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Enisey-Brive (10-7) - Cette virée en Russie, Brive s'en souviendra longtemps...

Cette virée en Russie, Brive s'en souviendra longtemps...

Mis à jourLe 14/12/2015 à 17:30

Publiéle 14/12/2015 à 16:50

Mis à jourLe 14/12/2015 à 17:30

Publiéle 14/12/2015 à 16:50

Article de Julien Oury

CHALLENGE CUP - Habitué à arpenter les îles britanniques et l’Italie en Challenge Cup, c’est un déplacement original qui attendait Brive dans ce week-end européen. Destination la Russie pour affronter le club sibérien de l’Enisey-STM à Sotchi. Plus qu’un match, c’est un périple qui laissera de nombreux souvenirs aux Corréziens. Reportage.

Dès le tirage au sort prononcé, et la découverte du club sibérien de l’Enisey-STM dans sa poule, le staff dirigeant du CABCL a compris que ce déplacement demanderait une certaine organisation. La date de ce match si particulier tombe rapidement et oblige le club russe à jouer loin de son stade habituel, à cause du froid et de l’hiver sibérien à cette époque de l’année. C’est donc à 4144 kilomètres de Brive que les deux équipes s’affronteront dans la station balnéaire et olympique de Sotchi, au bord de la mer Noire.

"On a affrété un avion spécial entre Brive et Sotchi afin d’optimiser les temps de transport. Pour couvrir les 4000 km il fallait un peu plus de 4 heures, mais le temps d’enregistrement des bagages et la demi-heure de route nous séparant de l’hôtel ont rallongé un peu le voyage. Mais même avec quelques complications à l’arrivée en Russie, le voyage était tout de même moins compliqué que si nous avions dû nous rendre à Krasnoïask en Sibérie". Nicolas Godignon semble maîtriser la géographie russe sur le bout des doigts, mais qu’en était-il de son adversaire et du jeu à la russe ? "C’était plutôt compliqué d’avoir des images et des infos sur cette équipe en dehors des deux premiers matches de poule. Mais on a vite compris qu’on aurait face à nous une équipe très agressive, puissante physiquement et avec un jeu rude. On s’était préparé en conséquence".

Une demi-tonne de matériel à transporter

Un mois pour obtenir les visas de l’ensemble du groupe, plus d’une demi-tonne de matériel à transporter, mais aussi quelques bonnets et écharpes supplémentaires, ne sachant pas trop à quoi s’attendre au bout du périple… Les Limousins sont prêts à lancer leur "campagne de Russie" dès jeudi. Jean-Baptiste Péjoine, qui dans sa carrière a connu plus d’un déplacement témoigne. "Le voyage s’est très bien passé et finalement l’avion n’est pas pire que cinq ou six heures de bus. On avait prévu quelques vêtements supplémentaires en cas de besoin, mais paradoxalement il faisait peut-être moins froid au bord de la mer Noire à l’arrivée, que lors de notre retour à Brive samedi soir".

Il faut dire qu’à l’arrivée de l’avion, la température aurait pu monter d’un cran dans le groupe corrézien, puisque l’un des membres du staff n’a pas été autorisé à passer la douane. Le demi de mêlée Corrézien nous explique. "Il manquait un feuillet dans le passeport de Patrick Brachet, notre entraineur du jeu au pied. Avec le contexte géopolitique du moment, on n’a pas pu arranger les choses et Patrick est resté en transit pendant plus de 48 heures dans l’aéroport avant de nous retrouver pour le retour. Mais au-delà de ce petit incident administratif, nous avons été vraiment très bien accueilli en Russie". Il est alors temps de découvrir la citée olympique de Sotchi.

Sotchi, ville moderne où il faisait... doux

On connaît Sotchi comme ville hôte des Jeux Olympique d’hiver de 2014. Mais la station balnéaire russe est devenue un des centres névralgiques du sport en Russie avec son circuit de Formule 1 par exemple. Nicolas Godignon joue les guides. "On est situé entre la montagne et la mer Noire. C’est une station balnéaire très moderne même si à cette époque de l’année elle est un peu vide. La température était très douce et nous avons profité de notre vendredi après-midi pour découvrir plus en détail la cité. Certains sont allés découvrir le village Olympique ou se sont approchés du circuit, d’autres sont restés aux alentours de l’hôtel".

Jean-Baptiste Péjoine est lui aussi plutôt agréablement surpris. "On a toujours plus ou moins des clichés avant d’arriver dans un pays. J’avoue que je ne serais sans doute pas venu spontanément en Russie pour voyager et faire du tourisme, mais nous avons découvert une ville très moderne et finalement où il faisait plutôt doux pour la saison". Pas sûr que l’ambiance aurait été la même en plein cœur de la Sibérie …

Premier adversaire à perdre face à un club russe...

Le match tant attendu eu lieu samedi à 14h en Russie (midi en France). Il faisait environ 12 degrés et Brive entre sur la pelouse du stade de Sotchi pour un match piège par excellence. Un horaire inhabituel, un groupe largement remanié après le derby face à Clermont, des jeunes qui découvraient le haut niveau, et un adversaire qui s’avèra plus costaud encore qu’attendu. Brive laissa quelques plumes en route et ramena comme ultime souvenir de ce déplacement un maigre bonus défensif (défaite 10-7). "On a été surpris par la dimension physique de cette équipe. Elle a livré un match cohérent et on se souvient que le Connacht avait envoyé sa meilleure équipe pour réaliser un résultat contre eux (victoire 31-14)". Nicolas Godignon a découvert à cette occasion un rugby rude et bien organisé, mais en aussi en pleine progression.

Pour sa part, Jean-Baptiste Péjoine voulait retenir le positif de ce match malgré le fait d'être la première formation à s'incliner contre une équipe russe sur le scène européenne. "On a été surpris par le niveau tactique et technique de cette équipe qui a aussi mis un haut niveau d’engagement dans cette rencontre. Ils ont réussi à scorer avec efficacité et on les accueillera avec beaucoup de respect la semaine prochaine à Amédée-Domenech". Les Brivistes étaient de retour un peu avant 1 heure du matin en Corrèze avec des images pleins la tête et la volonté de vite se replonger dans la préparation du match retour dès le week-end prochain.

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