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Challenge Européen

Finale Amlin Cup 2013 - Leinster-Stade français (34-13) - Rêve brisé pour le Stade français

Rêve brisé pour le Stade français

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 17/05/2013 à 23:47 -
Par Rugbyrama - Le 17/05/2013 à 23:47
Le Stade français s'est incliné en finale d'Amlin Cup devant un Leinster incroyable d'efficacité (34-13). Les Parisiens n'iront pas en H Cup l'an prochain.

Décidément, c'était une semaine européenne où il fallait porter un maillot bleu. Bleu comme Chelsea, cousin du ballon rond ; bleu comme le maillot du Leinster. Pour pousser la similitude plus loin, tellement elle est marquante, il faut savoir que Chelsea et le Leinster avaient, l'an dernier remporté la grande Coupe d'Europe (Ligue des Champions pour l'un, H Cup pour l'autre). Un an plus tard, les deux équipes ont récidivé. Mais dans la "petite" Coupe d'Europe. Europa League pour les Blues de Chelsea, et donc Amlin Cup pour les Blues d'Irlande. Face au Stade français, les coéquipiers de Jonathan Sexton ont surtout fait parler leur expérience et leur efficacité pour s'imposer facilement (34-13).

Le blues, les Parisiens l'ont vite ressenti. Dès la troisième minute à vrai dire, quand Madigan venait planter le premier accord symphonique dans un RDS Stadium conquis (7-0). Après un jeu au large, Nacewa venait prendre l'intervalle dans l'axe de son ouvreur, avant de parfaitement négocier un trois contre deux. Le refrain connu, les supporters du Leinster - à domicile - chanteront deux fois de plus en première mi-temps. Isaac Boss, le demi de mêlée du Leinster, voyait que la couverture parisienne n'était pas assurée dans le fond du terrain. A la course, Conway était plus rapide que Dupuy qui venait rattraper l'erreur de placement de Sinzelle et Porical. C'est même le talonneur Cronin qui était à la conclusion (19e, 14-0). Le jeu au pied viendra également crucifier les Parisiens. Le génial ouvreur qu'est Sexton, voyant que les espaces étaient fermés au centre du terrain, cherchait son ailier d'une transversale au pied. Nacewa, facile, offrait un essai et un plongeon dans l'en-but à Kearney (28ème, 21-6). La messe était dite. Le concerto irlandais bien précis.

Paris trop stérile

Les Parisiens regretteront sûrement leur domination outrancières dans les 22 mètres adverses. Notamment en première mi-temps (15e, 33e) sur de longues séquences. Mais une mauvaise passe venait à chaque fois casser plus de quinze phases de jeu. En défense, les Irlandais ont été très appliqués, mettant beaucoup d'agressivité pour récupérer les ballons fébriles tenus par les hommes de la Capitale.

La deuxième période a failli se résumer à la même litanie. Malgré une bonne domination, quelques fautes de mains continuaient à polluer le jeu parisien. Un soupçon d'espoir venait réchauffer les cœurs français quand Sinzelle aplatissait sur une passe acrobatique de Bonneval (65e, 27-13). Avant cela, Sexton avait plié l'affaire - si tant est qu'elle ne l'était pas - grâce à deux pénalité lointaines. Six sur six au pied, une passe décisive et une alternance impeccable dans le jeu. Le Leinsterman fera l'an prochain le bonheur du Racing-Metro. Mais tout de suite, c'est le bonheur des Catalans qu'il fait, puisque l'Usap hérite d'un billet pour la H Cup l'an prochain. De son côté, le Stade français perd sa quatrième finale européenne... Le Leinster, lui, a l'habitude de gagner ce genre de rencontres. Toute la différence est là.