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TOURNOI DES 6 NATIONS - Les Bleus n'ont pas de star(s) mondiale(s) et c'est un vrai souci...

Les Bleus n'ont pas de star(s) mondiale(s) et c'est un vrai souci...

Le 27/02/2017 à 18:24Mis à jour Le 02/03/2017 à 12:09

TOURNOI DES 6 NATIONS - Dans notre humeur du week-end, nous avons souhaité revenir sur la faiblesse technique des Bleus. Et sur le manque de véritable star en équipe de France. Un problème que ne connaissent pas les grandes nations du rugby mondial.

L'histoire du week-end

L'autre constat à tirer, c'est que cette équipe de France n'a clairement pas de star. C'est évident : cette génération manque de grands talents. Regardez certaines compositions du XV de France dans les années 1990 ou 2000 et comparez... Le meilleur Français, et ce depuis plusieurs saisons, c'est Louis Picamoles. Mais les grandes nations le craignent-ils vraiment ? L'Irlande l'a en tout cas parfaitement contenu ce week-end. Les autres pays nous l'envient-ils ? Pas certain... Les All Blacks ont Kieran Read, les Anglais Billy Vunipola, les Australiens David Pocock, les Sud-Africains Duane Vermeulen, les Irlandais Jamie Heaslip, les Gallois Toby Faletau (et Ross Moriarty) et même les Italiens ont Sergio Parisse.

Louis Picamoles (XV de France) face à l'Irlande - 25 février 2017

Louis Picamoles (XV de France) face à l'Irlande - 25 février 2017Icon Sport

À l'Aviva Stadium face au XV de Trèfle, la comparaison a fait mal. La rockstar de l'Irlande, Jonathan Sexton, effectuait son retour à la compétition. Et son énorme prestation a guidé les siens. Derrière lui, Joe Schmidt peut également compter sur Paddy Jackson, très performant lors des deux premières journées. Guy Novès n'avait lui même pas d'ouvreur sur son banc de touche. Et si Camille Lopez n'est pas le génie du siècle, il est quand même bien loin de la concurrence, beaucoup trop faible pour tirer un groupe vers le haut.

Dans chaque grande équipe, il y a au moins un grand joueur. Une star mondiale. Mais pas chez nous. Parce que le XV de France n'est toujours pas redevenu une grande équipe. Et cette nouvelle défaite, la 8e déjà sous l'ère de l'ancien manager toulousain, va forcément relancer les débats sur la présence de nombreux étrangers en Top 14 ou la formation française. En toute logique.

J'ai aimé

10 ans que le peuple écossais attendait ça ! Samedi à Murrayfield, le XV du Chardon a mis fin à une décennie de disette contre le pays de Galles. Le tout grâce à une deuxième mi-temps magistrale et un 20-0 infligé au XV du Poireau. Car à la pause, les Gallois menaient et étaient bien partis pour s'offrir une nouvelle fois leur victime préférée. C'était sans compter sur l'envie et le talent des hommes de Vern Cotter, auteurs de deux jolis essais d'ailiers lors du second acte, dans le sillage d'énormes Hamish Watson et Finn Russell et devant un public d'Édimbourg en furie.

Ali Price - Ecosse

Ali Price - EcosseIcon Sport

Et l'air de rien, l'Écosse est toujours en course pour la victoire dans le Tournoi. Greig Laidlaw confiait avant le début de la compétition que c'était la meilleure équipe d'Écosse pour laquelle il avait évolué (soit 7 ans). Force est de constater qu'il avait bien raison !

Je n'ai pas aimé

Les Anglais ont-il pris de haut les Italiens, dimanche à Twickenham ? Ou bien la Squadra Azzurra était-elle tout simplement survoltée après le torrent de critiques qui lui tombe dessus depuis plusieurs semaines ? En tous les cas, cette équipe transalpine a clairement bousculé le XV de la Rose pendant une heure en mettant notamment en place une stratégie sur les zones de rucks.

Dylan Hartley (Angleterre) et ses coéquipiers cherchent des solutions

Dylan Hartley (Angleterre) et ses coéquipiers cherchent des solutionsIcon Sport

Sans solution face à cette tactique consistant à supprimer la ligne de hors-jeu en ne formant pas de ruck, les hommes d'Eddie Jones ont clairement semblé perdu et prenable. On a même cru pendant une heure qu'ils allaient chuter, à la surprise générale. Finalement, ils s'en sont sortis sans trop de casse (36-15), prenant le bonus offensif au passage, enchaînant un 17e succès de rang et conservant leur rêve de Grand Chelem.

3 stats à retenir

1. Jamais de son histoire l'Italie n'avait mené au score à la mi-temps, en Angleterre.

1. Face à la France samedi, l'ouvreur irlandais Jonathan Sexton a inscrit le premier drop de ce Tournoi des 6 Nations.

229. C'est le nombre de plaquages des Bleus à Dublin. Comme un symbole de la domination irlandaise (63% de possession, 68% d'occupation).

Jonathan Sexton (Irlande) - 25 février 2017

Jonathan Sexton (Irlande) - 25 février 2017Icon Sport

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