qu’il s’en veut d’avoir lâché mentalement. Face aux Irlandais, il faudra donc faire mieux en termes de concentration et d’intensité et enfin trouver la solution pour reproduire les efforts d’un week-end sur l’autre.

  • Un marathon qui use et une marge de manœuvre plutôt limitée

À leur décharge, les Oyomen n’ont pas été épargnés par les blessures dans un marathon de 16 matches, pourtant le même pour toutes les équipes. Le changement de coach avait pour vocation de créer un électrochoc mais il a aussi fallu appréhender une nouvelle évolution du système de jeu après l’intégration des recrues. Presque incrédule, George Robson voit dans le Top 14 une répétition difficile des matches "car toutes les semaines c’est une belle équipe ! En Angleterre, on ne connaît pas vraiment La Rochelle par exemple et pourtant c’est très dur d’y jouer !" .

Les joueurs d'Oyonnax - décembre 2015
Les joueurs d'Oyonnax - décembre 2015 - Icon Sport

L’idée est de temporiser avec cette nouvelle parenthèse européenne puis "jouer notre vie à chaque match, y laisser nos tripes ! La base, on commence à l’avoir et maintenant c’est dans les têtes. Soit on a envie d’aller chercher le truc, soit on est en demi-teinte jusqu’au bout et cela risque de nous jouer un sale tour", conclut Johann Authier.

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