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Champions Cup - Bordeaux-Bègles: L'UBB ne veut pas se tromper d'objectif

L'UBB ne veut pas se tromper d'objectif

Mis à jourLe 21/01/2016 à 17:51

Publiéle 20/01/2016 à 18:45

Mis à jourLe 21/01/2016 à 17:51

Publiéle 20/01/2016 à 18:45

Article de Pierre FALAR
Dans cet article

COUPE D'EUROPE - L'UBB, ambitieuse en Top 14, devrait poursuivre ses roulements malgré l'infime chance qu'elle possède de disputer les quarts de finale de la Coupe d'Europe.

Avec des si, on referait le monde... Quoi qu'il advienne dimanche au Stade Marcel-Michelin, l'équipe du président Laurent Marti aura réussi sa première campagne de Champions Cup. Elle pourra se regarder fièrement dans la glace avec ses deux victoires bonifiées au compteur face aux Ospreys et Exeter, qui prouvent qu'elle n'était pas là par hasard.

Côté pile, dans cette poule très homogène avec trois autres équipes portées sur le jeu, elle s'est plu à faire bonne figure, en s'offrant une revue d'effectif digne d'un pensionnaire de Challenge Cup (13 changements avant les Ospreys, 14 avant Clermont, 11 avant Exeter). Ce qui ne l'empêche pas d'être encore en position de se qualifier avant la dernière journée.

"Notre crédo ne change pas", explique Émile Ntamack, entraîneur en charge des arrières. "Le turnover n'est pas lié à une conséquence positive ou négative de la performance des joueurs. Les joueurs nous rendent exactement ce que l'on attend d'eux, beaucoup d'investissement, de bonnes choses sur le terrain mais ils sont nombreux et il faut bien les garder en forme tous pour le moment. Donc ça ne changera pas notre politique à Clermont".

Émile Ntamack (UBB)
Émile Ntamack (UBB) - AFP

En Auvergne, privée de Le Bourhis, Auzqui et Connor (blessés), Ledevedec (suspendu) et Hickey (non qualifié), elle devrait cette fois-ci aligner les Kitshoff, Maynadier, Botha, Saili, Braid, Clarkin ou Domvo, au nom de la rotation.

Côté face, peut-on lui reprocher son manque d'expérience, son entame manquée à Exeter (6 premières minutes sans toucher un ballon) avec une équipe quasi-type alors, une semaine après le report du match contre Clermont, dû aux attentats, qui a sensiblement bouleversé ses plans ? En revanche, on est en droit de pointer son manque de maîtrise à deux moments clés de son parcours, payés cash avec les expulsions définitives de Jean-Baptiste Dubié à Swansea (44e minute) et celle de Julien Ledevedec contre Clermont (51e), compromettant ainsi ses deux fins de match.

Une expérience utile pour les échéances à venir

De l'extérieur, on imagine les regrets dans ses rangs, si on se réfère au scénario de cette poule 2 où pour la première fois dans l'histoire des Coupes d'Europe, les quatre équipes sont encore en lice pour la première place avant la dernière journée. Surtout si on rappelle que l'UBB, même bredouille dimanche à Clermont, deviendra avec 11 points l'un des meilleurs quatrième de poules de l'histoire, à égalité avec Édimbourg (2005) et Glasgow (2013).

Matthew Clarkin (Bordeaux-Bègles) - 8 janvier 2016
Matthew Clarkin (Bordeaux-Bègles) - 8 janvier 2016 - Icon Sport

"On n'a aucun regret", résume Ntamack. "On a essayé de jouer tous les matchs le mieux que l'on pouvait, on finira la coupe d'Europe comme ça. On ne va pas changer notre fusil d'épaule. Contre Clermont à l'aller (défaite 28-10), il y avait des garçons qui avaient besoin de temps de jeu, d'autres contre Exeter (victoire 34-27). Ce sera le cas encore dimanche".

"On a appris des choses lors de cette campagne, des garçons ont évolué, grandi, pris en maturité", poursuit-il. "Cette expérience était intéressante dans une poule pas facile, avec de belles équipes. Elle nous servira pour la suite". Jouer Clermont en pensant à Castres et Toulon, les deux prochaines échéances, voilà l'objectif à présent des Bordelais, qui a finalement toujours été le même. "Il est défini, unique, c'est celui de finir dans les six premiers du Top 14", rappelle Ntamack. "C'est bien clair".

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