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RUGBY - CHALLENGE CUP - Nouvelle désillusion pour le Stade français, laminé sur ses terres

Nouvelle désillusion pour le Stade français, laminé sur ses terres par les London Irish
Par Rugbyrama

Le 21/10/2017 à 22:49Mis à jour Le 21/10/2017 à 23:07

CHALLENGE CUP - Le Stade français s'est fait corriger, ce samedi à Jean-Bouin, par les London Irish (7-44). C'est la deuxième défaite en deux matches européens cette saison pour les Parisiens, qui s'étaient inclinés en Sibérie, face à Krasny Yar, la semaine passée (34-29). Le tenant du titre de la "petite" Coupe d'Europe y fait bien pâle figure...

On ne pourra pas reprocher au Stade français son manque de constance. Tant s'en faut. Battus piteusement une semaine plus tôt en Sibérie par le club russe de Krasny Yar (34-29), les Parisiens ont offert une première période dans la droite lignée de leur performance précédente. Treize minutes de jeu, trois essais inscrits par les London Irish (0-19)... De quoi s'interroger sur le manque d'appétence des Stadistes pour la Challenge Cup, dont ils détiennent pourtant le trophée.

Aux grandes largesses défensives – une récurrence depuis le début de saison – se sont ajoutées les approximations (essai sur une passe de Plisson interceptée, 13e) et autres mauvais choix du demi de mêlée Charl McLeod. Un exemple ? Ou comment lancer le jeu vers la gauche quand la mêlée tourne littéralement vers la droite (39e) ? Clairement, Paris n'y était pas. Il y a bien eu une pseudo-réaction permettant à Bakary Meïté d'inscrire un essai derrière une mêlée globalement dominatrice durant quarante minutes. Las, les Irish inscrivaient l'essai du bonus offensif juste avant la mi-temps et pliait le sort de la rencontre (7-24).

Des "off-load" révélateurs...

On vous aurait bien raconter la seconde période, mais le risque d'ingurgiter en suivant un tube de Lexomil pour éviter la dépression était trop grand. Le Stade français a bien essayé de jouer. En vain. La faute à trop de lenteur, à un manque de densité physique dans les duels. Jouer après contact requiert d'avancer à l'impact, les Stadistes l'ont appris à leurs dépends.

En seconde période, on a dénombré six tentatives de jeu après impact... Toutes conclues par un en-avant. In fine, ce sont les Londoniens qui ont inscrit trois nouveaux essais en fin de match (74e et 77e et 80e), humiliant un peu plus Rémi Bonfils et ses partenaires. Après seulement deux journées de compétition, même si, évidemment, mathématiquement rien n'est joué, il semble acquis que le Stade français ne conservera pas son titre européen. Et pourra se concentrer sur le Top 14.

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