Other Agency

A couper le souffle !

A couper le souffle !
Par Other Agency

Le 23/05/2015 à 08:20Mis à jour Le 23/05/2015 à 15:11

Deux journées aux rythmes effrénés des 60 matchs au niveau international, 20 équipes venues des quatre coins de la planète, le Centrale 7, Tournoi International Espoirs, a tenu toutes ses promesses. Espérés par tous, les deux trophées masculins et féminins ont été fièrement et durement gagnés par Paris Universitaire et JDC7’, meilleurs que les autres sélections jouant le couteau entre les dents.

Qui allait prendre la place de Johannesburg, vainqueur l’année dernière du Centrale 7 ? Voici la question qui était sur toutes les lèvres des spectateurs avisés du plateau masculin. Les trois équipes sud-africaines faisaient offices de favoris et la Belgique d’outsider mais dès la fin de la première journée, nous avions compris qu’il allait falloir compter sur les équipes françaises, France Universitaire, JCDC7’S, Grenoble ou encore La Rochelle.

Quel niveau ! Les Sud-Africains ne s’attendaient surement pas avoir autant de challengers crédibles et d’échouer pour la première fois à la troisième place du classement final du Centrale 7.

Sur le plateau masculin, le dernier carré nous a offert trois finalistes français face à une équipe sud-africaine. Des demi-finales disputées à l’extrême, des équipes qui se répondent coup pour coup, mais à la fin c’est France Universitaire et JCDC7’S qui se sont retrouvés en final. Ce match a été le bouquet final de ces deux jours, l’apothéose, un match comme on les aime avec de l’engagement, des sprints, des exploits, des vainqueurs et des vaincus qui aux trois coups de sifflet de l’arbitre redeviennent de simples jeunes, ravis d’être là et d’avoir partagé ces moments de passion.

Chez les filles, l’issue finale du tournoi s’est avérée tout aussi indécise mais les Françaises des Froggies Midol et celles de Paris Universitaire se sont à nouveau retrouvées pour un remake du match de poule remporté par les Froggies. Cette fois-ci, le scénario et le résultat du match ont tourné en la faveur des Parisiennes grâce une forte remobilisation de ses troupes.

Un tournoi en streaming live

Grâce à un projet des étudiants de l’école d’ingénieur, le Centrale 7 n’a pas fait de jaloux en permettant à chacun, peu importe où il se trouvait sur la planète ovale de partager la fête du Seven en France. En temps réel, les passionnés du rugby à 7 ont pu assister à des envolés comme on n’en fait plus dans le rugby à XV d’aujourd’hui. Le 7 est le rugby du spectacle, impossible de s’assoupir sans manquer une action de classe. Nous ne sommes pas tous sur le même fuseau horaire mais pendant ces deux journées, des Chinois, des Australiens, des Américains ont pu assister au spectacle organisé par Centrale, vivre les mêmes émotions aux mêmes moments. Personne n’est resté sur sa faim suite à ces deux journées, et à l’unisson les spectateurs étaient du même avis, quel sport et quel tournoi magnifique ! Des essais à la pelle, des plaquages impressionnants, des raffuts et surtout des sourires et une bonne humeur générale.

Ce type de tournoi permet de retrouver les véritables valeurs du rugby: partage et plaisir de jouer.

Deux jours de combat et pour finir tous ensemble autour d’un verre à débriefer sur les matchs et apprendre à connaitre des jeunes rugbymen venus de l’autre bout du monde.

Des rendez-vous ont déjà été pris pour toutes les équipes l’année prochaine car certains veulent d’or et déjà prendre leur revanche.

A travers ces deux journées, nous avons compris et redécouvert pourquoi le 7 était un sport de spectacle, pourquoi il devrait inévitablement éclaté en plein jour pour le grand public au lendemain des JO à Rio en 2016.

Un campus en fête, des spectateurs en liesse et des joueurs avec le sourire, ça c’est Seven !

Thibault de Kermel

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