Benjamin Petre - agen montpellier - 1er septembre 2012 - Icon Sport
 
Challenge Européen

Que de regrets pour Agen

Que de regrets pour Agen

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 18/10/2012 à 23:18 -
Par Rugbyrama - Le 18/10/2012 à 23:18
Dans un finish cruel, les Agenais ont vu la victoire leur échapper durant les dernières secondes de la partie face aux Anglais de Bath, qui prennent également le bonus offensif (22-27).
 

Malgré une formation remaniée et rajeunie avec quelques cadres laissés au repos avant les réceptions de Castres et Clermont en Top 14, Agen est passé de peu à côté d’un très gros coup face à Bath. Même si l’Amlin Cup est loin d’occuper tous les esprits et de constituer un objectif prioritaire du côte d’Armandie, cette première confrontation face aux Anglais avait des allures de huitième de finale aller, Bucarest et Calvisano n’ayant qu’un rôle mineur à jouer dans cette poule.

Dès lors, les Agenais ont pris la venue de Bath très au sérieux. Et ils s’y sont « filés », au point de croire jusqu’à quelques secondes du terme qu’ils allaient prendre le dessus sur des Anglais habitués à la grande Coupe d’Europe. Et ces derniers n’avaient d’ailleurs pas envoyé les seconds couteaux dans le Lot-et-Garonne comme en témoignent les présences sur le pré des Louw, Donald, Hipkiss et autres Abendanon. Les larmes de Benjamin Petre dès le coup de sifflet final ne mentent pas : cette défaite est cruelle, d’autant que Bath arrache du même coup le bonus offensif.

Une leçon de conservation

Seulement, un match tient à peu de choses. A un plaquage manqué sur une attaque en première main à auteur de la ligne médiane par exemple. Derrière, tout s’enchaîne très vite. Une fois désorganisée, la défense du SUALG n’a pas su trouver le moyen de contrer les avancées successives des Anglais, dont la dernière, sorte de mise à mort, a été portée par Louw (22-27, 80e). Et quand on sait que jusqu’alors, les coéquipiers de Balès s’étaient montrés séduisants, appliqués et vaillants au possible, l’on comprend aisément tous les regrets qui peuvent les habiter.

Contre le vent en première période, ils ont en effet donné une leçon de conservation à leurs hôtes avec un jeu peut-être minimaliste mais ô combien efficace. Privé de ballons, Bath a subi, rompu sur un essai de Petre (7-0, 4e) mais est toujours resté dans la course grâce à l’excellente tenue de sa mêlée, seul véritable secteur grinçant côté agenais. Par deux fois, les avants anglais ont humilié leurs homologues, à chaque fois sur des introductions de Balès. La première à cinq mètres de leur ligne (19e), la deuxième de l’autre côté du terrain pour l’essai de Claassens (10-8, 34e).

Lagarde maintient Agen à flot

Contre le vent, et malgré la bonne gestion lot-et-garonnaise, les Anglais se sont alors mis à jouer. Les interventions tranchantes d’Abendanon dans la ligne ont quelque peu semé la panique dans les rangs agenais, au point de voir Eastmond (13-15, 47e) et Donald (16-20, 55e) pointer eux aussi en terre promise. Les conséquences des quelques oublis défensifs n’ont pas été immédiates. Car heureusement, Lagarde à longtemps maintenu le navire à flot, avec à son crédit un sans-faute (6/6) qui, pensait-on, allait mener les siens vers la voix du succès. Le sort, et surtout les Anglais (désormais promis à la première place), en ont décidé autrement.

 
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