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Bouscatel: "Dans le contenu des matches et l’état d’esprit, on sent quelque chose qui nous plaît"

Bouscatel: "Dans le contenu des matches et l’état d’esprit, on sent quelque chose qui nous plaît"

Mis à jourLe 15/01/2016 à 09:16

Publiéle 15/01/2016 à 09:15

Mis à jourLe 15/01/2016 à 09:16

Publiéle 15/01/2016 à 09:15

Article de Julien Carrere
Dans cet article

CHAMPIONS CUP - Le président du Stade toulousain, René Bouscatel, a présenté ses vœux à la presse jeudi midi. L’occasion pour lui de jeter un regard sur l’actualité de son club mais aussi d'aborder la question du recrutement. Morceaux choisis.

Président, quel bilan faîtes-vous de ces six premiers mois de compétition ?

René BOUSCATEL: Beaucoup avaient évoqué en début de saison une année de transition mais nous souhaitions dès le départ qu’elle soit le moins possible de transition justement. Nous avons maintenu cette tradition de confier les destinées sportives du club aux gens qui connaissent ce club et je dois dire qu’il n’y a eu aucun souci dans ce partage des responsabilités. Nous sommes premiers ex-æquo du Top 14. Dans le contenu des matches, dans l’état d’esprit, on sent quelque-chose qui nous plaît. On a pu en mesurer la portée lors de notre dernier match au Stadium face à Toulon. On pouvait craindre que depuis que le temps que l’on n’y jouait plus, le public ne reviendrait que progressivement. Il est au contraire revenu d’un coup grâce à l’engouement et l’allégresse apportés par le jeu pratiqué. En qualité de Président, je suis extrêmement satisfait de ce premier semestre.

Le parcours en Coupe d’Europe apporte tout de même un bémol à ces louanges…

R.B: C’est vrai que les résultats en Coupe d’Europe n’ont pas été à la hauteur de ce que nous pouvions attendre. Peut-être d’abord parce que nous avions une adversité que personne n’avait véritablement mesurée. On a peut-être aussi pêché par manque d’expérience : le jeu, l’arbitrage tout est différent. C’est autre chose et peut-être que l’on n’a pas su appréhender ces spécificités.

René Bouscatel (centre) entouré de Jean-Baptiste Elissalde (gauche) et Ugo Mola (droite) lors de la Marseillaise en hommage aux victimes des attentats à Paris - 14 novembre 2015
René Bouscatel (centre) entouré de Jean-Baptiste Elissalde (gauche) et Ugo Mola (droite) lors de la Marseillaise en hommage aux victimes des attentats à Paris - 14 novembre 2015 - Icon Sport
" Nous ne sommes pas plus idiots que les autres et si on ne change pas de politique on l’infléchira un peu"

Concernant le recrutement, le Stade toulousain est-il encore en mesure de lutter avec les autres grosses cylindrées françaises ?

R.B: Nous aurons dans les deux ou trois ans qui viennent un grand renouvellement de joueurs tel que nous l’avons peu connu. Peut-être qu’à un certain moment nous ne l’avons pas assez anticipé. Notre modèle sportif - formation, plan de carrière pour permettre aux joueurs de finir leur carrière au club - est de plus en plus contrecarré par des politiques sportives très différentes dans d’autres clubs qui privilégient un gros turnover de joueurs. Certains privilégient des joueurs en fin de carrière mais à grosse notoriété. Je ne porte aucun jugement de valeurs et puis en ce moment ils gagnent donc ils ont sûrement raison. Nous n’allons pas changer de politique mais sans doute serons-nous moins rigoristes – et j’en assume la responsabilité – dans un futur proche. Nous resterons dans cette philosophie mais vu l’évolution du rugby, il faudra aussi être capable de s’adapter. Nous ne sommes pas plus idiots que les autres et si on ne change pas de politique on l’infléchira un peu.

Pour rentrer dans le détail, où en sont les négociations avec Jean-Marc Doussain ?

R.B: Il y a un accord de principe qui a été conclu mercredi. Comme rien n’est encore signé, on ne l’a pas annoncé mais on s’est tapé dans la main et cela devrait vite se concrétiser (un contrat de deux ans est évoqué, ndlr).

Et concernant Vincent Clerc ou Clément Poitrenaud, également en fin de contrat ?

R.B: Nous n’avons pas encore discuté avec eux. Ni de près ni de loin. On suivra les performances de chacun, on suivra aussi l’évolution de notre effectif et les impératifs qui sont désormais les nôtres avec les nouvelles règlementations.

Gillian Galan, numéro 8 du Stade toulousain
Gillian Galan, numéro 8 du Stade toulousain - Icon Sport
" Nous avons décidé de ne pas recruter spécifiquement au poste de numéro 8"

Quid du staff composé de Jean-Baptiste Elissalde et William Servat ?

R.B: C’est pareil. Il est prévu qu’on doive faire un point tous ensemble. Ce sera une décision collective. C’est souvent au mois de mars que ces choses-là ce décident. Pour le moment, tout va bien.

Pour conclure, comment comptez-vous compenser le départ de Louis Picamoles ?

R.B: Nous avons décidé de ne pas recruter spécifiquement à ce poste car nous avons deux jeunes (Maka et Galan) et des troisièmes lignes capables de dépanner. Nous envisageons d’ailleurs la signature d’une deuxième recrue en troisième ligne (après celle de Talaleli Gray, ndlr). On pourra l’annoncer dans les jours qui viennent (ce devrait être le Castrais Piula Faasalele, ndlr).

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