Jules Plisson, le demi d'ouverture du XV de France face à l'Italie - Icon Sport
6 Nations

Tournoi des 6 nations, XV de France - Bézy-Plisson, c'est la charnière de l’espoir !

Bézy-Plisson, c'est la charnière de l’espoir !
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 04/02/2016 à 16:23 - Publié le 04/02/2016 à 15:41
Par Vincent Péré-Lahaille - Le 04/02/2016 à 16:23

TOURNOI DES 6 NATIONS - Pour son premier match à la tête du XV de France face à l’Italie (samedi, 15h25), Guy Novès a donc choisi d’associer Sébastien Bézy et Jules Plisson. Une charnière insouciante qui s’inscrit complètement dans le rugby dynamique prôné par le nouveau sélectionneur.

Avouons-le, sur le papier, elle fait envie… A force d’essorer les associations ces huit dernières années, la charnière du XV de France était devenue un champ de ruines. L’avenir dira si Guy Novès multipliera les essais comme ses deux prédécesseurs, Philippe Saint-André (17 charnières) et Marc Lièvremont (16 charnières). Mais au moment de débuter le Tournoi des 6 Nations face à l’Italie (samedi, 15h25), cette première entre Sébastien Bézy (24 ans, 0 sél.) et Jules Plisson (24 ans, 6 sél.) a tout pour séduire.

Sébastien Bézy lors d'un entraînement du XV de France
Sébastien Bézy lors d'un entraînement du XV de France - Icon Sport

Mais la présence côte à côte du demi de mêlée toulousain et du demi d’ouverture parisien était-elle une évidence ? "Le groupe qu’on a mis en place est un groupe dans lequel on croit", insiste le sélectionneur. "Est-ce qu’ils sont trop jeunes ? Ils démontrent tous les week-ends sur le terrain qu’ils ont un talent particulier. Petit à petit, on attend d’eux qu’ils soient capables de prendre du recul et peut-être seront-ils l’avenir du XV de France..."

" Il ne faut pas se mettre trop de pression. Si c’est pour ne pas tenter, ça ne sert à rien. Il faut se lâcher…(Bézy) "

Originaire de Paris comme Jules Plisson, Sébastien Bézy a connu ses premiers pas de rugbyman sur les terrains de Bagneux (92), de 5 à 14 ans, avant de déménager à Toulouse avec tout la famille. Mais l’histoire des deux leaders de jeu du XV de France n’est pas nouvelle. "J’ai joué avec Jules en sélection Minimes des Hauts-de-Seine", raconte Bézy. "Ça fait longtemps que je le connais. Et on s’est croisé à de nombreuses reprises sur les terrains. Lui jouait pour l’Ile-de-France et moi Midi-Pyrénées. A l’époque, il était moins costaud que maintenant (sourire). Il jouait avec un casque. Mais il était très bon. Ça se voyait qu’il avait du jeu et du ballon. Jules est un demi d’ouverture qui aime bien jouer à la main. On a peut-être le même style de jeu".

Jules Plisson s'apprête à lancer ses trois-quarts
Jules Plisson s'apprête à lancer ses trois-quarts - Icon Sport

Et la complicité entre le Toulousain et le Parisien pourrait porter le projet de jeu tricolore avec panache. "Ce qui me plait, c’est leur vitesse, leur capacité à créer sans se poser trop de questions", explique Guy Novès. "Ils ont à la capacité à s’inscrire dans un projet de jeu dynamique. On l’a vu avec Jules par le biais du Stade français avec Jeff Dubois. On veut, on espère aller vers un rugby dynamique. On met des joueurs qui ont ce potentiel".

" Ce qui me plait c’est leur vitesse, leur capacité à créer sans se poser trop de questions… (Novès) "

Alors que Jules Plisson avait été lancé comme titulaire par Philippe Saint-André lors d’un France-Angleterre en ouverture du Tournoi 2014, l’attente énorme du grand public autour du XV de France ne risque-t-elle pas d’écraser cette charnière "biberon" ? "Il ne faut pas se mettre trop de pression. Si c’est pour ne pas tenter, ça sert à rien", confie le demi de mêlée du Stade toulousain dont le modèle est Dimitri Yachvili et qui butera samedi après avoir réussi un 7/7 avec son équipe contre Pau le week-end dernier (Jules Plisson assurera de son côté les coups de pieds de plus de 40 mètres, ndlr). "On sait très bien qu’il faut se lâcher".

Jeff Dubois et Guy Novès en grande discussion
Jeff Dubois et Guy Novès en grande discussion - Icon Sport

Se lâcher ! Pour ce faire, Guy Novès a notamment dispensé ses joueurs d’une présence quotidienne devant les journalistes. "Je laisse aux médias le soin d’être indulgents avec eux, ce sera sympa", glisse le manager des Bleus. "En ce qui nous concerne, on essaiera d’être honnête, de comprendre et d’admettre qu’on ne peut pas leur demander d’avoir l’expérience. Ils amèneront surtout leur insouciance et je crois que c’est un atout. Mais l’expérience cumulée avec l’insouciance leur donnera dans quelques temps la capacité de devenir les meilleurs à leur poste".

" On sait qu’ils ne vont pas nous décevoir dans le comportement. Ils vont y laisser la peau. Ça, je vous le garantis (Novès) "

Mais après seulement quelques séances sur le terrain d’entraînement du CNR de Linas-Marcoussis, Guy Novès a parfaitement conscience que l’alchimie entre Sébastien Bézy et Jules Plisson ne s’opérera sans doute pas dès samedi. Le manager des Bleus a néanmoins une certitude: l’état d’esprit exemplaire de sa charnière. "Je ne sais pas trop si c’est une chance d’être en équipe de France aujourd’hui puisque je le répète : ces garçons ne sont plus sélectionnés mais élus", insiste-t-il. "On est certain, quoi qu’il arrive, qu’ils vont donner le meilleur. Ils vont y laisser la peau. Ça, je vous le garantis". Le XV de France en a bien besoin.

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