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CHALLENGE CUP - Quesada : "Si on laisse des espaces à Bath, l’après-midi peut être très longue"

Quesada : "Si on laisse des espaces à Bath, l’après-midi peut être très, très longue"

Le 21/04/2017 à 20:29

CHALLENGE CUP - Après sa victoire héroïque contre les Ospreys (21-25), le Stade français retrouve Bath en demi-finale de la Challenge Cup (dimanche, 13h30) . Mais pour espérer décrocher une place en finale, les Parisiens devront d’abord résister à l’armada offensive du club anglais.

L’euphorie est quelque peu retombée. Après plus d’un mois aussi invraisemblable qu’euphorisant, le Stade français, battu mercredi sur la pelouse du Castres Olympique (33-10), a retrouvé une forme de normalité. Enfin, presque. Si les espoirs de qualification en phases finales du Top 14 sont toujours préservés, un autre défi attend la formation parisienne, dès dimanche, à Jean-Bouin (13h30) : une demi-finale de Challenge Cup face à Bath !

Et une première question s’impose : la confiance des Parisiens a-t-elle été entamée par ce dernier coup d’arrêt dans le Tarn ? A écouter Gonzalo Quesada, pas vraiment. "L’objectif, c’était d’avoir une continuité de cet état d’esprit", explique le directeur sportif argentin. "On n’avait pas le droit de laisser l’image d’une équipe qui lâche. Le groupe qui a joué à Castres est rentré dans le vestiaire la tête haute. La dynamique n’est pas coupée. Ils ont passé le relais au groupe qui jouera dimanche."

Sergio Parisse (Stade français)

Sergio Parisse (Stade français)Icon Sport

" Il y avait tous les ingrédients pour que ça explose (Sergio Parisse)"

Mercredi, alors que l’équipe première était à Castres, le reste du groupe s’est entraîné seul pour préparer cette échéance européenne. Et la dernière séance, ce vendredi, a confirmé l’extrême concentration des coéquipiers de Sergio Parisse. En revisitant le passé récent du club, difficile de reconnaître certains joueurs.

"J’ai du mal à expliquer ce qu'il se passe depuis un mois", confie le capitaine italien. "Le gros danger, c’était de voir des joueurs éparpillés. On savait depuis longtemps que le staff allait changer. Il y avait tous les ingrédients pour que ça explose et au contraire les joueurs qui auraient pu être les moins impliqués ont été les premiers à tout donner. L’équipe a montré son caractère, l’amour de ce club et du maillot."

Quesada impressionné par les noms

Tombeur de Brive en quart de finale avec cinq essais à la clé (34-20), Bath a confirmé son exceptionnel potentiel offensif avec l’arrière Anthony Watson, les ailiers Semesa Rokoduguni et Matt Banahan, les centres Jonathan Joseph et Ben Tapuai sans oublier l’ouvreur George Ford. Une armada qui débloque de nombreuses situations de jeu. "Quand j’ai regardé le match contre Brive, je me rappelle avoir été impressionné par tous ces noms", lâche Gonzalo Quesada.

"Dès que ces joueurs ont le ballon, il se passe un truc. Ça devient dangereux avec autant de talent, un système de jeu peut-être lisible mais très efficace, très bien exécuté, sans se perdre. Si on les laisse dérouler et que notre défense ne tient pas, ça peut être lourd. Il faut qu’on ait cette capacité à les bloquer. Si on leur laisse des espaces, l’après-midi peut être très, très longue."

Anthony Watson (Bath) - avril 2017

Anthony Watson (Bath) - avril 2017Icon Sport

Mais n’allez pas croire que la formation de Todd Blackadder est intouchable. Malmené depuis plusieurs semaines en Premiership avec quatre défaites lors des cinq dernières journées, Bath a enregistré quelques revers embarrassants à l’image de ce couac à Bristol (12-11) et de cette correction subie face aux Saracens (53-10). Un parcours épineux qui relègue les coéquipiers de Charlie Ewels à quatre longueurs de la 4e place, occupée par Leicester. Autant dire que la Challenge Cup pourrait peut-être sauver la saison des Anglais.

Comme celle du Stade français. "On est conscient que ce match est très important pour l’avenir le club, pour nos supporters", souligne Parisse. "L’enjeu, c’est de gagner pour la première fois un titre européen dans une saison très compliquée ! On va tout faire pour se donner le droit d’aller à Edinburgh..."

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