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France-Galles (20-18), l'antisèche - Barnes n'a pas sifflé, les Bleus ont pris leurs responsabilités

L'antisèche : Barnes ne voulait pas trancher, les Bleus ont alors pris leurs responsabilités

Le 18/03/2017 à 21:15

TOURNOI DES 6 NATIONS - Dans une fin de match qui a failli tourner au gag contre les Gallois, les Bleus sont allés chercher leur victoire, l'arbitre Wayne Barnes ne voulant pas trancher (20-18). Un succès qui va faire un bien fou au moral tricolore. Notre antisèche.

Le jeu : Le salut est venu de la mêlée

C'est la grosse satisfaction pour les Bleus ce samedi face aux Gallois : leur mêlée a marqué au fer rouge celle du XV du Poireau. Dans le sillage d'un Rabah Slimani en très grande forme, le pack tricolore a fait un quasi sans-faute sur ses propres introductions (14/15). Pourtant, longtemps, les Français ont semblé en panne d'inspiration et pris par la puissance galloise dans le jeu. De sorte que l'on pouvait logiquement se demander d'où pouvait venir le salut. La rentrée d'Antoine Dupont et la force mentale du pack français ont fait la différence. Et au bout du bout, à la 100e minute, c'est après une mêlée dominatrice que Damien Chouly a délivré le XV de France.

Les joueurs : Une première ligne française de feu

Si Rabah Slimani est celui qui a tiré son épingle du jeu, difficile de ne pas saluer la performance de la première ligne dans son ensemble (Baille et Guirado aussi donc). Bonne performance également du troisième ligne Kévin Gourdon, très actif et qui a battu 3 défenseurs. Du haut de ses 20 ans, le demi de mêlée de Castres Antoine Dupont a fait preuve d'un sacré sang froid lors de son entrée en jeu en fin de match. Ce fut en revanche plus compliqué pour Virimi Vakatawa, Uini Atonio et Baptiste Serin.

Une mêlée lors de France-Galles en fin de match - 18 mars 2017

Une mêlée lors de France-Galles en fin de match - 18 mars 2017AFP

Sans être flamboyant dans le jeu, Leigh Halfpenny a fait le job au pied, réussissant un sans faute (6/6). De leur côté, Sam Warburton (18) et Justin Tipuric (21) avaient sorti les barbelés en défense, plaquant chaque adversaire qui se présentait sur leur route. Dominés en mêlée fermée, les piliers se sont succédés (Francis, Evans, Lee, Baldwin) sans pouvoir inverser la tendance.

Le facteur X : Rabah Slimani

Déjà excellent durant l'ensemble de la rencontre, Rabah Slimani a fait son retour sur la pelouse au bon moment. A la 81e minute, alors que Uini Atonio semblait un peu en difficulté et que les Bleus s'entêtaient à reprendre la mêlée pensant que leur domination serait récompensée d'un essai de pénalité par Wayne Barnes. L'histoire en a été toute autre mais le droitier parisien a fait passer un sale moment à ses vis-à-vis dans l'épreuve de force.

Rabah Slimani (France) face au pays de Galles - 18 mars 2017

Rabah Slimani (France) face au pays de Galles - 18 mars 2017AFP

Le tweet qu'on va aimer se repasser en boucle

La stat : 5

Les Bleus ont mis fin à une série de 5 revers de rang face au pays de Galles. Cela durait depuis 2011. Il était temps que ça s'arrête.

La décla : Antoine Dupont (demi de mêlée du XV de France)

" On savait que c'était à nous de faire le boulot, que l'arbitre n'allait pas nous le donner..."

La question : Barnes a-t-il clairement refusé de prendre une décision forte ?

Malheureusement pour l'arbitre anglais, ça semble être le cas. Entre la 78e et la 100e minute, le XV de France a fait le siège devant la ligne d'en-but du pays de Galles. Et comme durant la majorité de la rencontre, la mêlée française a posé de gros soucis à son adversaire. A chaque coup de sifflet de la part du directeur de jeu, on pensait qu'il allait ENFIN donner un essai de pénalité bien mérité.

Wayne Barnes discute avec les packs gallois et français - 18 mars 2017

Wayne Barnes discute avec les packs gallois et français - 18 mars 2017Icon Sport

Mais l'histoire a même fini par tourner au sketch alors que les minutes n'en finissaient plus de défiler sur le chrono, atteignant même la 100e minute, soit 20 de plus que le temps réglementaire. Pendant ce temps, les Gallois enchainaient les fautes et les changements de piliers pour tenter de conserver leur avance au score.

Heureusement, l'issue est heureuse pour l'équipe de Guy Novès et ça change tout dans le souvenir de cette rencontre pourtant loin d'être aussi époustouflante durant les 78 premières minutes. Et si Wayne Barnes n'a pas voulu offrir l'essai de pénalité aux Français, on en viendrait presque à apprécier le fait que les Bleus soient allés forcer le destin sans compter sur une décision arbitrale. A coup sûr, ce sera une bonne chose pour le futur de ce collectif qui cherche à se construire une histoire collective.

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