Joe Van Niekerk - Toulon Biarritz - 18 mai 2012 - AFP
 
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Challenge Européen

Toulon, plus puissant mais moins aérien

Toulon, plus puissant mais moins aérien

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 19/05/2012 à 11:12 -
Par Rugbyrama - Le 19/05/2012 à 11:12
Malgré sa nette domination en mêlée fermée, Toulon n’a pas réussi à faire la différence face à Biarritz en raison d’une touche défaillante. Si Wilkinson et Lapeyre ont raté trois pénalités, le jeu au pied d’occupation des Varois a souffert la comparaison avec celui des Basques.

. Toulon, une mêlée souveraine…

C’est bien simple: Toulon a remporté toutes les mêlées de la rencontre. Problème : il n’y en a eu que très peu d’ordonner (seulement sept !) malgré des conditions climatiques difficiles propices aux en-avant. A quatre reprises, le RCT a obtenu des pénalités et deux bras cassés avant de récupérer une munition sur introduction biarrote. Bref, la puissance de la première ligne de Toulon s’est avérée indéniable mais cela n’a pas été assez bénéfique aux coéquipiers de Sébastien Bruno. Dominé, Biarritz a tenté d’anticiper les commandements. En vain, M. Barnes se montrant intraitable dans ce domaine. Largement supérieur dans la dimension physique, Toulon n’a peut-être pas usé suffisamment des mauls pénétrants pour mettre à la faute des Biarrots vigilants en défense.

. …mais une touche défaillante !

Dans une rencontre fermée et rendue difficile par une petite bruine fine, la conquête devient la clé du match. Et si les hommes de Bernard Laporte ont excellé en mêlée fermée, ils ont montré des lacunes en touche. Sur vingt lancers, six ont été perdus. Sur la première touche, Sébastien Bruno a dû faire face à une situation délicate à 5m de son en-but. Qu’il n’a pas su réussir malgré son expérience. Dès lors, le lanceur varois a douté, tout comme son alignement. Le jeune Orioli, rentré vers la 50e minute, s’est lui aussi montré friable dans ce domaine, Harinordoquy et Taele lisant à merveille les combines adverses. Bref, Biarritz a remporté la bataille des airs (deux échecs sur quinze lancers). Ce qui a fait la différence au final.

. L’occupation parfaite du BOPB

Si les touches ont été aussi nombreuses dans cette rencontre (35 !), c’est que les deux équipes ont usé bien trop souvent du jeu au pied. Pour Biarritz, c’était la tactique prévue afin d’éviter l’affrontement face à la puissance des Toulonnais. Il ne faut pas se le cacher, les Basques ont donné une leçon dans ce secteur. En première mi-temps notamment où Peyrelongue et Haylett-Petty ont trouvé des touches magnifiques dans les 22m varois. Et que dire de la prestation de Yachvili ? Le demi de mêlée international a semblé marcher sur l’eau en première mi-temps, jouant tout le temps juste. Sa copie aurait pu être parfaite sans deux coups de pied directs hors des limites du terrain en seconde période. En face, le jeu au pied de Wilkinson, Giteau ou Lapeyre ne s’est jamais montré dangereux.

. La nervosité toulonnaise

Face au jeu minimaliste mais tellement efficace des Biarrots, le RCT s’est montré nerveux. Si le nombre de pénalités est sensiblement le même de part et d’autre (13 pénalités concédées par Toulon, 11 par Biarritz), les coéquipiers de Joe Van Niekerk ont toutefois écopé de deux cartons jaunes. Sur le premier (46e), le pilier Carl Hayman n’était pas loin du rouge pour un plaquage cathédrale. Sur le second (53e), le troisième ligne Steffon Armitage s’est laissé aller par son enthousiasme et a payé une succession de fautes. Ces deux cartons ont couté six points, ce qui fait très cher au final. Enfin, sur la dernière action, les Toulonnais, de manière incompréhensible, n’ont pas servi Jonny Wilkinson pour tenter le drop de l’égalisation. Au contraire, les avants ont effectué trop de points de fixation, commettant une faute stupide. Et fatale.