Jean Pascal Barraque - 23.03.2013 - Biarritz Clermont - Icon Sport
 
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Challenge Européen

Amlin Challenge Cup - Gloucester-Biarritz (31-41) - Biarritz, la force basque

Biarritz, la force basque

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 04/04/2013 à 23:05 -
Par Rugbyrama - Le 04/04/2013 à 23:05
Dans le sillage d'un pack surpuissant, Biarritz a puni Gloucester sur sa pelouse (41-31) pour accéder aux demies. Le tenant du titre est toujours en vie.

Jamais l’indiscipline n’aura coûté aussi cher à un club. Gloucester l’a appris à ses dépens et s’en souviendra. A l’heure de jeu, la rencontre était pliée en faveur des Basques (17-34). Avant ça, il y a eu la leçon-punition. En première mi-temps de ce quart de finale, les Anglais recevaient deux cartons jaunes. Et la sanction a été à chaque fois immédiate. Les Biarrots ont joué les punisseurs. Le pilier Chistolini était d’abord mis dix minutes au frigo pour plaquage sans ballon (19e). La réponse intervenait par la pénalité passée dans la foulée par Yachvili (8-6). Mais la grosse sanction arrivait cinq minutes plus tard. Sur une relance de l’Argentin Marcelo Bosch, celui-ci trouvait à hauteur Ngwenya. Fort de sa vitesse, il écartait un défenseur, en fixait deux, avant de servir Teddy Thomas qui marquait 40 mètres plus loin (24e, 8-13).

Le jeune ailier biarrot (19 ans) allait même se fendre d’un doublé. Après un gros ballon porté sur 30 mètres, Yachvili déposait une merveille de passe au pied dans les bras de son coéquipier, aux faux-airs de Benjamin Fall, Thomas aplatissait en coin (32e, 11-20). Deux minutes avant, Britton était lui aussi allé se reposer dix minutes sur le banc après un plaquage dangereux. Au final, les Cherry and White ont joué vingt minutes à quatorze lors du premier acte. Suffisamment pour craquer et encaisser un troisième essai à la 37e. La puissance des avants basques envoyait Arnaud Héguy dans l’en-but, sur un nouveau ballon porté parfaitement maîtrisé (14-27).

Yachvili-Ngwenya, les détonnateurs

Petits effets, grandes conséquences, c’est la leçon du soir. Pourtant, les Anglais ont eu le mérite de proposer beaucoup de jeu. Ils relançaient très souvent de leurs 22m. Ce temps de jeu effectif important se traduisait par une absence criante de mêlée, puisqu’il fallait attendre la… 51e minute pour en voir une ! Fait rare, qu’il convient de signaler. Cela dit, les Biarrots exploitaient à merveille toutes les erreurs adverses. Alors que semblait se dessiner un retour anglais, sur un de leurs temps forts, les Anglais commettaient un en-avant. Et comme depuis le début du match, la punition se faisait vite sentir. Yachvili - quel joueur, faut-il le rappeler ! - allongeait une passe de trente mètres pour relancer. Ngwenya avait le temps de mettre les gaz, de prendre tout le monde de vitesse sur l’aile gauche, avant de remettre intérieur pour Benoit Baby qui filait marquer le quatrième essai (57e, 17-34). Les Anglais ont été corrigés à tous les instants… Leurs deux essais successifs (79e, 82e, 31-41) ont simplement le mérite de réduire le score alors que tout était déjà ficelé.

Cela a souri aux Biarrots qui se sont vite envolés vers la demi-finale, pour défendre leur titre. Surtout, les Basques d’Imanol Harinordoquy - après avoir battu Clermont et Grenoble - confirment que la fin de saison a de fortes teintes rouges et blanches. Le prochain rendez-vous européen aura lieu sur la pelouse des Wasps ou du Leinster. Il faudra là aussi de la couleur.