Dimitri Yachvili - Biarritz Brive - 28 avril 2012 - Icon Sport
 
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Challenge Européen

Biarritz a pris son pied contre Brive

Biarritz a pris son pied contre Brive

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 28/04/2012 à 18:45 -
Par Rugbyrama - Le 28/04/2012 à 18:45
Dans des conditions climatiques particulièrement difficiles, le Biarritz olympique sur sa supériorité dans le secteur du jeu au pied pour mettre les Brivistes sous pression. Tactique gagnante, puisque les Biarrots se sont qualifiés pour la finale du Challenge européen.

Dimitri Yachvili a encore frappé. Le demi de mêlée tricolore et maître à jouer de la maison basque a encore inscrit les trois-quarts des points de son équipe au pied. Quatorze des dix-neuf points, soit quatre pénalités et une transformation. Rien que ça. L’on évitera pour autant d’en faire des tonnes sur cette énième performance du demi de mêlée basque. Car le Basque n’a pas été le seul a se montrer diaboliquement efficace au pied. Dans son sillage, Marcelo Bosch et Iain Balshaw n’ont pas été en reste dans le jeu au pied de pression et d’occupation. Ainsi, le premier fut à l’auteur de quelques terribles chandelles sous lesquelles les mains brivistes tremblèrent. L’essai de Damien Traille le montre: à l’entrée des vingt-deux mètres adverses, le Puma envoie une énorme quille dans le ciel sur Rodney Cooke, alors placé en position d’arrière. Dans les airs, le Briviste perd son duel avec le géant basque et ce dernier marque.

Balshaw a évolué dans un registre tout autre, mais tout aussi efficace: le coups de pied à suivre en bout de ligne. Plutôt que de risquer la passe de trop ou d’aller défier la défense, l’Anglais champion du monde en 2003 a préféré opter pour des coups de pied rasants derrière la défense... obligeant le dernier défenseur, alors mis sous pression, de pousser le ballon en touche,pour offrir de précieux lancers à Arnaud Héguy non loin de la ligne briviste.

Le pied, mais aussi la main

N’allez pour autant pas penser que cette demi-finale européenne s’est résumée à une guerre d’occupation. Et pourtant… les trombes d’eau qui s’abattaient sur Aguilera au coup d’envoi laissaient présager la plus fermée des rencontres. Sans compter l’enjeu… mais il n’en fut rien. Dans ces conditions dantesques, les Biarrots démarrèrent tambours battants, multipliant les passes et les offensives au large. Une stratégie audacieuse, mais qui ne permit pas au BO de franchir le rideau briviste bien en place. Peu inspirés dans le jeu au pied, les Brivistes ont montré plus de réussite en jouant à la main, comme en début de seconde mi-temps, au moment où Antonie Claassen déchira le premier rideau avant de transmettre à hauteur. C’est d’ailleurs suite à cette belle phase que Brive campa dans le camp biarrot pendant un bon quart d’heure… sans marquer. Brive paye donc cher son manque de réalisme, principale qualité de son adversaire du jour.