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Après sa défaite à Krasny Yar, le Stade Français a "honte"

Paris a "honte"

Le 14/10/2017 à 13:37Mis à jour Le 14/10/2017 à 14:02

CHALLENGE CUP - Méconnaissables face à Krasny Yar et logiquement battus par une courageuse équipe russe (34-29), les soldats roses ont du mal à avaler la pilule. Et le font savoir...

Pour être bien clair, il y a deux équipes à Krasnoyarsk : Eniséi, champion de Russie en titre, et Krasny Yar, son glorieux dauphin. Et c'est dans la modeste enceinte de la plus grande ville de Sibérie que les vice-champions de la fédération russe ont fait une entrée historique dans la coupe d'Europe, en battant une équipe du Stade français - tenante du titre ! - méconnaissable à bien des égards, médiocre dans tous les secteurs de jeu et absente sur toutes les phases de combat. "Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?, pestait Julien Dupuy en conférence de presse. C'était juste nul. On a été catastrophiques, en-dessous de tout, ridicules. Quand tu ne respectes pas ton adversaire et les bases du rugby, tu perds, voilà tout."

Pour ce déplacement en Sibérie, le staff technique du Stade français avait choisi de faire tourner son effectif, donnant la chance à des joueurs n'ayant eu jusqu'ici que peu d'opportunités de briller en championnat. A Krasnoyarsk, Geraghty, Bouhraoua, Francoz, De Giovanni, Burden, Yobo ou Cerqueira avaient donc une chance de montrer à leurs entraîneurs qu'ils pouvaient aspirer à davantage de temps de jeu. Verdict ? "Il y a encore beaucoup de travail, poursuit Dupuy. Cette performance n'est pas digne d'un club de Top 14 et remet beaucoup de choses en questions. Je ne préfère pas en dire plus. Je risquerai d'être méchant..."

Meïté : "On entre dans l'histoire de la façon la plus bête qui soit..."

Passé la stupeur, l'exploit historique d'une équipe russe - courageuse mais dont le niveau réel n'excède pas le Pro D2 - laisse peser de nombreux doutes sur l'attitude de certains joueurs parisiens en Sibérie. En vrac, la performance de Shane Geraghty à l'ouverture, la défense sur l'homme de Tony Ensor ou le faible engagement de la paire de centres Paul Williams / Théo Millet furent autant de déceptions au Stade français, une équipe où seuls Bakary Meïté, Julien Arias et, par instants, Terry Bouhraoua, furent en mesure de répondre à l'énergie des locaux.

Meïté, titularisé en numéro 8, conclut ainsi : "A Krasnoyarsk, nous avons fait tout ce qu'il ne fallait pas faire. On a joué à la baballe devant leur rideau défensif sans l'agresser une seule fois. Pourtant, dès que nous pouvions accélérer, nous marquions des essais assez facilement. (...) Aujourd'hui, on entre donc dans l'histoire de la façon la plus bête qui soit: faire partie de l'équipe du Stade français qui a perdu à Krasnoyarsk me fait chier..."

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