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Tournoi 2017 : l'Angleterre a rendez-vous avec l'histoire à Dublin

L'Angleterre a rendez-vous avec l'histoire à Dublin
Par AFP

Le 18/03/2017 à 17:21

6 NATIONS - L'Angleterre peut écrire l'histoire à double titre samedi à Dulbin : une victoire apporterait au XV de la Rose un nouveau Grand Chelem et, en prime, le record de victoires consécutive,s détenu à ce jour par les All Blacks.

Le record est au coin de la rue: l'Angleterre d'Eddie Jones se rend à Dublin samedi (18h00) lors de la dernière journée, avec le Tournoi des six nations déjà en poche, mais avec l'ambition de devenir la première équipe à enregistrer 19 victoires consécutives. 80 minutes et les Anglais auront effacé le record des All Blacks, qu'ils avaient déjà égalé en s'adjugeant le Tournoi contre l'Ecosse avec la manière samedi dernier (61-21).

80 minutes et le XV de la Rose deviendra la première nation à réussir deux Grands Chelems de suite depuis le passage de la compétition hivernale à six participants en 2000. Pourtant, le début du Tournoi ne laissait pas penser à une telle opportunité tant les Anglais ont paru limités et brouillons contre la France (19-16), le Pays de Galles (21-16) et l'Italie (36-15). Mais, comme les grandes équipes, elle a systématiquement trouvé un moyen de gagner avant de tout casser avec ses superbes mouvements contre l'Ecosse le week-end dernier.

La question sur toutes les lèvres: l'Angleterre n'a-t-elle pas atteint son pic trop tôt, avant d'affronter une Irlande revancharde après ses défaites à Édimbourg (27-22) et Cardiff (22-9)? "La plupart des équipes connaissent une grosse performance par Tournoi, donc nous nous attendons à ce qu'ils soient à leur meilleur samedi", confie Eddie Jones, avant de se faire plus roué. "Je dis la plupart des équipes, mais nous, nous ne sommes pas la plupart des équipes".

La joie de Jack Nowell (Angleterre) après son essai contre l'Italie

La joie de Jack Nowell (Angleterre) après son essai contre l'ItalieAFP

Sexton : "Nous n'avons rien à jouer sauf de les empêcher de faire quelque chose"

Le technicien australien s'est appuyé sur un groupe rempli de talents, capables de faire la différence, notamment en sortant du banc. Jones ne parle d'ailleurs jamais de "remplaçants", mais de "finisseurs", à l'image de Ben Te'o, auteur de l'essai de la victoire contre la France quelques secondes après son entrée en jeu. Des "finisseurs" comme le N.8 Billy Vunipola ou l'ailier Anthony Watson, qui ont marqué contre l'Ecosse et qui seront sur la pelouse de Dublin au coup d'envoi.

Côté XV du Trèfle, le maître à jouer Johnny Sexton a souri à l'idée de priver les Anglais du record. Il faut dire que les Irlandais avaient déjà joué ce tour à la Nouvelle-Zélande en stoppant la série de succès des doubles champions du monde à 18, en novembre à Chicago. "Nous voulons être une équipe qui se bat année après année pour gagner le Tournoi", explique l'ouvreur irlandais. "Mais maintenant, nous sommes dans une position dans laquelle nous n'avons rien à jouer sauf de les empêcher de faire quelque chose. Ce n'est pas une situation que nous voulions, mais nous allons devoir nous en amuser. Et après, on pourra se soucier de devenir l'équipe à battre pour l'Angleterre et les All Blacks."

L'écosse, elle, tentera de se remettre de sa claque de Twickenham en battant l'Italie, samedi à Murrayfield (14h30). La journée sera émotive puisque ce sera le dernier match du sélectionneur néo-zélandais Vern Cotter à la tête du XV du Chardon.

Jonathan Sexton - fevrier 2015.

Jonathan Sexton - fevrier 2015.Icon Sport

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