Stade français-Racing - 30 mars 2014 - Icon Sport
 
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European Challenge Cup

Challenge européen, Paris-Harlequins - Le Stade français, sans ses cadres et sans pression

Le Stade français, sans ses cadres et sans pression

Par Thomas Perotto
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Dernière mise à jour Le 02/04/2014 à 17:52 -
Par Thomas Perotto - Le 02/04/2014 à 17:52
Vendredi, le Stade drançais reçoit les Harlequins à l’occasion des quarts de finale du Challenge européen. Après sa première défaite à domicile lors du derby francilien, le club de la capitale se doit de faire bonne figure devant son public. Mais l’essentiel est peut-être ailleurs…

Les Parisiens en ont gros sur la patate. A n’en pas douter, la défaite face au Racing a laissé des traces. Le derby devait sonner le glas d’une période difficile, marquée par l’absence de plusieurs internationaux. Jean-Bouin, un temps de rêve… Tout était pourtant réuni pour repartir sur de nouvelles bases, et se positionner pour une place en phases finales. "On a reçu un coup sur la tête", admet Gonzalo Quesada. Le Stade français n’a plus son destin en main. Longtemps bien installés dans le quatuor de tête, les coéquipiers de Pierre Rabadan ont vu leur avance se réduire comme peau de chagrin, au point même de se faire passer devant par la plupart de leurs poursuivants. Le natif d’Aix-en-Provence, au club depuis seize ans, signe son retour dans le groupe après deux mois et demi d’absence : "On est en moins bonne position que début janvier. Je le subis comme toute l’équipe".

L’objectif du club était double en début de saison. Se qualifier dans les deux compétitions dans lesquels il était engagé, avec comme priorité une place dans les six en Top 14. Ce quart de finale européen devait être une coupure agréable, un avant goût en vue des phases finales nationales. Aujourd’hui, les Parisiens ont surtout la tête à Bayonne, même si un match à élimination direct face à une équipe anglaise a toujours un parfum particulier. "C’est plus sympa de jouer contre un club étranger. Ce sont souvent des matchs qui ne ressemblent pas à ce qu’on peut vivre en Top 14", confirme Jérôme Porical.

Sauver ce qui peut l’être 

Malgré l’ambiance particulière qui règne au Saut du Loup, le centre d’entraînement du Stade français, pas question de sombrer dans le défaitisme. Ce quart de finale face aux Harlequins, les Parisiens ne le galvauderont pas. L’enthousiasme et l’envie seront bien là. Mais quid des automatismes ? De nombreux cadres laissés au repos, ce sont quinze joueurs frais mais en manque de temps de jeu qui devraient débuter la rencontre. "C’est l’opportunité pour certains joueurs de se montrer", confie Quesada. "On a la ferme intention de faire un match costaud", abonde Rabadan. Face à une grosse écurie qui a joué les phases de poules de la H Cup, les Parisiens n’auront pas d’autre choix, s’ils espèrent se qualifier.

Une chose est sûre, le Stade français jouera sans pression. "Le principal objectif de ce match, c’est montrer un beau visage", explique le technicien argentin. "On va essayer de rivaliser, et au-delà du résultat, de faire un bon match", poursuit-il. Après avoir privilégié des entraînements ludiques en début de semaine, nul doute que le staff parisien saura préparer ses troupes pour affronter une des équipes les plus prestigieuses d’Europe. A ceux qui joueront d’insuffler, autant que faire se peut, une nouvelle dynamique au groupe. "Ce qui est important c’est qu’on ramène un peu de fraîcheur, qu’on remobilise tout le monde pour sauver ce qui peut l’être sur la fin de saison", espère Pierre Rabadan.