Silvère Tian (Oyonnax) à la relance contre Toulouse - 16 janvier 2016 - Eurosport
Champions Cup

Champions Cup - Oyonnax a t-il vraiment retrouvé de la confiance ?

Oyonnax a t-il vraiment retrouvé de la confiance ?
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 21/01/2016 à 15:22 - Publié le 21/01/2016 à 15:10
Par Julien Plazanet - Le 21/01/2016 à 15:22

COUPE D'EUROPE - Alors qu’il lui reste un dernier rendez-vous européen en Ulster, Oyonnax veut poursuivre sa quête de confiance avant de débuter un long sprint final pour son maintien en Top 14. Retrouver de la sérénité n’aura pas été de tout repos mais l’USO semble sur la bonne voie.

"Cela va faire plaisir de travailler avec le plaisir pendant une semaine parce que cette saison, on ne peut pas dire que l’on ait trop eu le sourire", lançait Fabien Cibray quelques instants après le succès des siens face au Stade toulousain (32-14). Ces mots du demi de mêlée sont un témoignage supplémentaire pour traduire qu’en plus de résultats sportifs difficiles, l’USO traverse une saison compliquée en interne. Chaque victoire constitue donc un bol d’air non négligeable et alors que se profile un dernier voyage européen en Ulster, l’idée sera toujours de faire le plein de confiance pour aborder le (très long) sprint final du maintien en Top 14.

Azam et Weepu sont partis, Authier est arrivé

Il est évident que la bonne ambiance est souvent conditionnée par les résultats – les deux sont liés – mais il a fallu en plus appréhender la mise à l’écart d’Olivier Azam et récemment l’éviction de Piri Weepu. Selon nos informations, le premier événement a divisé le groupe. Certains joueurs historiques n’ont pas hésité à demander la tête de leur entraineur auprès de la direction alors que d’autres ne voyaient pas d’un mauvais œil le fait que leur désormais ex-entraineur ait fait le choix d’axer la préparation sur le physique, notamment de manière à pouvoir appréhender au mieux la nouvelle surface synthétique. La gestion de Lipi Sinnott n’a pas aidé car Olivier Azam ne souhaitait pas travailler avec le Néo-Zélandais pourtant très apprécié d’une partie des joueurs. Cela a cristallisé les tensions. L’absence de dialogue a fait que les deux parties ont campé sur leurs positions avec la finalité que l’on connaît...

Johann Authier (Oyonnax) - décembre 2015
Johann Authier (Oyonnax) - décembre 2015 - Icon Sport

On remarquera au passage que les adjoints Pascal Peyron et Stéphane Glas sont un poil en retrait tandis que Johann Authier est arrivé au chevet. Il ne pouvait endosser facilement le rôle de "faiseur de miracle" au sein d’un groupe désuni qui avait déjà été en grande partie renouvelé cet été. "Le problème quand on reprend un groupe meurtri, qui n’a pas de certitude sur le jeu, on ne peut pas tout chambouler d’un coup. On fonctionne par étape et l’on a fait un travail d’intersaison en pleine saison", témoigne le jeune technicien qui s’est un peu inspiré de ce qu’avait fait avant lui un certain Christophe Urios, à savoir être avant tout solide sur les bases. Et toujours selon nos informations, cela n’a pas plus à tout le monde comme un certain Piri Weepu, mis face à ses responsabilités par son coach après avoir critiqué vertement la méthodologie, et débarqué la faute aussi à son comportement.

Gagner pour justifier les méthodes et valider le travail accompli

La victoire face au Stade français en Top 14 fin décembre et ce nouveau succès contre le Stade toulousain en Champions Cup sont des motifs de satisfaction. "Je ne pense pas que l’on ait plus d’armes mais on a plus de confiance en nous. Peut-être que l’on joue moins avec le frein à main", explique l’ailier Dug Codjo. Le groupe se ravit de manière assez unanime de la clarté que Johann Authier a ramenée. Il y a quelques semaines, le pilier Antoine Guillamon n’avait pas hésité à dire que "tout a été simplifié. Maintenant, on sait exactement quel est le rôle de chacun". Plus que dans le jeu, l’organisation aussi a été revue. "On a changé les semaines avec un turnover assez intelligent pour faire récupérer les joueurs ce qui nous a permis d’avoir une certaine fraicheur à certains moments", précise Johann Authier qui a donc imposé sa rigueur et sa façon de travailler pour enfin faire progresser l’équipe.

Fabien Cibray, le demi de mêlée d'Oyonnax
Fabien Cibray, le demi de mêlée d'Oyonnax - Icon Sport

Contrairement à ce que l’on peut penser et alors que l’aventure se termine, la Coupe d’Europe a été bénéfique pour Johann Authier car "on s’habitue à faire des matches de haute intensité et de haut niveau", dit-il. "On n’a pas trop fait de vidéo sur l’adversaire et on s’est concentré sur nous", précise Fabien Cibray. Partant du principe logique qu’une équipe se construit dans la victoire, elle se forge aussi un caractère par ses performances. Passée tout proche du succès contre l’Ulster, ce fut chose faite contre Toulouse au grand soulagement d’Antoine Guillamon qui "ne voulait pas faire tache. L’honneur est sauf". Ne voulant pas passer pour le petit des compétitions, Oyonnax doit maintenant reproduire ce type de performance sur des matches à plus forte tension en Top 14 mais Silvère Tian le jure : "Je suis sûr que si on fait un très bon match en Ulster, on sera prêt pour le Racing".

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