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23 points d'avance n'ont pas suffi à Oyonnax pour décrocher son premier succès européen !

23 points d'avance n'ont pas suffi à Oyonnax pour décrocher son premier succès européen !

Mis à jourLe 10/01/2016 à 16:32

Publiéle 10/01/2016 à 15:48

Mis à jourLe 10/01/2016 à 16:32

Publiéle 10/01/2016 à 15:48

Article de Tanguy Hamon
Dans cet article

CHAMPIONS CUP - Menant 23-0 à la pause, Oyonnax a totalement craqué en seconde période et s'est incliné 24-23 face à l'Ulster à Charles-Mathon. Rageant, vraiment. La première victoire de son histoire en Champions Cup tendait pourtant les bras à l'USO...

Une mi-temps et puis plus rien. Sur la pelouse de Charles-Mathon, sous la pluie qui tombait avec vigueur dans l’Ain, Oyonnax a échoué très près d’une victoire qui lui aurait fait un bien fou (23-24). Face à une équipe de l’Ulster dépassée par l’envie et l’impact des Oyomen en première période (23-0 !), l’USO a finalement dû courber l’échine une fois de plus cette saison. La faute à une seconde période où les Irlandais leur ont confisqué le ballon. La faute à l’expérience et la qualité de l’effectif adverse, où les entrées en jeu de Pienaar et Jackson à la pause ont été décisives. La faute aussi, peut-être, à ce manque de confiance qui touche l’équipe d’Oyonnax depuis le début de saison et qui l’empêche de sortir la tête de l’eau. Quoi qu'il en soit, l'USO est passé à deux doigts du premier succès de son histoire en Champions Cup.

Car il faut bien le dire, l’USO a réalisé une belle prestation face à l’Ulster. En profitant certainement du manque d’implication irlandaise en début de match, les Oyomen ont rappelé que l’envie et l’esprit de combattant n’avait pas deserté leurs rangs. À l’image de leur capitaine Fa’asavalu, dont les deux premières charges ont déchiré le rideau adverse, ils ont asphyxiés les Ulstermen. Le réalisme qui semblait, lui, les avoir fui depuis le début de saison a même semblé revenir lorsque Tawalo s’est saisi d’un ballon tombé à 10 mètres de son enbut pour s’offrir un essai en solitaire 90 mètres de sprint plus loin (23-0, 39e minute).

La charnière Pienaar-Jackson a tout changé

Mais il faut croire que l’heure de l’éclaircie n’était pas encore arrivée à Oyonnax, à l’image des nuages noirs au-dessus du stade Charles-Mathon. Avec 23 points d’avance et une domination outrageuse de ses hommes, que pouvait bien craindre Johann Autier ? Pas grand chose, si ce n’est un retournement de situation tragique. En faisant entrer en jeu la charnière Pienaar-Jackson, le coach irlandais a décidé d’enfoncer l’USO plus profond dans son mal-être. Le visage de l’Ulster a changé du tout au tout, devenant dominateur sur les impacts, entreprenant ballon en main et bénéficiant de l’appui du vent pour ne laisser ses adversaires pénétrer dans son camp qu’à de très rares occasions.

Jérémie Maurouard (Oyonnax) face à l'Ulster - 10 janvier 2016
Jérémie Maurouard (Oyonnax) face à l'Ulster - 10 janvier 2016 - AFP

Trois essais plus tard (23-21), le sort du match fut scellé par une pénalité de plus de 50 mètres de l’international irlandais (24-23). L’USO a bien eu l’occasion de réagir et repasser devant, mais sa dernière mêlée sur les 22 mètres adverses a cédé. Oyonnax est toujours malade, la victoire s’est encore échappée à lui, malgré un match courageux. Les plus optimistes verront dans ce match (et surtout dans cette première période) une raison d’espérer pour la suite de la saison, les plus pessimistes verront un succès presque offert finalement s’envoler. Les Oyomen voulaient se servir de la coupe d’Europe comme base de travail pour le maintien en Top 14. Ils sont en plein dedans.

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