Icon Sport

CHALLENGE CUP - Grenoble est à 80 minutes d’un rêve : s’offrir une finale à Lyon

Grenoble est à 80 minutes d’un rêve : s’offrir une finale à Lyon

Le 20/04/2016 à 14:51

CHALLENGE CUP - Pour espérer jouer la finale de Challenge Cup presque à domicile, le FCG doit s’imposer à Londres face aux Harlequins vendredi (20h45). S’ils ne sont pas favoris, les Grenoblois vont tout faire pour rallier la capitale des Gaules le 13 mai.

Après la qualification en demi-finale de Challenge Cup face au Connacht (33-32) le 9 avril, le directeur sportif du FCG Fabrice Landreau avait fait cette confidence: "Je sais que lorsque le Stade des Lumières a été inauguré (le 9 janvier, Ndlr), Fabrice Estebanez était présent lors du premier match (Lyon-Troyes en L1) et il a fait une photo en disant : "les gars, honnêtement, je vous dis qu’il est pas mal et je vous donne rendez-vous le jour de la finale". Est-ce que c’est prémonitoire ? Je n’en sais rien. Il nous reste 80 minutes pour essayer de rendre ce rêve réalisable. Comme cette équipe est un peu fofolle, tout est possible".

Fabrice Landreau (Grenoble) - 2 avril 2016

Fabrice Landreau (Grenoble) - 2 avril 2016Icon Sport

Après la défaite face à Castres (28-33) en Top 14 vendredi dernier, l’ancien joueur du Lou, Fabrice Estebanez, a expliqué tout ce que pourrait représenter une finale européenne à Lyon pour Grenoble et est revenu sur cette anecdote.

" Ça peut être très grand pour nous les joueurs parce que des phases finales c’est quelque chose d’exceptionnel, on a pu le voir contre le Connacht. Pour le club, pour tout le monde, ce serait super. Ça récompenserait la débauche d’énergie qu’on met et le travail qu’on fournit aux entraînements qui est énorme. Le Stade des Lumières est magnifique. Le club de l’OL est en bleu et rouge, il y avait de grands tifos, une ambiance formidable. J’avais dit aux copains que ça serait bien qu’on y revienne parce que ça va être une fête formidable."
Fabrice Estebanez (Grenoble) face au Racing - le 12 septembre 2015

Fabrice Estebanez (Grenoble) face au Racing - le 12 septembre 2015Icon Sport

L’ouvreur Jonathan Wisniewski abonde dans ce sens et ajoute que cela démontrerait surtout que Grenoble a franchi un cap après trois saisons faites de hauts et de bas.

" Ce serait top de s’offrir ce cadeau-là parce que en plus ça ne serait même pas à une heure pour nos supporters. Ce serait une belle fête et une belle preuve de progression du club surtout, parce que depuis la remontée en (Top 14) il y a quatre ans, il y a eu des saisons plus ou moins agréables et plus ou moins en dents de scie. Ce serait un aboutissement et montrer que le club a franchi un palier. C’est une semaine particulière. Toute l’équipe est excitée. On va tout faire pour faire un grand match vendredi."
Jonathan Wisniewski (Grenoble) face au Connacht - 9 avril 2016

Jonathan Wisniewski (Grenoble) face au Connacht - 9 avril 2016Icon Sport

Pour pouvoir s’offrir ce moment historique à 100 km de chez lui, le vendredi 13 mai, le FCG doit en effet d’abord passer par Londres ce vendredi (20h45) pour une demi-finale très compliquée face aux Harlequins dans leur antre du Twickenham Stoop. L’entraîneur en chef des Isérois, Bernard Jackman confirme la force de cette formation anglaise.

" C’est une super équipe qui a gagné la Premiership en 2012, qui joue souvent la Champions Cup. Elle a quatre joueurs qui ont réalisé le Grand Chelem avec l’Angleterre : Danny Care, Chris Robshaw, Joe Marler et Mike Brown. Elle a aussi Visser qui joue pour l’Écosse, les Gallois Jamie Roberts et Adam Jones. C’est une équipe constellée d’étoiles. Les Harlequins sont similaires au Connacht. Ils jouent un rugby ambitieux. Leur style, c’est de garder le ballon en main. Il faut qu’on soit capables de bien défendre. Ça va être compliqué mais on va y aller avec rien à perdre."
Bernard Jackman (Grenoble)

Bernard Jackman (Grenoble)Icon Sport

L’ailier Xavier Mignot, de retour de blessure au meilleur moment, s’attend aussi à une rencontre difficile. L’opportunité de disputer une première demi-finale dans sa jeune carrière et la perspective de peut-être découvrir le Stade des Lumières pour lui qui vit, comme Estebanez, à Lyon sont bien sûr hyper motivantes.

" Une demi-finale, c’est historique pour le club. Pour un joueur, des phases finales sont les meilleurs matches à jouer. On s’entraîne au quotidien pour disputer ce genre de rencontre. On n’a qu’une hâte, c’est d’être vendredi au coup d’envoi (20h45). À nous de respecter ces Harlequins parce que sur le papier c’est une très grande équipe avec de nombreux internationaux. On sait à quoi à s’attendre. À nous de bien entamer ce match, d’être précis au niveau des petits détails. On est à 80 minutes de s’offrir cette carotte à Lyon. Les joueurs, on voulait se rendre au Stade des Lumières pour le match Lyon-Nice (vendredi dernier) mais ça tombait le même jour que Castres. J’espère qu’on aura la chance de pouvoir jouer un match dans ce stade."
Xavier Mignot, le jeune centre de Grenoble

Xavier Mignot, le jeune centre de GrenobleRugbyrama

0
0