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6 NATIONS - Au moins, les Bleus se sont régalés en mêlée

Au moins, les Bleus se sont régalés en mêlée

Le 14/02/2017 à 11:50Mis à jour Le 15/02/2017 à 09:59

6 NATIONS - Pas très séduisante malgré sa victoire contre l’Écosse (22-16), l’équipe de France a tout de même brillé dans un secteur : celui de la mêlée. Cela faisait bien longtemps que les tricolores n’avaient pas été tant récompensés dans ce compartiment du jeu.

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Les Bleus attendaient tellement cette victoire contre l’Écosse (22-16) qu’ils en ont oublié le beau jeu qui les caractérise depuis quelques mois. Au pied du mur, ils ont préféré s’orienter vers des choses très simples et se concentrer sur les phases statiques de conquête. À ce petit jeu-là, c’est un franc-succès pour Yannick Bru et ses hommes, surtout en mêlée où ils ont régulièrement envoyé le pack écossais "sur le toit" : "Les joueurs ont su recentrer les débats à l’essentiel", se félicite le patron des avants tricolores. "On les a pris comme il fallait les prendre, à savoir que si nous avions misé uniquement sur la note artistique, le match nous aurait échappé". Des Français récompensés à l’inverse de ce qu’ils avaient connu contre l’Australie ou l’Angleterre.

L’axe gauche français a broyé le côté droit écossais

Le staff avait identifié en amont une faiblesse sur le côté droit de la mêlée écossaise, du fait de l’absence de WP Nel. Elle s’est confirmée très tôt dans le match avec un ascendant net pris par Cyril Baille sur le très jeune et inexpérimenté Zander Fagerson (21 ans) et qui n’a pas beaucoup évolué lorsque leurs remplaçants, Xavier Chiocci et Simon Berghan, sont entrés à l’heure de jeu : "On se sentait fort", raconte le deuxième ligne Sébastien Vahaamahina, derrière Cyril Baille dans l’axe gauche de la mêlée bleue.

"C’est une explosion de joie à chaque fois qu’on gagne une pénalité en mêlée et dimanche, c’était vraiment bien. On savait qu’ils avaient une faiblesse à droite et qu’il serait intéressant pour nous d’y insister. Après, je ne sais pas si vous avez vu leur gaucher (Allan Dell, ndlr) mais pour ma part, je le confondais avec un troisième ligne. Je pense qu’on aurait aussi pu appuyer un peu plus sur la droite". Uini Atonio n’a toutefois pas laissé la même impression de domination sur son vis-à-vis que son pendant toulousain.

La mêlée du XV de France lors du match contre l'Ecosse - 12/02/2017

La mêlée du XV de France lors du match contre l'Ecosse - 12/02/2017Icon Sport

Picamoles : "Un point qu’il faudra conserver en Irlande"

Sur sa première mêlée (9e), le XV du Chardon a compris qu’il serait en grande difficulté dans ce domaine, avec une sortie de balle complètement pourrie par la grosse poussée de Baille et qui a conduit à un en-avant écossais. Le staff français a par ailleurs intégré au fil des minutes qu’il n’y aurait pas beaucoup d’autres points aussi forts : "Il y a eu une prise de conscience à la mi-temps", souligne Yannick Bru. "On a évidemment enfoncé le clou dans notre discours à la pause mais les joueurs se sont rendus compte tout seul qu’on était fragile sur les zones de rucks et les extérieurs. Les Écossais voulaient casser notre rythme, ils y sont parvenus et on a su revenir à des choses plus pragmatiques".

Le Stade de France s’est ennuyé, les arrières n’ont pas pris de plaisir, comme l’a avoué Scott Spedding, mais les avants oui, en marquant le pack écossais : "Je me suis régalé à être au bout de cette mêlée", sourit Louis Picamoles. "Il y a eu un énorme travail de nos avants dans ce secteur et en conquête directe de façon plus générale. On a produit un match de qualité sur ce point qu’il faudra conserver en Irlande, où nous attend aussi un gros challenge". Il faudrait pour cela pousser le XV du Trèfle à la faute, lui qui est réputé pour ne rien donner à son adversaire, tout en admettant que l’opposition en mêlée sera plus âpre. Quoi qu’il arrive, le XV de France devra avoir d’autres cordes à son arc à Dublin. Le passé pas si lointain nous a déjà bien montré qu’un jeu restrictif ne suffisait pas pour mater l’Irlande.

Yannick Bru et Guy Novès (XV de France)

Yannick Bru et Guy Novès (XV de France) Icon Sport

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