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Tournoi des 6 nations - L'humeur du week-end: Laissons le temps aux "puceaux" de Novès !

Laissons le temps aux "puceaux" de Novès !

Mis à jourLe 09/02/2016 à 07:16

Publiéle 08/02/2016 à 19:00

Mis à jourLe 09/02/2016 à 07:16

Publiéle 08/02/2016 à 19:00

Article de Fabien Pomiès

TOURNOI DES 6 NATIONS - Pour sa première à la tête des Bleus, Guy Novès a décidé de lancer dans le grand bain des jeunes joueurs. Avec plus ou moins de réussite. Mais n'attendait-on pas trop d'eux pour leur dépucelage international ? Retour sur cette première journée du Tournoi marquée par l'orgueil des Gallois et un geste déplacé d'Owen Farrell.

L'histoire du week-end

Bien sûr, j'aurais pu revenir longuement sur la première réussie (et c'est peu de le dire) de l'ailier Virimi Vakatawa avec le XV de France. Mais tout a été dit ou presque à ce sujet depuis samedi après-midi. Hormis la prestation de l'ancien ailier du Racing et de l'équipe de France à 7, le comportement des autres nouveaux était particulièrement observé. Globalement, ces "puceaux" du niveau international, s'en sont sortis sans encombre. Je pense à Yacouba Camara, Jonathan Danty ou Paul Jedrasiak.

Virimi Vakatawa (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016
Virimi Vakatawa (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016 - Icon Sport

Pour Sébastien Bézy, ce fut un peu plus compliqué, notamment dans ses tentatives au pied (0/3). Inhabituel pour celui qui se montre si régulier en Top 14 avec Toulouse. De sorte que l'on garde un sentiment mitigé sur sa copie. Loin de moi l'idée de dire que son match a été mauvais mais comment ne pas attendre plus de sa part sur ce qu'il a démontré en club ? C'était son galop d'essai à ce niveau et il est encore jeune, pour cette raison, je suis persuadé qu'il répondra rapidement aux attentes placées en lui. Il en sera de même pour les autres jeunes qui découvrent le très haut niveau. Ne le cachons pas, l'attente était immense (peut-être top) avant cette rencontre tant les dernières années furent traumatisantes, que ce soit au niveau du jeu ou des résultats. Alors, oui, si le résultat et l'envie sont là, la manière n'y est pas encore totalement. Mais ne soyons pas exigeants trop vite et impatients, Guy Novès ne va pas transformer en un claquement de doigt des "puceaux" en "coups du siècle".

J'ai aimé

Ces Diables Rouges portent décidément bien leur surnom. Les coups du sort et les situations mal embarquées ne semblent pas avoir d'impact sur leur état d'esprit. Déjà, durant la Coupe du monde, ils avaient été héroïques, sortant de la poule de la mort dans laquelle figuraient également les Anglais, les Australiens et les Fidjiens. Et cela malgré plusieurs blessés de taille avant et pendant la compétition. Dimanche, ils ont une nouvelle fois fait le dos rond à Dublin face aux Irlandais. Car après le forfait de dernière minute de leur arrière Anscombe, les Gallois ont également perdu sur blessure leur ouvreur Biggar à la 22e minute.

George North (Galles) tente d'échapper à deux Irlandais - 7 février 2016
George North (Galles) tente d'échapper à deux Irlandais - 7 février 2016 - Icon Sport

Menés 0-13 à la demi-heure de jeu, il faut bien avouer qu'on ne donnait pas cher de leur peau. Et pourtant... A force d'abnégation, les hommes de Warren Gatland ont réussi à refaire leur retard, passant même devant à sept minutes du terme. Finalement, les deux équipes se sont séparées sur un score de parité au terme d'une rencontre particulièrement intense (16-16). Et avec un peu plus de réussite, le XV du Poireau aurait même pu s'imposer. De quoi forcer l'admiration et le respect.

Je n'ai pas aimé

Si personne ne peut remettre en question ses qualités de joueur, difficile de ne pas se montrer un peu plus critique sur les attitudes d'Owen Farrell. Bien sûr, on ne peut pas reprocher à l'Anglais son mental de gagneur, si utile à ce niveau de compétition. Par contre, samedi, il a démontré une nouvelle fois à quel point il pouvait être également agaçant de par son comportement.

La scène s'est déroulée à la 73e minute après un coup de pied à suivre dans les 22 mètres écossais. Le centre anglais s'est retrouvé à la course avec Greig Laidlaw, ce dernier protégeant le ballon de son corps avant que celui-ci ne sorte hors des limites du terrain. Le joueur des Saracens n'a alors rien trouvé de mieux que de "balancer" l'Ecossais en touche sans qu'il n'ait le ballon. Un geste gratuit (certes, pas bien méchant) et qui a eu le don de réchauffer l'atmosphère entre les deux équipes. Pas forcément ma "caractéristique" préférée de Farrell, je l'avoue.

Trois statistiques à retenir

2. Cela faisait quasiment deux ans jour pour jour que le Parisien Hugo Bonneval n'avait pas marqué avec le XV de France. La faute notamment à une grave blessure lors de la tournée en Australie en juin 2014. Clin d'oeil de l'Histoire, il avait inscrit son premier et unique essai avec les Bleus le 9 février 2014 lors de ses débuts avec la sélection... déjà face à l'Italie (30-10).

Hugo Bonneval (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016
Hugo Bonneval (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016 - AFP

9. Comme le nombre de matches d'affilée sans victoire du XV d'Écosse face à l'"Auld Enemy" anglais. Le XV du Chardon, qui n'abdique pas dans sa volonté de jouer, a encore manqué de réalisme samedi. Avec un calendrier compliqué à venir (déplacements à Cardiff, Rome et Dublin), les hommes de Vern Cotter devront sans doute faire preuve de davantage de réalisme pour ne pas voir la Cuillère de bois leur échoir.

203. Comme le nombre de passes effectuées par les Gallois dimanche contre l'Irlande, lors d'une partie menée sur un rythme décoiffant. Les Gallois ont balayé toutes les zones du terrain pour essayer de faire définitivement plier les Irlandais en seconde période, sans succès. Ils ont aussi dû s'accrocher en défense à l'image des 22 plaquages réalisés par le centre Jamie Roberts et les 19 du 3e ligne Taulupe Faletau.

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