Thion - Yachvili - Lauret - Finale Challenge - 18 mai 2012 - AFP
 
Challenge Européen

Biarritz, empereur d'Europe

Biarritz, empereur d'Europe

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 19/05/2012 à 14:17 -
Par Rugbyrama - Le 19/05/2012 à 14:17
Grâce au sans faute au pied de Yachvili, Biarritz remporte le Challenge européen en battant Toulon (21-18) et jouera la H Cup l'an prochain. Malgré sa supériorité en mêlée, le RCT n'a jamais réussi à trouver la faille face à des Basques intelligents dans l'occupation du terrain.
 

Les larmes de Sylvain Marconnet. Celles de Patrice Lagisquet. Emus, tous deux, alors que la sirène du Stoop a signé la fin de leur aventure sous le maillot du Biarritz Olympique. La joie d’un groupe biarrot, englué dans les dernières places du Top 14, il y a encore quelques mois. Et puis, la sérénité de Dimitri Yachvili, auteur de 21 points au pied pour son équipe. Soit la totalité du score final. Une équipe qui joue avec Dimitri Yachvili n’a jamais perdu d’avance, a-t-on pu constater cette saison. Ainsi, face à l’ogre toulonnais et ses stars (Hayman, Van Niekerk, Wilkinson, Giteau, Bastareaud, Palisson), l’expérience et l’abnégation du BO ont suffi à remporter un titre européen.

Cette finale de l’Amlin Challenge Cup, comme on pouvait s’y attendre, n’a pas été le théâtre du jeu à foison et des mouvements au large. Trop restreintes dans leur projet de jeu, les deux équipes ont privilégié le jeu d’avant, les mauls à répétition. Mais surtout les chandelles interminables et le jeu au pied d’occupation. A ce petit jeu là, la touche toulonnaise a été la grande perdante du match. Les lancers de Sébastien Bruno et Jean-Charles Orioli ont de trop nombreuses fois été contrés par l’alignement adverse, emmené par Pelu Taele, Wenceslas Lauret ou Imanol Harinordoquy.

Yachvili, comme d’hab’

Dès la première période, on voyait bien que l’indiscipline serait la seule à décider du sort final. Les fautes au sol ont permis aux buteurs respectifs d’enquiller les points. Dimitri Yachvili a pris un malin plaisir à punir le RCT, à sept reprises, en autant de tentatives. En face, Jonny Wilkinson a failli deux fois face aux perches. Deux fois de trop, qui auraient permis à Toulon de l’emporter. Cruel sort pour un joueur si souvent loué pour sa précision. En fin de match, les pick and go se sont succédés sur les 22m biarrots. De façon à mettre en bonne position l’ouvreur anglais pour un drop synonyme de prolongation. Mais une phase de trop et un contact entre deux Varois a suffit à donner le trophée aux Basques. Le soulagement était immense dans les rangs du BOPB.

Les Biarrots, débarrassés de la pression dans une saison où ils ont lutté pour le maintien, arrivaient au Twickenham Stoop avec des ambitions de grandeur et de rachat. Ils en repartent chargés d’émotions et de bonheur. Bonheur doublement justifié. Ils sauvent d’une part leur saison, en remportant un titre européen… qui leur donne du même coup le droit de jouer la fameuse H Cup – sportivement et financièrement indispensable – l’an prochain. Les regards toulonnais se portent maintenant vers la suite de la fin de saison. Qui s’annonce tout aussi passionnante, avec un barrage face au Racing à disputer. Il faut tourner la page du côté de la rade. Le Biarritz Olympique, lui, a prouvé qu’il n’était pas mort. Il trône même sur – le deuxième – toit de l’Europe.

 
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